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citer les numéros, nous avons eu 7 délivrances nafurelles et complétes, Pour le numéro 1231, i] a été fait une délivrance artificielle pour adhérences anormales du placenta, Cette éventualité ne doit pas entrer en ligne de compte, Il est bien évident qu’un placenta, que lon ne peut retirer que par morceaux au cours d’une révision utérine et dont il faut peut-étre ensuite retirer encore certdins débris à la curette, ne peut sortir sous l’action de lhypophyse, Quant 3 lobservation 3133 pour laquelle on a dû faire une application de forceps après échec de 1 cc. de post-hypophyse en sous-cutanée au moment de expulsion, elle restera un des rares cas où lhypophyse n’a eu aucune action, sans que l’on puisse #en expliquer les raisons. Naturellement une hémorragie cependant légére à suivi l’application de forceps, Mais à ce moment une nouvelle injection sous-cutanée d'extrait à suffi pour tout arranger,
Donc, d’une maniére générale, les préparations de post-hypophyse injectées à la phase d'expulsion pour lenteur de cette période, triomphent de l’inertie utérine, L'accouchement se fait normalement, sans brusquerie pourvu que la dose injectée n’ait pas été trop considérable, Enfin, l'action se poursuit après la sortie de Venfant, le placenta est bientôt expulsé et les hémorragies sont rares, Nous n’en signalons que 3 sur 16 cas ; et il ne faut pas perdre de vue qu’ils étaient pour la plupart voués à Yhémorragie du fait même de Vinertie utérine,
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Le D’ Scorr (1) d’Evanston en Illinois, employa l'extrait de lobe postérieur dans 1.000 accouchements. Il est d’avis que ce remède rend moins longue la période de accouchement, moins abondante lhémorragie de la délivrance, moins fréquente les hémorragies du post-partum et qu’il diminue le nombre des rétentions placentaires. Dans ces 1.000 accouchements, il a employé systématiquement une piqûre intra-musculaire de 5 unités, au début du troisième stade du travail.
Il est préférable, chez la primipare de ne faire l’injection qu’à la fin de la dilatation ; chez les multipares on peut la faire dès que la dilatation est commencée. Si des obstacles s’opposent à la dilatation du col, il y a là une contre-indication absolue, l’extrait pouvant exagérer les contractions et engendrer une rupture ou une contracture de l’utérus.
Plusieurs auteurs ont affirmé que les contractions, provoquées par l’extrait donné pendant l’accouchement, se continuaient avec une intensité suffisante pendant la période de la délivrance pour favoriser cette dernière. Ainsi, STERN conclut à une délivrance spontanée, rapide et sans perte considérable de sang. FABRE et RHENTER ont eu 6 délivrances normales et 3 artificielles sur 9 accouchements, pendant lesquels ils ont fait de la post-hypophyse. SIGURET constate que la délivrance s’effectue toujours assez rapidement.
On a accusé l'injection d’extrait de produire des
(1) Monde médical, 1928, p. 359.
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décollements prématurés du placenta Nous n’en avons pas observé et BUREAU n’a relevé que deux cas de ce genre dans la littérature médicale. On a parlé aussi d’enchätonnement, il n’y en a aucun cas dans nos observations. Quant à la rétention des membranes, nous n’en avons observé que quelques rares cas, il s'agissait de rétentions partielles qui n’ont jamais donné lieu à des suites fâcheuses.
Nous attribuons ces succès au fait que nous nous efforçons de n’administrer que de petites doses et que nous n’intervenons que judicieusement.
LAURENTIE signale un cas d'accouchement particulièrement compliqué par plusieurs injections d’hypophysine (3 fois 1 cc.) chez une primipare de 34 ans. Le médecin qui avait pratiqué ces injections l’appela à son aide. À n’en pas douter, il s’agissait d’une véritable tétanisation utérine et, malgré une anesthésie complète et une injection de morphine, le relâchement utérin n'étant qu’incomplet et le forceps ayant échoué, il fallut terminer par une basiotripsie. Mais avec de petites doses en $S. C. ou en I M. Dans les derniers temps de l’expulsion et lorsqu'il y a atonie, l’extrait post-hypophysaire n’entraine pas de telles réactions et constitue un excellent moyen permettant d’éviter les hémorragies de la délivrance.
Nous terminerons par cette phrase de Riss « Essayer sans raison de hâter ou de terminer le travail par des drogues ou des manœuvres intempestives, vouloir faire mieux que la nature au lieu de
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l’aider seulement, sont des choses condamnables et quelquefois criminelles. »
Après avoir conclu qu'il y a intérêt à pratiquer l'injection de post-hypophyse pendant le travail et plus encore pendant la période d’expulsion pour avoir une action certaine sur la délivrance, nous allons maintenant examiner ce qui se passe après l’accouchement lorsqu'il se produit une hémorragie. L’extrait post-hypophysaire peut-il nous être utile dans ce cas, et de quelle façon devrons-nous lutiliser ?
Nous considérerons deux cas :
1° L’hémorragie se produit avant la délivrance.
2° L’hémorragie se produit après la délivrance.
Avant ou après, l’hémorragie constitue une complication grave de l’accouchement, complication redoutée à juste titre de l’accoucheur. Il n’y a rien de plus alarmant que la vue d’une femme qui jusque là était pleine de forces, et qui peu à peu pâlit et s’éteint, tandis que le sang s’écoule à flot par le vagin dès que l’on presse le fond utérin. Tous les moyens sont mis en œuvre et l’hémorragie continue. On se demande alors avec angoisse quel va être le dénouement. En désespoir de cause, on fait une hystérectomie ; mais on n’est pas toujours dans les conditions requises pour pouvoir opérer.
Le pronostic de l’accouchement dépend en grande partie de la délivrance.