‹ Possibilités et Conditions d'une Politique ImpérialeChapitre 92 sur 119 · STATISTIQUE. DOCUMENTATION · texte numérisé non relu

STATISTIQUE. DOCUMENTATION

Sans avoir des ambitions de cette taille en matière coloniale et sans attacher une vertu de panacée à ce qui ne doit être en réalité qu’un bon instrument de travail, la statistique doit avoir une place de choix dans une politique impériale qui doit être avant tout renseignée, orientée, contrôlée.

C’est pourquoi on à pu déplorer l'insuffisance et l’éparpillement de notre documentation statistique, les méthodes variables qui président à leur établissement selon les colonies.

Un service central s’est avéré indispensable et la Commission générale des produetions à la Conférence économique de 1935 a suggéré dans cette voie : « l’élargissement du bureau des statistiques au ministère des Colonies en un service de documentation et de statistique qui rassemblerait une documentation générale et des statistiques complètes, établies selon des règles et nomenclatures uniformes pour toutes les parties de notre domaine d’outremer ainsi que les informations intéressantes provenant des pays étrangers ».

Toutefois, quelle que soit Putilité des chiffres, ils ne sauraient valoir une confrontation effective des intérêts en cause par le contact permanent de ceux dont les initiatives doivent être coordonnées.

Tel est l’objet des organismes interprofessionnels qui, sous forme de comités mettent en présence producteurs et consommateurs en vue de l’ajustement exact de l'offre à la demande.

Les résultats qu’ils ont donné à l’étranger sont si excellents qu’il ne semble même pas que l’on puisse organiser une économie impériale en dehors de leur présence. Ils font, d’autre part, là transition entre les organes de rensei-

gnements proprement dits et certains services d’orientation plus spécialement gouvernementaux auxquels nous arrivons maintenant.

NS

Il ne saurait être question de revenir sur l'utilité des services de recherches agricoles ou minière dont l’extension est souhaïtable dans toutes nos possessions d’outre-mer. Nous en avons dit un mot par ailleurs. |

Ce qu’il importe de bien marquer ici c’est l'intérêt qu’il y à à coordonner des organismes qui travaillent en ordre dispersé.

Une inspection générale de l’agriculture, de l’élevage et des forêts est tout d’abord nécessaire et il ne suffirait pas d’en faire un simple service sans importance comme le fut autrefois certaine direction technique du ministère des Colonies, il faut qu’elle représente effectivement auprès du ministre les différents services de culture, d'élevage et des forêts qui se trouvent dans nos possessions.

Son rôle consistera à guider leurs recherches, à vulgariser les nouvelles méthodes, à suivre les travaux agricoles et les essais entrepris, à collaborer de la coopération agricole.

à l’organisation du crédit et

Mais elle devra veiller surtout à ce que les organismes locaux maintiennent une activité soutenue de facon à ce qu’ils ne passent pas par des alternatives d’action et de ralentissement préjudiciables à de bons résultats.

Enfin elle sera en rapport avec la direction des services économiques au ministère des Colonies afin d’effectuer une surveillance spéciale des cultures qui entrent dans le cadre d’une économie complémentaire.

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