‹ Possibilités et Conditions d'une Politique ImpérialeChapitre 44 sur 119 · L’ÉLEVAGE · texte numérisé non relu

L’ÉLEVAGE

Bon an, mal an la France importe de l’étranger 16.000 chevaux, 23.000 bœufs, 12.200 porcs, 100.000 moutons, 8.000 tonnes de viande fraîche, 2.900 tonnes de viande congelée, 1.400 tonnes de conserves.

D'autre part, nos colonies nous fournissent en moyenne 6.000 chevaux, 4.600 bœufs, 4.900 porcs, 700.000 moutons, 9.000 tonnes de viande congelée, 4.500 tonnes de conserves, apport appréciable sans doute mais qui ne couvre pas la totalité de nos besoins et qu’il serait intéressant de développer dans la limite tout au moins des possibilités d’écoulement vers la métropole.

C’est vers nos colonies à climat tempéré, Afrique du Nord, Madagascar, Nouvelle-Calédonie qu’il y à lieu d'orienter cet efiort.

Pour être complexe d’ailleurs, le problème n’est pas insoluble. 11 comporte la mise en œuvre d’un programme

4. Conf. du Com. Col. « Les viandes », rapport de M. Laskine, ancien directeur du Cabinet du Ministre du Commerce, président du Comité technique de l’alimentation.

Voir loi du 16 avril 1935 tendant à l’organisation et à l’assainissement du marché de la viande.

de développement, de sélection et d'organisation de l’élevage ainsi que la création d’industries de transformation et de transports frigorifiques sans compter l’abaissement des prix de revient.

Il en vaut d’ailleurs la peine, si nous songeons que notre balance commerciale pourrait être ainsi améliorée de plus de 120 millions de francs par an.

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