AN CE
SAMADET (1) Notre-Dame. Le Seigneur du lieu.
Samadetum. |
S. Jean de Golonin en est annexe (Goloninum).
Trois prêtres furent tués à Samadet par les Religionnaires. Tous les titres de la commanderie de $S. Antoine de Golonin de l’ordre de S. Antoine de Vienne, furent emportés, la maison pillée et brülée. Ce bénéfice est renté aux Théatins de Toulouse. Il vaut 2000 fr. au moins. Il y a un moulin.
Il y a plusieurs prébendes. Celles de Augerio ou de $. Julien, du Saut, de Martin autrement de Theoux ou de Tray ou de Thery, du Pin, de Poüy. Il y en avait autrefois une appelée Bertrand de Beyries.
Celle de Compte ou du Compte est dans l’église de S. Jean. Elle est de d0 fr. de rente et du patronage de M. l'Evêque.
SANSAC (2) S. Jacques. M. L'EVÊQUE.
S. Jacques de Gabasbielle est son annexe.
(1) Samadet, charmante ville du canton de Geaune, arrosée par le Lous et le Gabas possède une population de 1,600 âmes.
Les Romains paraissent avoir occupé ce point de l’Aquitaine où ils se retranchèrent sur le camp de Lamothe, s'il faut s’en rapporter au témoignage de certains chroniqueurs.
L'église et la chapelle de Samadet disparurent dans les flammes lorsque le capitaine Moncla se jeta sur ce pays avec ses bandes d’incendiaires. Le seigneur de S. Julian, protestant et frère du curé de Samadet s’empara pour son compte de divers ornements. Le curé dont nous parlons, François de S. Julian n’était que simple clerc, n'ayant jamais voulu se faire ordonner. Après comme avant les troubles de 1569-70, il faisait remplir les fonctions curiales par des vicaires. Ce régime dura plus de vingt ans. (Archives du Grand Séminaire d’Auch.) 3
S. Jean-de-Golonin était devenu annexe de Samadet au XVII siècle. C’est du moins ce que le Pouillé nous révèle. Si cette église est la même que celle de $. Antoine de Goloni, ce que nous croyons, sauf erreur, elle dépendait d'Urgons au XVI siècle. (Voir plus bas Urgons.)
Samadet jouit d’une juste réputation européenne pour ses belles faïences anciennes. Les vrais amateurs de céramique antique estiment à bon droit que leur collection et incomplète, si elle ne renferme quelques échantillons de la célèbre fabrique de ce nom.
(2) Sensacq fait actuellement partie de la paroisse de Miramont, dans le canton de Geaune. Les Religionnaires saccagèrent et pillèrent cette église en 1569-70. Malgré la perte des livres, joyaux et ornements, le service divin y avait repris en 1572. Jean Lacai, qui en était curé, n’y résidait pas, mais 1l s’y rendait quelquefois pour prêcher et administrer les sacrements. Du reste, 1l avait confié le service paroissial à un vicaire comme avant les troubles religieux. (Archives du Grand Séminaire d’Auch.)
SARRASIET (1) S. Michel. M. L'EVÊQUE.
Son annexe est Bahus-Jusan.
VIELLE (2) S.Jean. | Le Seigneur du lieu.
Villa.
URGONS (3) S. Martin. Le Seigneur. du lieu.
C'est le bénéfice de l’archiprêtre de Jussan. L'état de 1577 marque les prébendes de Mauries, de Notre-Dame, de S. Jacques, de Prat, de Ricart, de Nérac, de Pentagnan et de Ferrier.
(1) Sarrasiet, dans le canton de Saint-Sever avait pour annexe Bahus-Jussan. Le protestantisme fit de grandes ruines dans cette paroisse en 1569-70. Un certain Sausée : Dayres, obéissant, disait-il, aux ordres du capitaine Séris, trésorier-général des religionnaires à S. Sever rasa totalement l’église de Sarrasiet et à peu près entièrement celle de Bahus-Jussan. Celle-ci, cependant, un peu moins maltraitée que la première servait de centre de réunion aux fidèles en 1572 lorsque le service divin fut repris. Un vicaire y remplissait les fonctions curiales pour Bernard Lachan, prêtre, qui n’y rés'dait pas.
