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DÉVELOPPEMENT DE L'INDUSTRIE MINÉRALE

Il ne saurait être question de revenir ici, sur l'intérêt que présente pour nous la prospection minière de notre Empire. Nous avons vu, en son temps la nécessité urgente qu’il y a de créer un organisme central d’études. Ceci fait, et lorsque le moment sera venu de passer au stade de l’exploitation il deviendra nécessaire de réaliser une collaboration entre l'initiative privée et les pouvoirs publics. C’est à cet effet qu’il est prévu une dotation spéciale s’élevant à 200 millions de francs. |

ORGANISATIONS GÉNÉRALES POUR L'AMÉLIORATION ET LE DÉVELOPPEMENT DES CULTURES

Au chapitre des productions complémentaires nous avons vu avec Pierre Mille qu’il est également nécessaire de multiplier « les laboratoires et jardins d'essais » et c’est dans cet

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ordre d’idée qu’une dotation de 20 millions à été prévue dans le tableau général des dépenses à engager.

En résumé, protection sanitaire des populations, aménagement de la production, recherches scientifiques et minières, établissement de voies de communication par eau, par terre et par air, liaisons télégraphiques et autres, tels sont en somme les éléments de la mise en valeur des colonies françaises.

Mise en valeur qui doit nous coûter relativement peu de chose car, si nous examinons le total des dépenses à engager nous arrivons au chiffre relativement modique de 15 milliards de francs.

Sur ce chiffre, 3 milliards 800 millions sont prévus pour la construction des deux lignes d'intérêt impérial, justiciables d’un mode de financement spécial. Le reste, soit 11 milliards 200 millions serait fourni par un « Fonds National pour l’outillage de la France d’outre-mer », 5 milliards étant affectés aux travaux de la première tranche, 6,2 aux travaux de la seconde. Les 5 milliards de la première tranche étant répartis de la manière suivante par colonie et catégorie de travaux (voir p. 152).

Quelle que soit la modicité des chiffres prévus eu égard à l’importance des travaux envisagés, des ressources correspondantes sont nécessaires pour y faire face.

Compter à cet égard sur les finances de nos possessions serait faire preuve d’un optimisme exagéré !. La grande pitié de nos budgets coloniaux n’est un secret pour per-

1. Léon Archimbaud. « Le déficit des budgets coloniaux », Dépêche coloniale, 26 octobre 1934 ; id,, entretien avec M. Ernest Lafont, député des Hautes-Alpes, rapporteur au budget des colonies,

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sonne et par ailleurs l’emprunt sacrifie souvent l’avenir au présent 1.

Au surplus l’ampleur des travaux envisagés, Fe béné-

fices considérables qui doivent en résulter pour l’Empire

tout entier, justifient une collaboration financière entre la Métropole et ses possessions.

Il ne s'agissait que de trouver la formule heureuse permettant de réaliser un concours de cette sorte et il était intéressant d'examiner à ce point de vue la solution qui

1. Depuis 1928, 11 milliards de francs d’emprunts ont été autorisés pour notre Empire d’outre-mer.

En 1931, le Parlement a voté plusieurs emprunts qui ont été ainsi répartis :

À. O. F. : 1.690.000.000 ; À. E. F. : 1.120.000.000 ; Togo : 73.000.000 ; Cameroun : 57.000.000 ; Madagascar : 735,000.000 ; Réunion : 63.000.000; Somalis : 44.000.000 ; Indochine : 1.375.000.000 ; Nouvelle-Calédonie : 95.000.000 ; Océanie : 15.000.000 ; Guadeloupe : 125.000.000 ; Martinique : 150.000.000 ; Guyane : 21.000.000.

La part supplémentaire de dépenses laissée à charge aux budgets coloniaux porte le total des prévisions à plus de 7 milliards ainsi répartis :

Ports et rivières . . , . . . UT ee ir da 1.237.118.000 hi... à 1 * CPC IST re tB:372-100:000 LP TT 7 APP PIRET SO TC EE 330.025.000 Assainissement, endiguement hydraulique. . 999.305.800 Assistance et démographie. CNET PV RSR 491 .744.000 MARREnOMON TT 0 sde, De alain e die 30.978.000 RO OS A ON dite dem n tra lof jee 152.419.000 PAT LE et électrification PNR LE RER MATE 182.040.000

Ces emprunts ont contribué largement à accroître les courants d’échanges franco-coloniaux et ont permis à nos possessions de lutter efficacement contre la crise.

D’autre part l’Afrique du Nord a obtenu depuis 1928 les emprunts suivants : Algérie : 2.716.820.000 ; Tunisie : 271.914.000 ; Maroc : 2.541 .000.000.

Enfin, le décret du 3 décembre 1934 autorise l'émission de 150 millions de tranches d'emprunts et celui du 13 avril 1935 l’émission de 393 millions destinés à la mise en valeur.

En 1937, les ministres des Finances et des Colonies ont décidé de procéder à l'émission de nouvelles tranches d'emprunt à concurrence des chiffres suivants : Indochine : 130 millions ; A. O. F. : 80 millions ; Madagascar : 45 millions ; A. E. F. : 32 millions, soit un total de 287 millions. Les emprunts à contracter seront émis sous forme d’obligations 5 1 /2 p. 100 d’un montant nominal de 1.000 francs.

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