LA LAINE
Commerce spécial en milliers de tonnes.
Importations des possessions fran-
CAISCS NE Ver nn SR TE a le De 4 5 11 Importations de l'étranger. . . . . 202 228 211 l'obalzer Here 206 233 222 dont: d'Algérie 2 Tien 4,9 2,5 5,9 de TUNISIE LA See 0,8 1,3 0,6 AUUMALOC RER SET ENS » 1,0 d'Australie . . . . . 40 38 de la République Argentine. 85 35 d'Afrique du Sud . . . . 36 37 D'ALOMRE TER TER ER » 0,2
Une telle statistique se passe de commentaire. Elle montre dans toute son acuité une question vitale pour une industrie française qui intéresse plusieurs provinees et fait vivre plus de 200.000 ouvriers.
Cependant notre troupeau ovin colonial est loin d’être négligeable puisqu'il représente plus de 33 millions de têtes, dont environ 8 millions pour le Maroc, 8 pour l’Algérie, 4 pour la Tunisie, 3 pour la Syrie, 8 pour l'A. O. F. et 2 pour l'A. E. F.
1. Conf. du Com. Col. « Les laines coloniales utilisées par l’industrie française », rapport de M. Maurice Dubrulle, industriel.
Le 1
11 semblerait à première vue que la question soit de solution facile en raison des conditions climatiques favorables de nos possessions d'Afrique du Nord.
‘Ceci serait peut-être vrai s'il ne s'agissait que de développer numériquement le cheptel de ces colonies. Mais à quoi cela serait-il bon si la laine produite était dure, remplie de jarres, de poils jaunes ou de chardons et pratiquement inutilisable pour la fabrication des belles draperies qui font la renommée de l’industrie française ? Or, c’est malheureusement ce qui se produit et jusqu’à présent nos laïines coloniales sont au plus bonnes pour la fabrication des draps militaires, des tapis, de la matelasserie et de la bonneterie.
C’est donc vers une sélection qui pourra être obtenue par des croisements judicieux qu’il y à lieu de s’orienter. Les résultats acquis par les éleveurs des Républiques sudafricaines autorisent dans cet ordre d’idées de légitimes espérances. Il faut souhaiter que les efforts de l’Union ovine coloniale et de l’Union ovine nord-africaine arrivent un jour prochain à des résultats tels, que nous puissions envisager de nous affranchir vis-à-vis de l’étranger d’une servitude qui grève chaque année notre balance commerciale de plus de 1.500 millions de francs.