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ARBOCAVE (1) S. Germain. Le Seigneur du lieu de Arbocava. dono episcopi (livre Rouge.)
Le curé doit 35 sols morlans pour la visite faite en personne ou par commissaire. Capellanus est le mot que je rends par curé, je crois qu'il englobe le curé primitif et le vicaire perpétuel.
Il y avait autrefois deux prébendes, celle’ de $S. Georges et celle de la confrérie de Notre-Dame. On n’emploie pas la dernière dans l'assiette de 1680.
Le capitaine Abadie de Béarn démolit l'église avant 1579, il emporta tous les ornements qu’il y trouva etrançonna les marguilliers qu'il avait arrêtés.
L’archif d'Arbocave monte suivant le livre rouge à 15 sols morlans. Recipit episcopus pro procuratione d'Arbocava quindecim solidos morlanorum. Il y est aussi marqué que cette église était autrefois du patronage de l’évêque.
BACHEN (2) Ste-Madeleine. Le Chapitre d’Aire. Est unie à la psallette d’Aire.
de Montcamp, ancien prieur du Mas, se maria et continua de résider au Mas, au grand scandale des fidèles. Bernard Ducace, Arnaud Darguzan, Jean Castelnau et Etienne Dangoumau imitèrent son exemple, mais ils allèrent vivre ailleurs. On croïtque Moncamp se trouvait dans les rangs de ceux qui brülèrent le monastère et l'abbaye.
Grâce à leur zèle pour la maison de Dieu, les chanoines d’Aïre étaient parvenus, dès l’année 1571 à faire recouvrir la cathédrale et la chapelle, malgré leur misère profonde et la pauvreté absolue de la fabrique. Arnaud Fournier, bachelier en droit avait le titre de vicaire perpétuel d’Aire après les troubles protestants, mais ne résidant pas dans la ville, il avait chargé un prêtre d’y faire les offices et d’y admiuistrer les sacrements.
Subéhargues, annexe d’Aire, subit à son tour les violences des protestants qui brûülèrent son église par l’ordre de Montgommery en 1569, après lavoir dépouillée de tous ses ornements. Cette paroisse possède une population de 750 habitants. (Archives du Grand Séminaire d’Auch.) On peut consulter les Glanages de Larcher, à Tarbes (Bibliothèque de la ville) On y lira : l’une Sentence arbitrale entre l'évêque et les habitants d’Ayre, en 1330, p. 132 à 139. T. XVI. 2° Un extrait d'arrêt du conseil qui déboute l’évêque d’Aire du péage (T. XVI, p. 70.) 3° Une relation du siége d’Aire (1616, T. XXII, p. 53 à 60.)
(1) Arboucave est une petite paroisse du canton de Geaune. Abadie de Béarn, capitaine protestant pilla d’abord et démolit eusuite l’église de cette malheureuse localité dont les habitants furent conduits en exil et rançonnés. Le service religieux s’y faisait en 1571 par les soins de Jean de Junca, curé, qui résidait dans sa paroisse. {Archives du Grand Séminaire d’Auch.) on |
(2) Bachen est actuellement annexé à Duhort. Ces deux localités ont une population de 1272 habitants. Bernard Vignalli prêtre et Gaillard de Lacaze, vicaire de l’archiprètré d'Urgons, chargés de la visite des paroisses de leur circonscription après les troubles de 1569-70 déclarent, dans le Procès-verbal de Charles IX que l’église de Bachen et de Cornet son annexe furent pillées par les gens du comte de Montgommery. Des huguenots de St-Sever et de Castelnau enlevèrent à leur tour les fruits décimaux de ces localités. Bachen, après avoir perdu ses ornements, joyaux, cloches, etc., disparut dans les flammes. Des vicaires chargés de l'administration. des sacrements,
Il y a la prébende de Guron.
Cornet en est annexe et donne huit sols pour visite et pour Cornet trois sols de la même monnaie. (V. Buanes).
BATZ (1) Notre-Dame. Le Seigneur du lieu, Serait-ce de Vallibus? marquis de Poyanne.
‘Le droit de visite pour Batz, est fixé à 10 sols morlans.
Le procès-verbal envoyé à Charles IX porte que cette église était du patronnage de l’évêque; qu’elle fut pillée par les Religionnaires qui y massacrèrent un prêtre. | Ses annexes sont Aubaïgnan qui était de dono episcopi, et Serregaston.
