TABAC
Commerce spécial en milliers de tonnes.
Importations totales, toutes
cotées SN RARE 7 11 43 dont de France . . . . 0,3 0,4 0,5 d'Algérie. . . . . 4,0 2,0 2,5
CAFÉS Commerce spécial en milliers de tonnes...
Importations dans nos possessions françaises d’Afrique du Nord :
Algérie bts tien 13,2 14,9 45,5 TUBISEN NAN NAOURS DEAR 4,5 1,7 Maroc ne nee 2,8 2,6 2,1
On peut en somme poser en règle générale que c’est à l'étranger que nos colonies demandent la majeure partie des machines : et automobiles, des tissus de laine et de coton, des huiles minérales, des bois et charbons, des produits alimentaires dont elles ont besoin. Mais s’il est vrai de dire que l’accroissement de la part de la France dans ces importations constitue un premier pas à franchir, c’est bien en définition à l’élargissement du marché colonial qu'il nous faut viser et c’est là ce qui doit rester le but essentiel de notre politique.
Il n’est pas niable que des mesures douanières puissent se révéler efficaces pour augmenter dans certains cas ces courants d'échange. C’est pourquoi nous devons regretter que plusieurs actes internationaux viennent en cette matière entraver notre liberté d’action.
Mais si un système de préférence semble nécessaire pour assurer l'écoulement des produits coloniaux dans la métropole, une politique de soutien indispensable pour conserver à l’industrie française les débouchés d’outremer ; il ne faut pas oublier qu’un tarif douanier ne saurait constituer la base d’une doctrine coloniale, qu’au demeurant son excès irait directement à l'encontre du but cherché en diminuant d’autant la capacité d’achat de nos possessions.
C’est pourquoi il faut fonder tout nos espoirs sur les plans d'outillage qui sont envisagés depuis plusieurs
4. Conf. du Com. Col. « Les travaux hydrauliques aux colonies et le matériel moderne d’outillage colonial en vue de la construction par l’industrie française », rapport de M. Charles Moreau, ingénieur.
années déjà. Par l’afflux des capitaux qu’ils comportent, les demandes de matériel qu’ils nécessitent, ils attaquent le problème à la base et si leurs résultats sont à longue échéance, ils constituent cependant le moyen le plus sûr d'accroître la consistance des échanges franco-coloniaux.
Dès maintenant d’ailleurs ils représentent un élément appréciable de prospérité pour les populations d’outremer, car c’est bien en dernière analyse à cet accroissement de leur pouvoir d’achat qu’il nous faut aboutir.
C’est parce qu’elle fait contribuer Français et indigène à la grande œuvre de mise en valeur, parce qu’elle allie les plus hautes données de la morale colonisatrice avec notre intérêt bien entendu, parce que dans l’ensemble des doctrines coloniales elle représente la formule la plus heureuse de l’idéal d’association qu’il faut donner notre. préférence à une politique impériale.