B. — LES TEXTILES !|. LE CAOUTCHOUC
a) Le coton *. \
Le problème du ceton dépasse de beaucoup tous les autres par son ampleur. L'intérêt que présente sa solution pour une industrie vitale française ne pourra échapper à personne si nous songeons que nos usines des Vosges, d'Alsace, du Nord et de Normandie qui occupent plus de 250.000 ouvriers traitent chaque année 350.000 tonnes de coton. ù
Or, sur cette quantité nos colonies nous fournissent environ 1 p. 100 seulement.
Commerce spécial en milliers de tonnes.
Importations des possessions françaises. 4,5 6,3 6,7 Importations de l'étranger . . . . . . 228 220 Ex ri D'ORIENT 233 226 324 dont:d'A. OUI ASE 2,1 2,0 MN DHEA HAS EE A A ER 4,4 2,9
1. Il ne sera question ici que des textiles végétaux. Les autres seront. étudiés avec les produits animaux.
2. Conf. du Com, Col. « Le coton », rapport de M. Waddington, président du Syndicat général de l'Industrie cotonnière française, 1933.
C’est des parties les plus déshéritées de la France d’outremer que devait nous venir le salut.
Dans notre colonie d’A. O. F., le Soudan a longtemps été considéré comme de valeur négligeable. Alternativement brûlé du soleil et inondé par les erues du Niger, il nourrissait une population clairsemée et famélique. Toutefois, il était permis de faire un rapprochement avec les régions du Nil et de se demander si, étant donné l’analogie de elimat ee qui faisait la richesse d’un pays ne pourrait pas donner la vie à l’autre. Des expériences furent faites en ce qui concerne la eulture du coton. Elles se révélèrent si coneluantes qu’un barrage fut construit à Bamako, un autre entrepris à Sansanding +, un canal creusé à Sotuba et il est possible d’envisager là mise prochaine en culture de plus d’un million d’hectares.
En A. E. EF. également les régions du Tchad et de FOubangwi, pour nêtre pas aussi déshéritées, n’en étaient
pas moins très pauvres. Elles n’offraient pour toutes
ressources que le bétail sujet aux épizooties et la cueïllette du caoutchouc sylvestre. Il appartint à M. Antonetti d'orienter ces pays vers la culture du coton ?. D'ailleurs sous l’impulsion de son Gouverneur M. M. Proutaux, la colonie de l’Oubangui était déjà entrée dans la voie des réalisations. Dès maintenant les résultats obtenus par les Sociétés Cotonfrane, Ouk-Nana, Cotonaf, Cotonbangui, permettent de bien augurer de l’avenir.
En Algérie d’autre part, la Société Cotocoop vient de réaliser en terres non irriguées, une expérience comeluante.
1. Convention du 6 janvier 1935. Dépéche Coloniale, 17 mars 1985.
2. « Le coton en A. E. F. ». La presse coloniale illustrée, numéro de novembre 1933. Voir Bulletins de l’ Association cotonnière coloniale, 55, rue de Châteaudun, Paris, IXe, trimestriel.
L'espèce plantée est une variété américaine l’Acala Rogers améliorée — 6.000 kilogrammes furent récoltés en 1935 — 60.000 kilogrammes en 1936. La culture du coton s'étant révélée possible, avec une marge de bénéfices suffisante, la Société est passée aussitôt au stade de la grande culture et pour la campagne 1936-1937 une récolte de 852.000 balles est prévue.
Enfin, au Yunnam on pousse la culture du coton afin d’alimenter une filature locale dont la construction doit coûter 800.000 piastres 1.
Nous pouvons donc espérer qu’un jour prochain nos possessions seront en mesure de fournir à la France la totalité du coton que nous achetons à l’étranger pour des sommes dépassant 1.500.000.000 de franes par an.
Mais il faut ajouter que le problème est lié à la notion des prix de revient et surtout à celle des transports et si la première semble de solution facile, la seconde est subordonnée à la création du transsaharien qui, nous le verrons, est d'intérêt impérial.
b) Végétaux filamenteux divers.
Question importante également si nous songeons qu’ils nous proviennent en majeure partie de l’étranger.
Commerce spécial en milliers de tonnes.
a) Lin.
1934 41935 1936 Importations totales exclusivement de
Létta Het e . CRRRERRRs 30 35 39 b) Chanvre.
Importations totales exclusivement de Pétrangen see de Er re Us 18 45 15