‹ PouchkineChapitre 2 sur 15 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Nous savons de Pouchkine, par Mickiéwicz, qu'il tourne «f autour du soleil- Byron » ; par Mérimée, qu'il est le dernier des Grecs ; par Georges Brandès, que sa poésie sent le nègre; par Melchior de Vogué, quil appartient à l'humanité tout entière. Cependant les Russes le réclament pour leur pays. Cette esquisse montrera ce qu'il n'est pas : ce qu'il est n'en ressortira peut-être pas aussi nettement. Il est difficile, en effet, de bien rendre le charme de ses vers. « Il est plat, votre poète ! » disait Flaubert à Tourguénief qui le lui traduisait. Pourquoi ce mot ne m'a-t-ilpas empêché d'écrire ce livre ? C'est sans doute qu'on ne peut supporter, quand on aime Pouchkine, de le voir laissé dans l'ombre, derrière d'autres Russes moins faits pour notre admiration. Et puis, il est permis d'espérer en des lecteurs plus patients que Flaubert.

Emile Haumant.

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