LH-IEN
Peut-être, je n'y vais jamais.
GUSTAVE, à pari
11 est adorable! {Haut) Moi ,qui [comptais sur toi pour des tuyaux.
Des tuyaux >
GUSTAVE, lirait I un papier de sa poche Des renseignements... A la descente du train, on m'a glissé dans la main ce prospectus.
LUCIEN, lisanl le papier Au coin de la place, la Taverne Japonaise... Je n'ai jamais mis les pieds là-dedans.
GUSTAVE
Si je ne dinais pas chez le Sous-Prél'et, je t'y aurais offert un bock ce soir.
LUCIEN
Tu.dines chez le Suus-Préfet r
GUSTAVE
Je le céderais ma place avec délices... C'est rasoir, le monde!... Une idée I Après le café, je plaque la société... Rendez-vous à la Taverne Japonaise... Chiche?
LUCIEH
Ne compte pas sur moi.
GUST.WE
Pourquoi?... Je t'invite. C'est moi qui paie.
LUCIEN
Je ne sais pas si papa...
GUSTAVE
Tu es encore sous la férule paternelle?... (RianI) Je suis tombé dans une tribu de sauvages, icil...
(// présente à Lucien son étui i ci^ar^tles)
LUCIEN
Merci, je n'en use pas.
GUSTAVE, railleur
Papa le défend... On nage dans la vertu ici... Tu en vends... Combien le kilog?
LUCIEN
Blagueur I
GUSTAVE
Cherche-moi le bocal... L'article me manque Idlalement. (Regardant les vitrines) En voilà des tlacons ! Ça me rappelle le Mardi gras.
LUCIEN
Quel rapport?
GUSTAVE
L'année dernière au Carnaval, les étudiants ont monté un monôme au quartier latin. Trois cents ù la queue leu leu ! C'était moi le Chef de file. Rue Gay-Lussac, j'entre dans une pharmacie en criant : Conspuez le Potard ! Toute la bande me suit : Conspuez le Potard ! Conspuez le l'otard ! On escalade
les comptoirs. Les bocaux \olent en l'air et nous exécutons une danse au quinquina, ;i la térébenthine et à l'huile de ricin dans des nuaues de bismuth et de magnésie. Les sergots s'amènent là-dessus. Nous \(iilù les trois cents, au poste... Ce que c'était tordant !
LU IKN
Pour le pharmacien surtout '.
GUST.WE
Les journaux ont dit qu'il nous avait provoqués. Tous acquittés ! Si tu avais vu la tète du Potard ?
' LUCIEN
Le Potard }
(iCST.WE
Le pharmacien. Tu es un Potard, toi aussi... Tiens, quand on parle du loup...