Batz (Ste-Catherine), Serresgaston, (S. Vincent), Aubaignan (la Nativité de Notre-Dame).
Matlieu de Pontac, comte de Belhade, marié avec N. Du Barry, héritier de Batz, vendit la terre de Batz à Jean-Jacques de Fénelon, conseiller en Ja grande chambre, cellerier de France. Jeanne-Marie sa fille, dame de Batz est mariée avec N. Boula du Mont de Godefroi, conseiller au parlement de Paris.
Item facit preceptor de Pecorada pro decimali xx solidos morlanorum.
Item facit præceptor domus d'Ordainh pro quarta décimali de Bahus, de Molens et de Luco Petro et decimarum tam novalium quam alarum terrarum, carnalagiorum et vinorum et aliarum rerum xxi solidos morlanorum. Item recipit episcopus a capellano de Vallibus pro decima de terra Ranis quinque solidos morlanorum.
faisaient, en 1571, le service de Bachen au mieux qu'ils pouvaient ainsi qu'était accoutumé. (Archives du Grand Séminaire d'Auch.) ;
Le Pouillé dit que Bachen est uni à la psallette d’Aire. C’est exact. Déjà au XVT siècle il en était ainsi puisque le Procès-verbal de Charles IX dit en parlant de cette paroisse : « est à la collation de l’évêque d’Aire et le maître des enfants de chœur prend les fruits de ladite cure pour l'entretien des dits enfants. »
(1) Bats est une commune du canton de Geaune. Ses anciennes aunexes Serregaston et Aubagnan appartiennent au doyenné de Hagetmau dont elles constituent une paroisse.
Pierre de Lassère, prêtre, était curé de Bats après les troubles de 1569-70. Il n’y résidait pas. Il y faisait administrer les sacrements par des vicaires comme avant l'invasion des Huguenots qui ruinèrent les trois églises. Un Cothuran du nom de Bayle brûla même celle de Serregaston. Le seigneur de S. Julian emporta un ealice d’argent, et Jean Dupin, soldat, de Samadet, prit quelques joyaux. Pour les cloches, les livres et les joyaux, ils disparurent entièrement. (Archives du Grand Séminaire d'Auch.
On peut consulter dans les Glanages de Larcher (Bibliothèque de la ville de Tarbes) une pièce importante ayant pour titre : « Permission des seigneurs de Castelnau pour les habitants d’Aubagnan et de Serregaston (1457). T. XXII, p. 121 à 125.
Pierre Dutrey, prêtre de Bats, fut massacré par les religionnaires.
— Ai — BAHUS-SOUBIRAN (1) S. Jean. M. L'EvÊQuE.…
Cette paroisse est connue dans les anciens catalogues sous le nom de Sorbets. Le droit de visite est fixé à 35 sols morlans. M. l'Evêque a encore-les novales dans Bahus et 31 sols morlans d’archif.
L'église de Bahus fut ruinée vers 1567. Les Huguenots qui l'avaient pillée et démolie emmenèrent un prêtre auquel ils firent de si mauvais traitements qu'il en perdit le sens. |
Cette église fut dépouillée par les Hugüenots de tous ses ornements et choses nécessaires à la célébration du service divin. Le curé fut fait prisounier par un agent du seisneur de Geune et de Castelnau. Un catholique charitable paya la rançon. Son esprit fut dérangé et il mourut dans une grande pauvreté.
Ses annexes sont Votre-Dame de Sorbets, S. Louis de Bardon, pour lequel la visite est fixée à cinq sols morlans, Notre-Dame de Saubonières ou Soubanère (silva nigra). Il n'y a ni église ni habitan en cet endroit.
M. le marquis de Poyane prend toute la dixme qui lui est disputée par M. le commandeur d’Areins dont Pécorade est membre. — Livre rouge d’'Aire fait en 1335.
