Cf. Annales de philosophie chrétienne y juin
LES BASES DE l'aLLIANGE IQ
nous trouvons que c'est plus que suffisant. Et ce que nous lui disons, c'est que pour se l'attribuer à lui-même il faut qu'il ne sache sans doute pas ce qu'il s'attribue. iNéanmoins, il en a bien tout de même quelque peu le sentiment, puisque, non content de se désolidariser d'avec l'incrédulité des hommes de V Action française, il marque en outre, et avec insistance, le danger que leur « libertinage » peut faire courir à la jeunesse. 11 a donc soin de tout prévoir. Ne disons point par conséquent qu'il est pour M. Maurras et ses amis. Non, il est contre ; mais c'est afin d'être pour, et surtout d'être avec, parce qu'il y a là selon lui un résultat à obtenir, un profit à tirer pour la cause catholique elle-même.
Qu'on puisse en tirer profit, qui donc, pense M . Descoqs, aurait le droit d'en douter après les déclarations si ardentes et si loyales de M. Maurras et de ses disciples ? Ce qu'ils veulent, ce qu'ils ont à cœur, n'est-ce pas justement le triomphe de l'Eglise ? Et non pas d'une Eglise quelconque, ou d'une Eglise amoindrie dans
son armature, mais de l'Eglise catholique, de l'Eglise romaine avec la belle intransigeance de ceux qui ne la conçoivent qu'armée de l'Inquisition et ayant aussi à sa disposition sans doute les bûchers ou quelque chose d'équivalent, puisque pour obtenir « l'unité des consciences » M. Maurras juge que ce ne serait pas trop de la pyyer « de temps en temps de quelques larmes accompagnées de cris, même d'un peu de sang versé ^ ». C'est qu'iln'est pas catholique à moitié, il est (( catholique jusqu'aux moelles », comme on disait un jour dans la Croix ; et il n'y a que le catholicisme qu'il u mette en compte » comme nous dit à son tour M. Descoqs '-. Son