‹ Possibilités et Conditions d'une Politique ImpérialeChapitre 93 sur 119 · STATISTIQUE. DOCUMENTATION · texte numérisé non relu

STATISTIQUE. DOCUMENTATION

En dehors de ces services d'inspection générale il faut songer aussi à coordonner l’action des laboratoires et stations de recherches qui travaillent outre-mer. Nous avons vu par ailleurs à quels besoins ils correspondent. C’est à eux que là Grande Bretagne et la Hollande, pour ne citer que ces deux pays, doivent leur succès en matière de production et de standardisation des produits coloniaux.

Mais il est nécessaire pour obtenir un tel résultat qu’un plan d’ensemble de travail existe et, dès 1931 le Congrès de recherches scientifiques coloniales réuni à Vincennes à l’occasion de l’exposition avait déjà marqué la nécessité

d’un organisme de coordination. Un projet de loi avait

été établi qui prévoyait la constitution d’un comité scientifique et technique doté de la personnalité civile qui, organisé sous la forme des instituts Pasteur, dirigerait les travaux des laboratoires et stations d'essais et répartirait entre eux les crédits qui sont prévus dans l'institution du « fonds colonial ».

C’est dans un ordre d’idée analogue que l’on a demandé la création d’un organisme central minier qui, sous la forme d’une fondation technique serait chargé de coordonner l’action des stations de prospection minière qui existent déjà dans plusieurs de nos possessions.

Il contribuerait, en outre, à la création de nouveaux établissements de recherches minières et tiendrait à jour une documentation sur la géologie et les gisements mi-

niers coloniaux. Enfin il serait chargé de la préparation du personnel technique et de l’organisation de missions géologiques et minières.

Cet organisme serait doté de la personnalité eïvile et son budget serait alimenté par un prélèvement effectué une fois pour toutes sur les sommes prévues dans la création du « fonds colonial » en vue de l'exploration de notre sous-sol d'outre-mer.

La question à pu se poser de savoir s’il n’y aurait pas intérêt à développer en ce sens un organisme déjà existant comme le comité d’études minières pour la France d’outremer. Quoi qu’il en soit une solution est nécessaire si l’on songe que c’est par la coordination d’activités dispersées que l’on pourra arriver à faire œuvre utile en une matière où notre balance commerciale est si lourdement grevée par nos achats à l’étranger.

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