(1) Bahus-Soubiran, commune du canton d’Aire, n’a plus que Damoulens pour annexe ecclésiastique. Un superbe château féodal occupe une position très forte sur le territoire de cette localité arrosée par le Bahus, affluent de l’Adour qui lui donne son nom. Sorbets se trouve dans le doyenné de Geaune. Le Pouillé cite un extrait du procès-verbal de Charles IX. Il a le tort d’être incomplet, disons pour combler ses. lacunes que Bahus et ses annexes étaient à la collation de l'évêque d’Aire depuis 1565 environ et que cette paroisse était sans curé après les troubles protestants. Un certain marchand de Duhort, nommé Tuholes y faisait bien faire quelque service par un prètre du nom de Guillaume Cazalets, mais en réalite il n’y avait point de pasteur et les fruits de la fabrique allaient grossir les revenus du négociant qui exploitait cette localité. Ce desordre s'explique par le brigandage des Huguenots qui ne se contentèrent pas d'enlever les ornements, cloches et joyaux des diverses églises de la paroisse, mais renversèrent les églises elles-mêmes de fond en comble. Le prêtre martyrisé par les Religionnaires et que le Pouillé ne nomme pas, s'appelait Pierre Dumolens. Son persécuteur était Jean de Lion et Bouste, d’Aire, lui imposa la rançon payée par un catholique charitable. (Archives du Grand Séminaire d’Auch).. — On trouve dans le T. XVI, p, 152, des Glanages de Larcher, à Tarbes, l° un inventaire de la maison de Bahus; 2 p. 452, une note sur Bahus et S. Loubouer. Nous y renvoyons le lecteur. |
— 119 — BUANES (1) S. Orens. Le Chapitre d’Aire.
Le verbal envoyé à Charles IX porte que cette cure était alors unie à la psallette d’Aire.
Il y a deux prébendes appelées de Gerres ou de La Serre et de M° Pierre du Tastet.
On voyait autrefois un temple à Buanes. M. de Pellot, intendant en Guyenne, en ordonna la démolition sur les remontrances de M. de
Sarriac, évêque d’Aire.
Cornet et Classun sont les annexes de Buanes.
CASTELNAU (2) Ste-Madeleine. Patronum habet hos-
Castrum novum. pitalarium (d’Arcins)
La visite montait à 30 sols morlans. Cette église fut pillée et brûlée en 1569. Elle resta longtemps sans curé ni vicaire.
Pecorade est son annexe.
L'église appelée de Ecclesias laquelle était de dono episcopi me paraît être ce qu’on appelle Gleysia où l’on voit des masures d'église dans le terrain de Castelnau.
COUDURES (3) S. Martin. M. L'Evéque. Cultura.
Ecclesia de Culturis de dono episcopi. Il est de 25 sols morlans pour
(7) La paroisse de Buanes appartient, maintenant, au canton d’Aiïre, ainsi que celle de Classun qui a pour annexe Espérons. En 1571, Buanes et S. Orens son annexe étaient attachées à la psallette d’Aitre, comme le dit le Poullé. Les revenus de ces églises appartenaient au maître des enfants de chœur qui les employait à l'entretien de ses élèves. L'église de Buanes fut entièrement brûlée par les soldats de Montgommery. Les Huguenots de St-Sever et de Castelnau pillèrent, de leur côté, l’eglise de Cornet. (Archives du Grand Séminaire d’Auch.)
(2) Castelnau-Tursan est dans le doyenné de Geaune et possède encore Pécorade, petite localité de 169 habitants pour annexe. Pécorade était une commanderie (Malte). Le commandeur qui percevait les fruits décimaux et les revenus de Castelnau laissait souffrir cette paroisse privée de son pasteur depuis plus de trois ans en 1571, au grand scandale des fidèles. Il est vrai que les églises de Castelnau et de Pécorade étaient tombées sous le marteau démolisseur des Huguenots qui leur enlevèrent les livres, ornements et cloches en 1569-70. (Archives du Grand Séminaire d’Auch.
Nous engageons les lecteurs à consulter les Glanages de Larcher, T. XVI, p. 120 à 122 et p. 453. T. XXII, p. 126 : Enquête pour la maison de Castelnau-Tursan., ete., etc., p. 145, 445, 448-451, 453, ainsi que le livre de M. Légé sur les Castelnau.
(3) Coudures, nommée Cothures dans le procès-verbal de Charles IX, est une charmante petite ville du canton de St-Sever, possédant une population de 1,000 âmes environ. Arrosée par le Gabas et le Bas, cette intéressante localité est riche en céréales de toute sorte. Les soldats du capitaine Baudignan après avoir brisé les cloches et pillé les ornements mirent le feu à l’église de Coudures en 1569 et la réduisirent en cendres, sauf quelque muraille. La maison du curé eût le même sort. Citons parmi les pillards L He de Sériclien qui enleva les calices de l’église. (Archives du Grand Séminaire
Auch.) .