Le curé de Sarrasiet jeté en prison par les Huguenots qui s'étaient emparés des ornements, livres et cloches des églises, dut payer une rançon pour recouvrer sa liberté. (Archives du Grand Séminaire d’Auch.)
(2) Vielle compte une population de 800 âmes et appartient au canton d’Aïre. Le Pouillé ne dit rien de cette paroisse. Elle mérite une mention cependant ne fût-ce qu'à cause des atrocités sans nom dont elle fut le théâtre à l’époque de l’invasion protestante en 1569-70. Quatre prêtres y furent massacrés, l’un dans son lit où la maladie le clouait, les trois autres dans leurs maisons. Plus de vingt laboureurs tombèrent sous les coups des bandits commandés par les Vicomtes sortant du Béarn. L'église de Vielle perdit ses livres, ornements, cloches, etc. et disparut ensuite dans les flammes. Le seigneur du lieu, Jean Dartiguenave, huguenot, peut-être frère de Bernard Dartiguenave, l'un des quatre prêtres mis à mort, profita des troubles pour s'emparer des fruits décimaux de la paroisse à laquelle il donna cependant un pasteur catholique dans la personne de Jean Dayderon, prêtre de la localité. (1572. Dartiguenave vola à l’église de Vielle un treillis de fer el un pluvial. (Archives du Grand Séminaire d’Auch.
(3) Urgons est une paroisse de 650 âmes, dans le canton de Geaune. L'église d'Urgons était, au XV[' siècle, le siège de l’archiprètré de Tursan. Le seigneur du lieu présentait à cette cure dont l’enstifution appartenait à l’évêque d’Aire. En 1569-70, le capitaine protestant Lucbardès brûla l’église d’Urgons. Deux cloches furent fondues par les flammes ; deux autres, épargnées par le feu, tombèrent, même après la pacification, au pouvoir du seigneur de Castelnau, farouche religionnaire, qui enleva, outre la custode, un calice en argent tandis que les autres biens, livres, ornements furent emportés avec le métal des cloches fondues par les soldats protestants des vicomtes. Un vicaire faisait péniblement le service paroissial à Urgons en 1571, au nom de Bernard Duvignau, archiprètre et gouverneur des enfants du seigneur de Ste-Colombe auquel il : devait son titre, bien qu'il ne fàt pas prètre et ne résidât pas dans la paroisse. L’évêque avait accepté cette nomination vers 1566.
La commanderie de S. Antoine de Goloni, Située dans la juridiction d’Urgons, ce nous semble, d’après le Procès-verbal de Charles IX, dépendait de la grande commanderie de S. Antoine de Viennois. Quatre prêtres y célébraient chaque jour le service divin et prodiguaient leurs soins à des pauvres entretenus dans leur hôpital jusqu'au moment où les Huguenots commandés par le capitaine Moncla vinrent brûler et démolir en 1569, l’église, l'hôpital, les maisons des religieux et voler tous les livres, ornements, et joyaux. Le seigneur de Castelnau fit ruiner un domaine de la commanderie connu .
Un autre ne fait mention que de la prebende de Mouton ou Pentaignan. L'état de 1680 emploie les prébendes de S. Jacques, de Mouton ou Pentaignan et de Thierry.
PONTAUT en Chalosse (1) Pons ALTUS 22 agro Silocitano. | C'est une abbaye dédiée à la Ste-Vierge, fille de Joüy, ordre de
sous le nom de Petite Barthe et s’en appropria les. revenus. Deux misérables appelés l’un Samadet, l’autre Poayalon, de S. Loubouer, volérent une assiette — n'ayant pas trouvé autre chose, — dans une maison dépendante de la Commanderie, l'Hostaoubieil, et y mirent le feu. Le commandeur Philemont de Montagne, contraint de louer une maison pour y loger ses religieux reparaît en 1571, à la tête de la commanderie de S. Antoine de Goloni qui perdit aussi deux membres pendant la tourmente calviniste. Us furent massacrés par les gens du vicomte de Moncla. Bernard Magi et Pierre de Bascous sont les noms de ces deux martyrs. (Archives du Grand Séminaire d'Auch.)
