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Hypophyse S.C. Extraction d’une fille vivante : 3.550 gr. 30 minutes après, délivrance naturelle complète : 630 gr. Hémorragie abondante, compression de l’aorte, massage du fond utérin, qui reste gros et mou. hypophyse S.C. Mise en déclive, huile camphrée, caféine, adrénaline, sérum artificiel. Pouls 120. 2 heures après : bon état général. Pouls 96.
OBS. XIV. — N° 1224. C. M. 27 ans. IV . Bassin normal. 1 accouchement naturel, enfant bien portant, 1 accouchement au forceps, procidence du cordon, enfant mort. 1 avortement de 3 mois, curettage. Pneumothorax pendant 5 ans, plus de B.K. depuis 1925. Dernières règles le 18 juillet. Grossesse gémellaire bivitelline. Début du travail le 11 mai 1936, à 8 h. Première présentation en S.I. G.A. Rupture artificielle tempestive des membranes. Accouchement le 12 juin 1936, à 1 h. 10. Deuxième présentation en O.IG.A. Accouchement à 1 h. 45. Durée du travail 17 h. 45. Premier fœtus siège complet, inertie utérine, 1/2 d’hypophyse S.C. Extraction facile d’un garçon vivant : 2.720 gr. Rupture de la deuxième poche des eaux. Deuxième fœtus : présentation en sommet en O.P. inertie utérine, 1/2 d’hypophyse S.C. Extraction d’une fille vivante : 2.940 gr. Délivrance artificielle pour hémorragie, inertie utérine, hypophyse dans le muscle utérin et IV. ergotine, compression de l’aorte, massage utérin, tamponnement utéro-vaginal. Sérum artificiel I.V. Transfusion sanguine, 400 ce.
OBS. XV. — N° 2801. B. G., 28 ans. III pare. Bassin normal. Accouchement gémellaire, fille et garçon bien portants, 1 accouchement naturel, enfant décédé de méningite à 13 mois. Dernières règles le 17 février. Début du travail le 15 novembre, à 10 h. Présentation en O.I.G.A. Rupture tempestive large des membranes. À 24 h., 1/2 cc.
d’hypophyse S.C. Dégagement en O.P. Accouchement le 16 novembre 1936, à 0 h. 40. Durée du travail 14 h. 40. Accouchement naturel à terme. Extraction d’un garçon vivant : 3.550 gr. Délivrance naturelle complète : 500 gr. Pour placenta praevia latéral.
OBS. XVI. — N° 833. — T. M. 25 ans. I pare. Dernières règles le 7 juin. Début du travail le 1% avril 1937, à 23 heures. Rupture artificielle des membranes. Accouchement le 2 avril 1937, à 19 h. Durée du travail 20 h. Accouchement naturel à terme. Extraction d’une fille vivante : 3.520 gr. Délivrance naturelle complète : 610 gr. Hypophyse intra-utérine 1 cc. avant l’expulsion.
OBS. XVII. — N° 125. M. R. 42 ans. III pare. 2 accouchements naturels suivis d’hémorragie, enfants bien portants. Bassin normal. Dernières règles du 13 au 17 avril. Début du travail le 14 à 2 h. Présentation en O.ID.P. Dilatation complète, injection de 1/2 cc. d’hypophyse S.C. Accouchement le 14 janvier 1936, à 9 h. 15, après 7 h. 15 de travail. Accouchement naturel à terme; expulsion d’une fille vivante : 3.730 gr. Délivrance naturelle et complète : 565 gr.
Il se trouve que sur sept observations publiées, nous présentons 3 gémellaires. Il est naturel que l’on s’attende à trouver des gémellaires dans ce chapitre, car souvent il se produit de l’inertie après la sortie du premier enfant, et nous l’avons combattue par des injections d’extrait hypophysaire. Dans les 7 observations citées, nous avons eu 6 délivrances naturelles et complètes. Pour laccouchement relaté dans l’observation XIV et qui est une gémellaire, il a fallu
en
pratiquer une délivrance artificielle, l’inertie utérine s'étant produite à trois reprises. Citons en passant l'observation XIII : 1 ec. d'hypophyse triomphe une première fois de l’inertie utérine qui se produit au moment de l’expulsion ; mais après la délivrance qui est naturelle et complète, l’action de l'extrait ayant vraisemblablement cessé, une hémorragie abondante se produit. Il faut alors à nouveau 1 ce. d'extrait en sous-cutanée. Mais ces cas sont rares. Aussi, on peut se demander quelle importance aurait pris l’hémorragie si on n'avait pas fait la première injection. Cette question ne se pose pas lorsqu'il s’agit d’une injection faite au cours de la période de dilatation, surtout s’il s'agit d’une dose forte et l'utérus n'étant pas
vraiment atonique. Car alors, l'organe s’épuise en contractions et entre quelque temps après dans une phase d'inertie d’où il peut être difficile de le sortir. Aussi ne manquerons-nous pas d'insister avec VIGNES sur la notion du tonus utérin. Dans la physiologie obstétricale normale et pathologique, il écrit : «Quand la femme, après un travail long, est épuisée par manque de sommeil, alors que les contractions sont faibles, espacées et inopérantes, elle bénéficiera de l'extrait hypophysaire. Celle qui est fatiguée par des douleurs rapprochées, pénibles et sans grand effet se trouvera bien au contraire d’une injection de morphine. » Après une accalmie de quelques heures, on pourra injecter avec profit l'extrait post-hypophysaire.
Parmi les observations dont nous n'avons fait que