SCÈNE VI
BERGERON, P ui. CLOTILDE.
BERGERON
Il estdrôle, ce garçon... il aun regard !... (Regardant sa montro.) Ah! sapristi!... mais je ne suis pas en avance, moi! (se diri-
rigeant vers la porte.) Courons vite...
CLOTILDE, entrant *.
Bonjour...
BERGERON
Comment!... tu es venue seule?
CLOTILDE, sèchement.
Fallait-il vous attendre éternellement?
BERGERON
Et tu as pu trouver...
CLOTILDE
Oh ! je me suis adressée au maître d’hôtel... il vous connaît très-bien. .. il paraît que vous prenez toujours le n° 4.
* Clotilde, Bergeron,
Ah I il t’a dit... (a part.) Imbécile!
CLOTILDE, avec intention.
Vous venez souvent ici ?
BERGERON
Oui... de temps en temps... quand nous avons à causer, Morisseau etmoi, tu sais bien? Morisseau. .. l’agent de-change.. .
CLOTILDE, même jeu.
Celui avec qui vous avez traité avant-hier soir l’affaire des canaux sous-marins ?..
BERGERON
Précisément!
CLOTILDE
Je viens de le rencontrer... Il m’a demandé de vos nouvelles...
BERGERON
Ce bon Morisseau !
CLOTILDE
Il ne vous a pas vu depuis huit jours...
BERGERON
Hein?... Ah! pardon... c’est un malentendu... car enfin, tu sais bien...
CLOTILDE
Pas d’explications, n’est-ce pas? Vous m’avez fait la gracieuseté de m’inviter à dîner... je viens dîner...
Elle s’approche de la glace pour arranger sa coiffure. BERGERON, embarrassé.
Comment donc.. v mais... certainement...