‹ Potinard le potard; comédie en deux actesChapitre 15 sur 40 · LES MÊMES, POTINARD, FERNAND · texte numérisé non relu

LES MÊMES, POTINARD, FERNAND

POTiNWRD, entrant avec Fernand Elle poussait des exclamations, la brave femme! Ta présence la rajeunissait de trente ans.

FERN.A.ND

Très pittoresque! Très intéressant! Mais assez de visites comme ça. Tes relations ne sont pas folichonnes... Ah! mon fils est arrivé... Je te présente Gustave, un bonhomme qui manie les chiffres comme un financier de carrière.

GUSTAVE

Bonjour, mon oncle.

P0TiN.\RD

Embrasse-moi, mon garçon. .Mes compliments. Ton papa m'a déjà entretenu de tes dispositions.

GUSTAVE

L'argent, connais que ça, mon oncle!

FERN'.\N'D

Il a le flair... Je lui ai confié un petit capital. Il l'a doublé!

POTINARl)

Tu entends. Lucien?... Il lui confie ses valeurs. GirsTAVE, avec faillite

...Aux âmes bien nées, la Valeur n'attend pas le nomb>-e des années...

Quel malheur que tu ne sois pas ici pour longtemps ! Tu donnerais des leçons de bourse à Lucien. Tu arrondirais notre petit avoir. .. Nous autres, en dehors de nos cornues... Mon petit Lucien a l'esprit fermé à beaucoup de choses... Tu exercerais sur lui une influence salutaire...

GUSTAVE

J"ai déjà essayé de le dégourdir.

Allez donc faire un tour en ville, la jeunesse.

FERNAND

C'est une idée. Pendant ce temps-là, nous parlerons sérieusement, Ernest.

Lucien e.xhibera à ton fils les curiosités de Colignac-le Vicomte : le cours, les remparts, le Coteau des Tilleuls.

GUSTAVE

Au revoir, mon oncle !

Amuse-toi bien, mon neveu.

GUSTAVE

Vous savez, l'éducation de Lucien est en bonnes mains.

Je compte sur toi. {Les jeunes gens sortent par le fond)

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