LA GENÈSE DE L’IDÉE D’EMPIRE
Les travaux qui y font suite devaient servir d’introduction aux études de la Conférence Économique de la France métropolitaine et d'outre-mer, qui fut inaugurée le 3 décembre 1934.
De quoi s’agissait-il en somme, dit M. Gignoux.
« Tout d’abord de dresser l’inventaire exact des possibilités impériales. Cet inventaire devait comme tout inventaire présenter un actif et un passif.
L’actif ce devait être les échanges à maintenir ou à mieux utiliser, le passif les carences et l’inorganisation dommageable.
Ceci et cela se devaient normalement exprimer dans un programme cohérent de production orientée, contrôlée, défendue.
Ce programme établi, il convenait de fixer les conditions de son exécution. Ces conditions posaient d’abord un problème d’économie générale : la détermination des procédés de soutien des activités profitables, techniques, des échanges impériaux et les relations de l'empire avec le reste du monde, puisque aussi bien l’autarchie ne répond ni à nos aspirations, ni à nos intérêts.
Puis, comme le meilleur ouvrier n’est rien sans son outil, restait à pourvoir cette politique de moyens d'exécution : outillage technique et outillage financier. Enfin, comme il n’est pas pour nous de progrès économiques durables sans un progrès social qui le suive dans sa marche, nous avions le devoir de réserver une large part de nos soins aux conditions de vie des peuples que nous administrions 1. »
présenté par M. Dayras et adopté par le Conseil National Économique. Imp. Nat., 1934.
1. S. Herelle. A la conférence impériale. Conclusions et vœux, Afrique Française, mai 1935.
Le travail fut divisé en cinq commissions : qui restèrent
cinq mois réunies et le 13 avrib 1935 la. conférence tenait au
Luxembourg sa séance de clôture.
Quels devaient en être les résultats ? Faut-il, comme maints esprits critiques: n’ont pas manqué de le faire, la représenter comme un échec ?
Ne convient-il pas plutôt d’imputer au manque de sens impérial, l'indifférence avee laquelle ont été accueillis en général ses projets et ses vœux ?
Comment pourrait-on expliquer autrement les espoirs puérils de redressement immédiat que certains avaient cru pouvoir fonder sur eette manifestation ?
Indépendamment de la mine précieuse de renseignements qu’elle comporte, la « Conférence de la France métropolitaïne et d’outre-mer » est une leçon.
Elle dénonce qu’en absence d’un état d’esprit approprié la politique étudiée ici doit aboutir à un échec.
Elle prend son vrai sens et sa portée Si NOUS SONLEONS que c’est par des réunions de ce genre, périodiquement renouvelées, que les Anglais sont, parvenus à faire pénétrer dans la mentalité publique la notion de « Plus grande Angleterre ! »
Ajoutons que pour nous, la partie sera gagnée le jour où nous aurons renoncé à cacher sous une périphrase ce qui doit être avant tout une « Conférence Impériale ».
4. 19 Commission d’économie générale, présidée par D. Serruys ;
29 Commission des productions, présidée par E. de Warren ;
3° Commission de l’outillage colonial, présidée par le général Messimy ;
40 Commission financière, présidée par E. Picard ;
9° Commission de Prévoyance sociale, présidée par le médecin insp. gén. : Lasnet,
1 VAR ENNRES