Victor Bérard. La révolte de l'Asie
2. Ledermann. « L’essor de l’Industrialisation au Japon ». Revue Economique Internationale, mars 1935.
Orient le manque de produits fabriqués et même d’exécuter les commandes des Alliés. Dans ces conditions pendant les quatre années écoulées de 1915 à 1918 une balance commerciale favorable à été réalisée et a dépassé 1.400 millions de yens » :, » ;
La question des débouchés demeure toutefois vitale pour ce pays essentiellement industriel. Il possède d’ailleurs, pour la lutte des armes redoutables dont il sait jouer avec dextérité.
Gros consommateur de matières premières, il s’est fait une règle de ne passer ses commandes qu’à ses propres clients et l’efficacité d’une telle méthode, en période de crise, est souveraine. Mais c’est surtout le faible prix de revient du produit japonais qui en fait un rival dangereux. Non seulement il lui permet de supporter sans crainte des frais de transport élevés, pour venir concurrencer sur place nos productions nationales, mais aussi et surtout d'atteindre des couches de consommateurs dont le pouvoir d’achat est minime ce qui est la régle générale dans
les pays coloniaux où la question du dumping japonais se pose avec une acuité croissante pour nos produits européens *.
L’Asie toutefois reste l’objet de sa sollicitude. « Le mil- liard de consommateurs des Indes, de la Chine, des Indes Néerlandaises, de l’Australie, des Iles du Pacifique est recherché par les dirigeants de l'Économie japonaise. Le commerce s'était autrefois basé sur deux axes : Tokio-