‹ Possibilités et Conditions d'une Politique ImpérialeChapitre 67 sur 119 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Mais il est des écueils qu’il faut avant tout éviter. Développer sans contrôle et sans mesure les productions

impériales, pourrait très vite aboutir à une impasse et le remède adopté serait pire que le mal. Car, « exalter une

viticulture tunisienne en concurrence avec celle de l'Algérie ou de la Métropole, développer sur des points divers de l’Empire la culture des céréales secondaires, alors que la Métropole doit déjà muer artificiellement en céréales fourragères ses stocks surabondants de blé; créer dans les colonies des industries transformatrices de matières premières qui viendraient concurrencer les industries françaises acheteuses de ces mêmes produits ; des initiatives de ce genre, même si elles devaient donner pendant peu de temps l'illusion de la prospérité, seraient des germes d’infection et de mort pour la vie de l’Empire. »

C’est qu’une telle économie doit être avant tout com-

plémentaire et ce mot prend toute sa force si nous son-

1. Conf. Econ. de la France métropolitaine et d'outre-mer. Introduction

aux travaux de la commission d’Économie Générale, par M. D. Serruys.

A. E. Sayous. « L’agriculture et la concurrence de l’Afrique du Nord »,

Rev. Econ. Int., juillet 1929.

geons que certains produits sont déjà par leur nature concurrents de ceux de la métropole. Il est vrai que pour ceuxlà même, on peut trouver un compromis et c’est à cela qu’il à fallu s'appliquer, en particulier pour les céréales et les vins de l’Afrique du Nord.

Page 1