BERGERON, CLOTILDE
CLOTILDE, s 'approchant de la table.
Eh bien... monsieur... puisque vous êtes chez vous... si ‘ vous voulez faire les honneurs.. .
BERGERON, à part.
Il y a de l’orage. (Haut, désignant la chaise de droite.) Tiens, ma bonne...
* Clotilde, Bergeron.
CLOTÏLDE, s'asseyant.
Car enfin, vous êtes chez vous, ici...
BERGERON, à part-
C’est une scène!...
Il s'asseoit.
CLOTÏLDE.
Vous ne répondez pas?
BERGERON
Que veux-tu que je te réponde? que je suis ravi d’y être avec toi... que je suis ravi...
CLOTÏLDE, avec ironie.
Oh ! c’est charmant !... vous êtes d’une galanterie, ce soir...
BERGERON
Moi ! oh I mon Dieu ! je dis cela parce qu’il faut parler, sans quoi...
CLOTÏLDE.
Sans quoi vous me laisseriez tranquille, n’est-ce pas? A merveille !
BERGERON
Mais, ma chère amie. ..
CLOTÏLDE.
Avouez que je suis une femme bien heureuse!
BERGEROrç.
Je fais des vœux pour qu’il en soit ainsi...
CLOTÏLDE .
Oh! parlons-en de vos vœux!... si je les avais connus plus tôt, ce n’est pas moi que vous auriez épousée...
BERGERON
Est-ce que tu regretterais...
CLOTÏLDE, nerveuse.
Oui... oui.. . enfin, je sais ce que je veux dire...
BERGERON, à lui-même.
Elle sait ce qu’elle veut dire... (Moment de silence.) Eh bien, voyons... si nous nous faisions servir, hein?...
U se lèvo et va sonner au fond.