‹ Possibilités et Conditions d'une Politique ImpérialeChapitre 108 sur 119 · Horace, carm. IV, V · texte numérisé non relu

Horace, carm. IV, V

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ruines qui subsistent en Afrique du Nord à Leptis-Magna, à Thamugadi, à Thugga, à Caesaréa ou à Volubilis.

« Ludere, edere, ridere, hoc est vivere » y dit quelque part une inscription. Matérialisme, sans doute, maïs bientôt, naîtra en Galilée une religion nouvelle qui sera celle du renoncement. D'ailleurs, les provinces n'auront pas seulement contribué à apporter le bien-être matériel et moral, elles fourniront aussi à l’art et à la littérature latines une très large contribution. Lorsque viendra l’heure des invasions c’est encore une grande figure africaine qui apparaîtra, avec saint Augustin, comme une suprême défense de la civilisation contre la barbarie et il n’est pas indifférent de penser qu’au ve siècle de notre ère, c’est un Gaulois Rutilius Namatianus qui fermera le cyele de la littérature latine par cet éclatant hommage rendu à Rome sa mère patrie :

Fecisti patriam diversis gentibus unam Profuit injustis te dominante capi

Dumque offers victis proprii consortia juris Urbem fecisti quod prius orbis erat.… Omnia perpetuos quæ servant sidera motus Nullum viderunt pulchrius imperium :.

1. Itinerarium, 63, 66, 181-182, De peuples divers tu as fait une seule patrie Sous ta domination les méchants ont gagné à leur défaite En associant les vaincus à ton droit Tu as fait du monde une ville $ Les astres aux révolutions éternelles Ne virent jamais empire plus magnifique.

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