SCÈNE XIII
LE GARÇON , vêtu du paletot do Brizard, — puis BERGE R ON.
LE GARÇON, lisant sur le carnet.
« Soyez heureux avec Ernestine, je pars avec Ciotilde. »t — Ernestine?.. Ciotilde?.. ils ont épousé le deux sœurs!., c’est pour ça qu’il aura voulu servir. . . (Riant.) C’est une farce 1 . . il s’est déguisé et puis quand les autres sont venus, il leur a fait une farce. .. (s’approchant do la table.) Ils n’ont rien mangé... Je parie qu’ils sont allés dîner autre part !.. Ah! ah!., c’est drôle!., et il m’a laissé son paletot, encore!
BERGERON, entrant vivement
Ma chère amie. .. — Tiens, où est-elle donc ?
* Ciotilde , Brizard.
** Bergcron, lo garçon.
LE GARÇON, à part.
C’est le beau-frère... (Haut.) Ils sont partis.
BERGERON, saluant le garçon.
Ah!., vous étiez là, monsieur?.. Ce n’était qu’un évanouissement, n’est-ce pas?
LE GARÇON, le regardant sans comprendre.
Hein?
BERGERON
Le garçon l’a reconduite chez elle ?
LE GARÇON
Le garçon ?. . (Riant.) Ah! oui... lé garçon !
BERGERON
Pourquoi riez-vous?.. Je vous demande si ma femme...
LE GARÇON
C’est donc votre femme ?..
BERGERON, étonné.
Oui... qu’est-ce qu’il y a?
LE GARÇON
La dame qui était là ?..
Sans doute !
BERGERON
LE GARÇON
Clotilde, enfin?
BERGERON, à part.
Comment! il connaît ma femme!.. (Haut.) Pardon I monsieur... à qui ai-je l’honneur...
LE GARÇON, saluant.
Baptiste Pitois.
BERGERON, à part.
Pitois ? ce n’est pas dans la famille ce. nom-là ! (Haut.) Et vous dites que Clotilde...
LE GARÇON
Est partie avec Jules.
BERGERON
Hein?..
LE GARÇON
Oui... (Lui passant le carnet. ) Voyez : c’est signé Jules.