(1) Ce mot est écrit de diverses manières, Pontault, Ponteau et Pontaut. L'abbaye de ce nom établie sur le territoire de la paroisse de Monségur, près de Hagetmau, dans la Chalosse, était fille de Jouy, de l’ordre de Citeaux. Elle est maintenant détruite. Sa : fondation remonte à 1115 environ. Elle eut pour auteur Géraud, abbé de Dalon qui la plaça sous la règle de St-Benoît ; elle embrassa celle de Citeaux en 1151. Son revenu était encore de, 7,000 livres au XVIIT' siècle et elle était taxée à 50 florins. (Voir Hugues du Temps et la Gaule chrétienne.) |
Voici les noms des abbés de Pontaut de 1125 à 1742 : Geoffroi (1125. — Arnaud I, jusqu’en 1360. — Raimond d’Arace, jusqu’en 1366. — Garsias de Castris nommé en 1369. — Pierre Ters, en 1415. — Arnaud II, Guillaume d’Aydie, évêque d’Aire, abbé de St-Sever, mourut en 1522 ; — P. Ciber de Vaguel se trouva aux Etats de Blois en 1577. — Louis de Poyanne, en 1607 et 1611 ; — Pierre Despara, en 1661 ; — Hugues de Bar, évèque de Dax, ensuite de Lectoure ; — Jacques Gilbert Bayard, nommé en 1692, mourut en 1709 ; — François Clément de Poudenx, de la maison de Sorbonne, fut nommé le 18 mai 1709 ; — Joseph de Révol, évêque d’Oleron, nommé en 1742. (Le clergé de France, T. I, p. 506.) : :
Après les troubles calvinistes, on comptait encore dans cette maison un abbé, Jean de Vaqué, qui n'y résidait pas, sept religieux et un soldat estropié, du nom de Jean, imposé par le roi. Ces religieux de l'Ordre de Citeaux y faisaient le service divin jour et nuit. Ils éprouvaient cependant bien des difficultés pour s'acquitter de leurs devoirs. en 1571, car leur monastère n’était plus qu'une immense ruine depuis le passage des Huguenots au mois de novembre 1569. L'abbaye, l’église, les habitations, tout fut. brûlé par des scélérats dont le Procès-verbal de Charles IX à conservé les noms. Ce sont : Fontanier Ducasse, dit Sarrade, Mathias Thèze, Etienne Candau, Andréas, Arnaud Thèze, jardinier de Haget, Jean Desclaux, dit Maignes et Arnaud de Bayle, de Saint- Genés. Thèze descendit l'horloge comptant l'emporter, mais un certain Mole la lui vola. Sarrade s’empara d’une custode, Arnaud de Larqué d’un calice et les livres, joyaux, ornements et archives devinrent la proie du capitaine Arblade et de ses gens.
Deux religieux, frère Jean Primat et Lombric furent massacrés, le premier, par Jean Andréas Thèze, le second par Jean Duhartau.
Claude, procureur du château de Hagetmau ruina une forêt voisine du monastère dont il enleva les arbres avec Dominique Moncade et Matolin Thèze. Le bois, le bétail et le foin de la métairie de l’abbaye furent emportés par Pierre de Junca, Arnaud Larguier, Pierre de Lacomme et Jean Desclaux, son ami. Moncade et Matolin Thèze s'emparèrent des dimes et revenus de Mant. et de Monségu et des fruits des métairies en 1570. Enfin, Sarés, trésorier des Huguenots à Saint-Sever saisit les. dîimes de l’abbaye et la reine de Navarre s’attribua les dimes du monastère en Béarn. (Archives du Grand
. Séminaire d’Auch.)
Citeaux. Il y à un prieur et deux religieux qui ont plus de 40007. de rente. M. François de Revol, évêque d’Oleron en est commandataire. Les Huguenots ruinèrent cette maison, tuèrent un religieux, démolirent
l'église et les bâtiments que le procès-verbal envoyé à Charles IX porte
avoir été assez grand pour y loger le roi de Navarre et toute sa cour.