‹ Possibilités et Conditions d'une Politique ImpérialeChapitre 8 sur 119 · VE RS · texte numérisé non relu

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à son rôle de commune mesure dans la vie économique moderne : ?

La guerre avait mis en relief les inconvénients de l’instabilité monétaire ; dans les années qui suivirent on voulut non seulement y apporter remède mais encore en tirer des avantages. La conception de « la monnaie dirigée » eut des adeptes dans différents pays ?.

Aux États-Unis elle donna lieu à un mouvement de fait. Après la crise de 1920 et la période de stérilisation de l’or, les Banques Fédérales de Réserve furent amenées à pratiquer une politique « of open market operations » pour juguler la baisse des prix. C’est l’origine du système cher à Irving Fisher et de l’action de la « Stable money association ».

En Europe nous la trouvons liée à un mouvement d'idées. Léon Walras avait déjà envisagé la possibilité d’adjoindre un billon d’argent régulateur, au monométallisme or ; désormais c’est au contrôle de la production de l’or que l’on songe et les noms de Cassel, Anderson, Lehfeldt, Gregory, Hawtray, Keynes, s’évoquent d’euxmêmes ?.

Mais c’est surtout à partir de 1931 que tous les regards se tournent vers les manipulaitons monétaires.

Fabrice Allize. « Autour de l’abandon de l’étalon-or », Revue die: Internationale, mai 1932.

Frédéric de Felliver, Professeur à l’Université de Budapest. « L'or et la crise économique mondiale », Reoue Economique Internationale, juin 1932.

2. E. Teïlhac. « Les fondements nouveaux de l’économie », Nationalisation et monnaie dirigée, Rivière, 1932.

3. J. Maynard Keynes. « A tract on monetary reform », London, 1923.

R. C. Hawtray. « Currency and credit », Trade and credit, Gold Standard, London, 1923.

G. Cassel. La monnaie et le change après 1914, Paris, 1923, Girard.

L'abandon de la parité-or par la livre sterling et les dévaluations des monnaies de tout un groupe de pays, là chute volontaire du dollar en 1933 opposent désormais les pays du bloc-or aux pays à monnaie dévaluée.

Si là dématérialisation progressive de la monnaie est un fait:, la dévaluation est un système qui représente dans l'esprit de ses doctrinaires une véritable prime: aux exportations, un facteur essentiel de relèvement économique:

Malgré l'hostilité de lopinion publique tout entière ? la France sous l’influence de M: Paul Reynaud entrera dans cette voie en septembre 1936. Elle sera suivie par les derniers pays fidèles au principe de létalon-or.

Il n'apparaît pas jusqu'à présent que les résultats escomptés correspondent aux espérances. Le « facteur psychologique » de l'opération dont les dévaluateurs avaient fait bon marché semble seul jouer et les prix: intérieurs accusent une hausse croissante %. Par contre, la balance commerciale ne s’est pas améliorée ; son déficit visible s’est même fortement aggravé et atteint fin 1937 la somme de 18.380.307.000 francs contre 9.944.000.000:

1, Teilhac, précité.

2. Bertrand Nogaro. « Le problème de la dévaluation en France », Reoue Economique Internationale, janvier 1935.

Eugène Mathon: « Déflation ou dévaluation: », Journée Industrielle, 19-20 août 1934.

P. Duchemin. « Y aurait-il intérêt à dévaluer le franc ».

Charles Bour. « La dévaluation du france devant l’opinion française »; Revue Economique Internationale, février 1935.

René Gast. « La: dévaluation. ne: remédier à rien », Le mois, juillet

3. Bulletin de la Statistique générale, t. X XVI, Fascicule II, janviermars 1937, p. 239. « Enquêtes et travaux de la statistique générale de la France et du service d’observation des prix ». Mouvements comparés des: prix de gros et des prix de détail des denrées alimentaires à Paris.

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