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HISTORIQUE

L'introduction de l'extrait post-hypophysaire dans la thérapeutique obstétricale, vers l’année 1909, enthousiasma les accoucheurs du monde entier, tout comme l'avait fait l’ergot de seigle ; puis les divisa en les engageant dans une polémique qui n’est pas terminée.

Devant l’inefficacité des procédés simples et des moyens mécaniques, on avait usé et abusé de l’ergot. Les nombreux accidents graves qui étaient résultés de cet usage inconsidéré entraînèrent vite la triste renommée de ce produit. Il allait en être de même de l'extrait post-hypophysaire : après l’enthousiasme, peut-être excessif, il est vrai, du début, ce fut la méfiance et la critique. Au fond, ce n’était pas une mauvaise chose, mais il ne fallait rien exagérer, l’extrait de lobe postérieur avait lui aussi ses contreindications. Heureusement que ses partisans convaincus continuaient à déclarer avec PouLioT qu’il ne se produisait de désastres que lorsque les médecins ignoraient les conditions indispensables de l’emploi de ce médicament.

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Lorsqu'on se mit à utiliser les préparations de lobe postérieur en obstétrique, il y avait une dizaine d'années que l'étude physiologique de cette glande avait été commencée par SCHAEFER et OLIVIER : exactement en 1895. RENON et DELILLE continuèrent en 1906. La même année, DALE en entreprenait l’étude en Angleterre. Puis ce furent FRANKL, FROECHLICH et HocawarT en 1910. Tous montrèrent que les extraits post-hypophysaires provoquent la contraction des fibres musculaires lisses et agissent spécialement sur l'utérus.

En septembre 1911, HOFBAUER publia de brillants résultats obtenus chez 66 parturientes après avoir employé le premier en obstétrique la pituitrine de PARKE et Davis lancée en 1908.

En 1912, dans les archives mensuelles d’obstétrique et de gynécologie, HaucH et MEYER, de Copenhague, déclarent que la nouvelle médication est plus efficace contre l'insuffisance secondaire que contre l’inertie primordiale, et ne peut pas du tout servir à provoquer l’accouchement. La même année, le Docteur HEILBRONNER, de Mayence, conseille l'injection hypophysaire principalement au moment de l’expulsion, dans tous les cas où l’accouchement doit être hâté, à condition bien entendu que le bassin soit bien conformé et la position de l'enfant normale. Peu à peu, on acquit des précisions relatives à l'emploi et aux contre-indications de l’extrait. Cependant, l’école de Nancy avec PARISOT et SPIRE n’obtenait que des

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résultats médiocres que l’on mettait sur le compte de la forme pharmaceutique employée.

Les injections d’extrait de lobe postérieur furent faites en sous-cutanée pour la plupart, puis en intramusculaire et en intra-veineuse, Pour la première fois, en 1913, HerzBERG injecta ce produit dans le muscle utérin, à travers la paroi abdominale, et a trouvé cette méthode d’une efficacité parfaite, dans les cas de grande atonie utérine, là où l’ergotine habituellement employée n’a donné aucun résultat. Ce procédé fut préconisé pour la première fois en France par le professeur BrINDEAU (1). Malgré les bons résulfats obtenus, cette pratique ne s’est pas beaucoup répandue, puisqu'on lit dans le «€ British médical journal >» du 29 juin 1935, ce passage de RawsoN : « Ce procédé n’est généralement pas connu ; du moins, je n’en ai aucune mention dans les livres. » Nous publions dans cet ouvrage 13 cas d’injection d'extrait post-hypophysaire directement dans le muscle utérin, nous ayant donné d’excellents résultats, sauf pour un cas où l’atonie a également résisté à l’ergotine.

Terminons ce bref exposé en rappelant une phase importante de l’histoire des préparations de lobe postérieur, nous voulons parler du dosage biologique de Flactivité des préparations post-hypophysaires. Des résultats différents ayant été obtenus avec diver-

(1) Srruzovict : Thése, Paris, 1936.

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ses préparations en usage, la société des nations réglementa le dosage dans une conférence de Genève, à la suite du rapport du professeur DALE. Un standard facilement utilisable y fut adopté. L’unité type correspond à 0 mgr. 5 de poudre standard.

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