‹ Possibilités et Conditions d'une Politique ImpérialeChapitre 34 sur 119 · LES OLÉAGINEUX · texte numérisé non relu

LES OLÉAGINEUX

a) L’arachide ?.

C’est la principale ressource de l’A. O. F., du Sénégal, en particulier pour lequel elle représente une importance égale à celle du riz pour l’Indochine.

La production annuelle de nos possessions, est d'environ 700.000 tonnes dont moitié est exporté en France. Le reste était autrefois acheté par l’Angleterre, l’ Allemagne, la Belgique, la Hollande ; mais la fermeture totale de ces marchés et la chute des cours mondiaux, sont venus mettre notre économie sénégalaise en péril.

Des mesures de protection ont dû être édictées par la . loi du 6 août 1933 qui frappe de droits compensateurs les arachides étrangères à leur entrée en France. Mais ce n’est qu’un palliatif. La conquête totale du marché français étant liée à une question de conditionnement. Nous

1. Conf. du Com. Col. « Le manioc », rapport de M. Lefébure, conseiller du Com. ext.

2. Conf. du Com. Ext. « L’arachide », rapport de M. Vignat, secrétaire général de la Société des Huiles Lesieur.

sd pie La Li ET it DÉS e

importons en effet de l’étranger des quantités importantes d’arachides décortiquées tandis que nos possessions les livrent exclusivement en coques.

Commerce spécial en milliers de tonnes.

a) Arachides en coques.

1934 1935 1936 Importations des possessions françaises. 475 ‘344 416

Importations de l'étranger. . . . . . . 7 8 6 LIT NET 482 349 422

RE à À 475 341 #16

b) Arachides décortiquées.

Importations des possessions françaises. 42 66 118 Importations de l'étranger . . . . . . 258 273 252 Rotator 300 339 370

Li 7 #-T F5 PA RER ER 38,4 58,7 105,2

C’est par un abaissement du prix de revient, la création sur place d'industries de transformation que la question pourra être résolue. Il ne semble pas qu’il y ait impossibilité à l’envisager pour un proche avenir, ce qui allégerait notre balance commerciale de plus de 100 millions de francs par an.

b) Palmistes. Huile de palme et coprah .

Un problème unique se trouve posé ici. En effet, nos colonies productrices de palmistes sont largement exportatrices. La fermeture de leurs marchés européens à nécessité de notre part des mesures de protection assurant en fait un véritable monopole à nos importations coloniales. Mais de larges stocks restent invendus et la question s’est posée de savoir s’ils ne pourraient pas remplacer

1. Conf. du Com. Col. « Le coprah », rapport de M. E. Rastoin.

les 150.000 tonnes de coprah que nous achetons chaque année à l'étranger.

Malgré les difficultés techniques soulevées par une telle substitution, il semble bien que ce soit dans cette voie que nous nous orientions si l’on en juge par les chiffres suivants :

Commerce spécial en milliers de tonnes.

a) Amandes de palmes.

Importations des possessions françaises. 27,4 76,4 121,2 [Importations de l'étranger. . . . . . . 0,7 0,5 »

Sn ——— ——

Total see 28,1. . 76,91 4914,2

b) Huile de palme.

Importations des possessions françaises. 15,2 25,5 48,7

Importations de l'étranger. . . . . . . 0,2 0,1 0,02 Totak 5 Peer rar 26,6 48,7 c) Coprah. Importations de l'étranger. . . . . . TL OS 59,0 HORREUR En 487 446 14,8

Il y à d'autant plus à se féliciter de cet état de choses que notre balance commerciale pourrait ainsi être allégée d’au moins 60 millions de francs.

c) L'huile d'olive 1.

Elle est le grand ancêtre des produits oléagineux et fut liée autrefois à la prospérité de l’Afrique Romaine. Ne raconte-t-on pas que lorsque Genseric, roi des Vandales,

débarqua en Afrique, il fut étonné de la richesse de ces

1. Conférence du Commerce Colonial. « L'huile d’olive », rapport par M. Gavaudan, conseiller du Commerce extérieur.

contrées et comme il en recherchait la cause on lui apporta une poignée d'olives en manière de réponse.

Actuellement l’Algérie et la Tunisie fournissent la quasi-totalité de notre demande et la question qui se pose est surtout celle des débouchés à assurer pour le surplus de la production.

Commerce spécial en milliers de tonnes.

Total MOT; SR) 0 27,2

d) Grains de lin. Ricin. Soja.

Il y à en cette matière un très gros effort à faire. Nous restons en effet tributaires de l’étranger pour des sommes qui grèvent très lourdement notre balance commerciale. Ceci est d’autant plus inadmissible que des plantes comme le ricin se reproduisent d’elles-mêmes avec une grande facilité dans nos possessions d’Afrique du Nord.

Commerce spécial en milliers de tonnes.

1° Graines de lin.

Importations des possessions françaises. PT Fa 9,1 Importations de l'étranger. . . . . . . 234 951 271 To 70e 236,7 258,3 20,1 dont AMEL E HE AT ee 2,1 T2 9,8 2° Ricin.

a) Graines.

Importations des possessions françaises. 6,3 2,2 4,0 Importations de l'étranger . . . . . . 1228202907 -47-9 TOR. 49,1 421,2 21,9

dont EATOMET ES AMAR EE". 4,7 4,0 1,2

b) Huile.

. 4934 1935 1936 Importations des possessions françaises . » . 0,04 0,09 Importations de l'étranger . . . . . . O,1 0:01-.0:1 0,2 3° Graines de soja.

Importations totales exclusivement de

l'étranger (CHIDe) CMS SE RENE 18,5 24,0 27,9

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