MER
l’inertie du début du travail : ces femmes n’ont pour ainsi dire pas de douleurs. La deuxième est caractérisée par l’arrêt du travail chez une femme qui a eu de bonnes contractions et qui les sent s’espacer et diminuer d’intensité. Tout le monde est d’accord pour admettre que lextrait post-hypophysaire est bien plus actif dans l’inertie secondaire que dans la primitive. D’une façon générale, nous voyons que l’injection de post-hypophyse pendant la période de dilatation nous a donné de bons résultats, non seulement pour achever la dilatation et accélérer l’expulsion, mais encore en ce qui concerne la délivrance qui survient peu de temps après l’accouchement, qui est complète et sans perte importante de sang. Enfin, l'utérus encore sous l’action de l'extrait revient bien sur lui-même et l’on constate bientôt avec satisfaction le globe de sûreté de PINARD.
Il nous reste à examiner les cas où l’extrait a été administré pendant la période d’expulsion. Nous publions ici 7 observations sur 16, et nous donnons ci-après les numéros des observations non présentées : En 1932, n° 147. En 1933, n° 1281. En 1934, n° 252, M. le 25-IV. En 1935 : S. L. le 18 mai. En 1936, n°° 2238, 2329, 3133, 2553.
Pendant cette période, les conditions sont encore meilleures que pendant la dilatation. Il s’agit toujours là d’inertie secondaire, et d’autre part, l’excitabilité de l’utérus est devenue extrême. Aussi HARRIsSson dans : « Archives of int. medecine », 25 septem-
BERGER à
bre 1913 a écrit : « à cette période du travail, le coefficient des insuccès de l'extrait post-hypophysaire est inférieur à 1 % » (en ce qui concerne l’accouchement). Mais celui-ci étant vite terminé, lutérus encore sous l'effet de l’hypophyse expulse rapidement l’arrière-faix. À ce propos POULIOT écrit : « Tout dépend du temps qui s’est écoulé entre la dernière injection d’hypophyse et la délivrance. Quand ce temps dépasse 1 h. 30 à 2 heures, l'influence de l'extrait pituitaire ne se fait plus sentir. Elle est au contraire bienfaisante quand l'injection a été faite à la fin de la dilatation ou pendant la période d’expulsion, de préférence moins de 3/4 d'heure avant l’accouchement. »
BRETÉGNIER signale un autre avantage de l'injection pratiquée immédiatement après dilatation du col : celui de pouvoir réaliser sans risque de rupture, un curettage pour rétention placentaire post-abortum, pour métrite hémorragique, pour polype, etc, puisque la tonicité des parois utérines est rétablie. FLEU- RENT insiste sur le même point dans « Strasbourg Médical ».
Injection d’hypophyse pour lenteur de l'expulsion
OBS. XI. — N° 165. V. R., 24 ans. I geste. Bassin normal. Dernières règles le 1% mai. Accouchement gémellaire. Début du travail le 23 janvier 1934, à 6 h. Présentation céphalique. Rupture des membranes artificielle