SALES
Qu'il s'agisse de marxisme ou .d’hitlérisme, nous assistons à un développement continu du fonctionnarisme,. à un accroissement exagéré des charges fiscales, à l’absorption progressive de l’épargne privée par:la collectivité publique. |
L'histoire nous montre partout les mêmes symptômes au déclin des civilisations.
Aussi bien, les résultats sont loin de correspondre aux espérances. La structure économique du monde .sera
probablement fort différente de celle que nous avons
connue. En voulant maintenir artificiellement des-branches d'activité surannées, faire revivre des courants :rompus, on n’a fait trop souvent qu'aggraver l’état de :choses présent, que fausser définitivement les conditions normales du mécanisme économique !.
Nest-ce pas d’ailleurs, aller à l’encontre des fonctions supérieures d’un État qui doit souverainement :orienter les activités, sans chercher à les modifier.-et moins encore à les suppléer ?
Que le commerce international, que les importations invisibles résultant du tourisme aient été influencés par
1.'Les répercussions internationales de cet étatisme croissant ont été mises en. lumière lors des conférences.de Milan en 1932 et de Londres en 1933 organisées sous les auspices de la Société des Nations par « La Conférence des institutions pour l'étude scientifique des relations internationales. »
Elle trouve son origine danstume réunion ‘tenue :à Berlin en 1928 par l’Institut International de Coopération ‘intellectuelle au siège de la « Deutsche Hochshule Für politik ». Elle:tint successivement: ses assises à Londres en 1929, à Paris en 1930, à. Copenhague. en 1931.
Les travaux de la conférence de Milan sont condensés dans un volume intitulé L'état et la vie économique, Paris 1932, qui reproduit en particulier les exposés remarquables de M. Célestin Bouglé et de M. le Professeur Roger Picard.
cet ensemble de faits ne peut sembler étonnant :. Ce qui l'est moins encore c’est l’inefficacité des moyens employés pour y apporter remède. d
Depuis 1927 cependant, de nombreux efforts avaient été tentés pour arriver à restaurer l’équilibre mondial.
L’interdépendance des peuples est proclamée à Bruxelles, à Spa, à Gênes, à Genève, à Lausanne, sans toutefois que l’on puisse arriver à concilier des éléments devenus “antagonistes.
L'ouverture d’une nouvelle conférence internationale à Londres en 1933 avait suscité de très gros espoirs. Son ordre du jour avait été minutieusement établi ?, son champ d’action bien déterminé. Malheureusement son activité devait être absorbée à l’origine par les problèmes monétaires posés par la dévaluation systématique du dollar et une « suspension » opportune cacha un lamentable échec *.
Les efforts tentés pour discipliner au moins l’ancien monde n’avait pas eu plus de succès.
Pour des raisons économiques ou douanières, financières ou monétaires, plusieurs blocs s'étaient séparés que l’on avait tenté de rapprocher sans succès à Bucarest, à Varsovie, à Genève et à Stresa.
Frappés du désordre dans lequel nous vivons, certains se sont demandés si l'instrument des échanges lui-même n’était pas défectueux. L’étalon-or est-il bien adapté
1. Voir Enquête ouverte par le Comité National des Conseillers du
Commerce extérieur de la France sur les moyens d’aider au développement de notre commerce extérieur, n° janvier 1936.
2. D. F. Eulenberg (Professeur à l’école des H. E. C. de Berlin). » Le programme de la conférence économique mondiale de Londres », dans Revue Economique Internationale, de juin 1933.
3. R. Maspetiol. « La position de la France à la Conférence de Londres », dans Revue Economique Internationale, juillet 1933.