‹ Possibilités et Conditions d'une Politique ImpérialeChapitre 104 sur 119 · Tome 4. Le mal romantique · texte numérisé non relu

Tome 4. Le mal romantique

Julien Bonnecase. Étude des quatre concepts d’E, Seillière dans le domaine juridique, Philosophie de l'impérialisme et du droit, Delmas Bordeaux, 1932. $

eee

UN DOS RC

ce qui concerne un pays, qui, hier encore était au premier plan de l’actualité, je veux parler de Éthiopie 1.

Des récits de cette sorte ne manquent pas en ce qui concerne no$ possessions. Le docteur Weisgerber, qui vécut au Maroc à la fin du siècle dernier, raconte comment il fut amené à mesurer là eruauté d’un Ba Ahmed au nombre de têtes coupées qui ornaient alors certaine porte de Rabat, C’est lui encore qui, au hasard d’une étape, eut un jour Poccasion de deviser « de omni re Scibili et quibusdam aliis » avec un authentique savant El Hadjj Ahmed Soussi, dont la science puisée à Quaraouiyn s’arrêtait au x1v® et qui n’avait jamais entendu parler ni de Copernic ni de Galilée ?.

C’est parce qu’elle ne cesse de lutter contre cette cruauté, cette misère, cette ignorance que nous devons avoir la fierté de notre action colonisatrice. Dans la personne de ses médecins, de ses administrateurs, de ses soldats, de ses missionnaires c’est la France toute entière qui se penche avec une sollicitude qu’il ne faut pas méconnaître vers des races attardées qu'il s’agit de secourir. C’est là n'est-il pas vrai au point de vue humain une magnifique formule « d’entr’aide 3 »,

Dans un livre, qui est la synthèse vivante de son action coloniale, le Maréchal Lyautey écrit quelque part : « Messieurs, vous avez tous connu de ces vieilles maisons

4. H. de Monfreid. Vers les:terres hostiles de l'Ethiopie. 2. F. Weisgerber. Trois Marocains de l’ancien régime, Bulletin de l'Afrique française, mars 1934.

Page 1