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du travail 55 h. 30. Grande extraction de siège dystocique, sous anesthésie au chloroforme, chez une multipare au terme de 8 mois 1/2 environ. Accouchement provoqué. Le 9 février, à 12 h., pose d’un ballon de Champetier de Ribes, enlevé à 17 h. Le 7 février, à 1 h. 30, rupture des membranes à petite paume, liquide teinté. Le 7 février, à 10 h., on trouve un siège décomplété mode des fesses qui ne s’engage pas malgré de bonnes contractions utérines, entretenues par de petites doses d’hypophyse S.C. et au travail de 12 h. Le 7 février 1937, à 22 h., altération des bruits du cœur, fatigue maternelle, T. 39°3 Grande extraction de siège. Abaissement facile des deux pieds. Abaissement des bras. Manœuvre de Champetier de Ribes facile, descente de l’excavation difficile. Mauriceau difficile. Extraction d’un garçon né en état de mort apparente, ranimé après 5 minutes de soins : 3.630 gr. Délivrance artificielle : 800 gr., sous anesthésie au chloroforme pour hémorragie. Injection d’hypophyse S. C. Inertie utérine persistante. Pouls 128. L’hémorragie ne cède qu’à 1 cc. d’hypophyse dans le muscle utérin. 10 cc. d’huile camphrée, 500 ce. sérum salé 8 %0, glace, Rubiazol.
Pour ce qui est des observations que nous venons de publier, nous remarquerons que nous avons toujours eu une délivrance naturelle et complète, sauf dans deux cas :
Celui de l’observation IX ; mais il est à remarquer que l'injection d’hypophyse avait été faite à dilatation 5 francs et était restée sans effet; il a fallu poser un ballon de CHAMPETIER. Il s’agissait d’un siège décomplété, ce qui explique la lenteur de la dilatation. Enfin, l’accouchement n’a eu lieu que 10 heures après la piqûre d’extrait. Il n’y a donc rien
d’étonnant que l’on soit obligé de faire une délivrance artificielle dans un tel cas, l’inertie utérine survenant après un travail de 46 heures et l’action de l’hypophyse ayant cessé.
Dans l'observation suivante, il s’agit encore d’un siège décomplété : On avait obtenu la persistance de bonnes contractions utérines, grâce à de petites doses d’hypophyse en sous-cutanée. Mais le travail traïnait en longueur puisqu'il a duré 55 heures, et l’inertie utérine s’installait, menaçante, puisqu’une injection sous-cutanée d’hypophyse était restée inopérante et qu’il a fallu 1 cc. injecté directement dans le muscle utérin. Nous ne savons pas exactement combien de temps avant l'extraction la dernière injection d'extrait a été pratiquée. Mais il est probable qu'ici encore il s’est écoulé trop longtemps et que l’extrait avait cessé d’agir.
Parmi les observations non publiées, nous avons deux autres cas où la délivrance artificielle a été faite. En 1936, n° 2271. Il s’agissait encore d’un siège, mais cette fois d’un siège complet. Les contractions ayant disparu à dilatation 5 fr., on avait injecté 1 cc. de thymophysine. Les contractions aussitôt réveillées, la dilatation se poursuit, mais on doit inciser la lèvre antérieure du col. On pratique l’extraction du siège et la délivrance artificielle aussitôt.
Remarquons que parmi les cas, déjà peu nombreux comme nous le verrons, qui ne nous ont pas donné entière satisfaction, nous avons 3 sièges dont 2 décomplétés. La dilatation se fait mal, comme cela se pro-
re
duit déjà dans l’accouchement normal, le travail traîne en longueur et, l’hypophyse n’agissant plus après l’extraction, l’utérus reste atonique. Il ne semble donc pas prudent de donner de la post-hypophyse au cours de la dilatation dans l’accouchement par le siège.
Enfin, le n° 1952 en 1933 relate une application de forceps, pour inertie utérine malgré une injection de thymophysine S. C., sur sommet en G. P. à la partie haute de l’excavation. Le travail a duré 47 heures et la femme est très fatiguée. Une délivrance artificielle est immédiatement pratiquée. Il est des cas comme on le voit où on n’insiste pas; ici, on n’a pas voulu infliger le travail de l’expulsion à une femme déjà très fatiguée et, devant l’inertie utérine, on a préféré extraire immédiatement le placenta. Faut-il dire que nous avons vraiment eu un échec complet, je ne le crois pas ; Car, si nous n'avions pas eu une occipitopostérieure avec tête mal fléchie et par cela même une femme exténuée par longueur du travail, nous aurions très probablement obtenu satisfaction d’une deuxième injection.
Dans le n° 548 en 1934, on a fait 1 cc. S. C. d’hypophyse à dilatation 5 fr. et la dilatation s’est complétée en 1 heure. Mais il y eut procidence du cordon et réduction impossible. Les bruits du cœur fœtal étant devenus irréguliers, on a immédiatement pratiqué une application de forceps. La délivrance est survenue peu après, naturelle et complète. LAFFONT dans le « Bulletin de la Société d’obstétrique et de gynéco-
DE, à
logie » de 1922 écrivait : « On ne devrait jamais faire une injection d'extrait hypophysaire sans avoir pris la précaution de préparer son forceps. » C’est peutêtre beaucoup dire, mais il n’est pas douteux que c’est une bonne précaution. Il est en effet des cas où il faut y avoir recours sans hésiter : lorsque la vie du fœtus est en danger, lorsque la tête est mal fléchie et lorsqu'on veut éviter à la femme une fatigue plus longue. Nous en avons fait et nous n’hésitons pas à le dire ; on ne peut pas demander l’impossible à la posthypophyse. Nous venons de citer deux cas ; nous en avons encore fait dans les observations IV, V et VII. Mais nous avons toujours obtenu une délivrance naturelle et complète peu de temps après l’extraction.
Si dans l’observation II nous avons perdu l'enfant, il ne faut pas oublier qu’elle était syphilitique. Dans l’observation III l’enfant est né en état de mort apparente et a pu être ranimé. Faut-il incriminer la violence des contractions déchaînées par l’hypophyse ? c’est possible, on a même parfois rendu l'extrait responsable de la mort du fœtus ; cela n’a rien d’impossible non plus. Maïs il semble bien que s'il s’agit d'inertie vraie, si l’utérus n’est pas déjà hypertonique, en état de contracture au moment de l’injection, si la dose injectée ne dépasse pas celle que nous avons indiquée, et si l’enfant ne présente pas déjà des signes de souffrance au moment de l'injection, de tels accidents sont rares. Pour ce qui est de l’inertie pendant la période de dilatation, les Allemands la divisent en primitive et secondaire. La première est