FOR, ONE EEE ARE CP NE EP RENE
146 POLITIQUE IMPÉRIALR
avait été apportée au même problème, par les services compétents de Grande-Bretagne.
Institué par le « Colonial Developpement act » de 1929, le « Colonial Developpement Fund » est destiné à permettre à la Trésorerie de faire des avances aux gouvernements coloniaux et ce, dans une mesure qui ne doit pas excéder £ 1.000.000 par an. |
Les entreprises à financer au moyen de ce fonds sont celles qui ont pour objet :
Le développement et la mécanisation de l’agriculture ;
Le perfectionnement des communications intérieures ;
La construction de nouveaux ports et l'amélioration des anciens; |
Le développement des pêcheries ;
La sylviculture ;
L’irrigation et le drainage des territoires ;
Le développement de l’emploi de la houïille blanche et de l'électricité ; ;
La mise en valeur des ressources minérales :
Le développement des recherches scientifiques ; -
L'amélioration de l’état sanitaire.
En dehors de ce rôle spécialement économique, le fonds peut prendre à charge les intérêts des emprunts contractés par un gouvernement colonial, après le 1er août 1929.
C’est au « Colonial developpement advisory committee » qu’il appartient en dernier ressort de juger du bien-fondé des demandes de crédit qui sont faites par les gouvernements coloniaux. Présidé par Sir Basil Blackett et composé de personnalités du monde des affaires choisies en dehors des cadres administratifs ce comité constitue le rouage essentiel du système.
Depuis son origine, Il s’est eflorcé d'adopter une ligne
Lee Le * La * * d
de conduite qui l’écarte également d’une trop grande réserve ou d’un excès de prodigalité : et l'amélioration de l’état sanitaire aux colonies a constitué une de ses préoccupations essentielles.
En favorisant spécialement les entreprises qui sont susceptibles d’apporter une amélioration profonde et durable à la vie de l'Empire britannique, il a fait preuve par ailleurs d’une rare largeur de vues et s’il est prématuré de porter un jugement sur cette politique coloniale à longue échéance, il n’est pas douteux qu’elle est faite de sagesse et doit un jour porter ses fruits.
Placée en présence de ce problème, la Conférence de la France métropolitaine et d'outre-mer avait tout d’abord songé à créer une « Caisse Nationale pour l’outillage public de la France d’outre-mer » qui, dotée de l’autonomie financière et de la personnalité morale aurait été alimentée par des subventions de l'État et des colonies. Cette caisse
aurait été autorisée à contracter des emprunts et à apporter son aide aux diverses collectivités en cause,