‹ Positivisme et catholicisme à propos de l'Action FrançaiseChapitre 8 sur 124 · Le Chemin de Paradis, p. XXIV · texte numérisé non relu

Le Chemin de Paradis, p. XXIV

2. Cf. Annales de philosophie chrétienne, juin 1910, p 251. — Et d'autres, qui se montrent ordinairement plus que chatouilleux quand il s'agit d'orthodoxie, ajoutent leur note à ce concert de louanges. C'est ainsi que dans la Revue Augustinienne (15 mai 1910, p. 612), on accueille avec empressement « le langage nerveux d'un écrivain de race, doublé d'un philosophe puissant et de franc lignage, quoique souvent sujet à critique ». Mais nul n'égale M. l'abbé Delfour dans l'admiration. Ecoutez plutôt : « Que M. Maurras réussisse ou qu'il échoue, il laissera un grand nom,— le plus grand dans l'histoire de la presse en ce dernier quart de siècle. » On ne saurait imaginer d'orthodoxie plus pure, à ce point

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positivisme même ne l'amène-t-il pas « à ne jamais contredire l'Eglise sur le terrain de l'action en quelque point que ce soit » ^ ? Et sans doute que, pour se mettre tout à fait en règle, ce serviteur si admirablement dévoué de l'Eglise a obtenu d'elle la dispense de Vassentiment intérieur à sa doctrine. Afin de nous rassurer complètement, M. Descoqs aurait bien dû nous renseigner là-dessus.

Et quant à lui, le logicien sec et dur pour qui l'art de penser se ramène à l'art de combiner des

que u toutes les formules originales et vivantes mises en circulation par M.Maurras, vous les trouverez dans le Syllabus et dans les encycliques de Grégoire XVI, de Pie IX, de Le'on XIII et de Pie X. Nul n'est plus catholique, j'allais écrire, n'est aussi catholique que cet athée agressif connu sous le nom de Charles Maurras (c'est nous qui soulignons). Pendant que de très pieux catholiques usent d'e'pithètes parlementaires, constitutionnelles et libérales, lui, il introduit la haute et pure théologie dans la politique. Il demande pour FEglise de France, non pas le droit commun, mais une place privilégie'e ; il condamne le suffrage universel ainsi que la liberté de la presse ; il estime que des principes de 89 découlent tous les malheurs de la France. M. Maurras, le plus souvent, se contente de traduire en langue profane la plus haute doctrine politique de l'Eglise » {VIniversité catholique, 15 août 1910).

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