‹ Pouillé du diocèse d'AireChapitre 36 sur 39 · IN ARCHIPRESBITERATU DE PLANO · texte numérisé non relu

IN ARCHIPRESBITERATU DE PLANO

Præceptor de Vinsos pro decima d'Ones, de Serino et de [..….) debet mediam concham frumenti, unam conquam siliginis, unam conquam milii annuatim.

Item Philippus de Sto Joanne pro decima quam recipit in parochia de Benqueto debet unam conquam frumenti et mediam conquam milu.

Item recipit a parochia de Bausten totam decimam.

Item recipit a parochia de Britania.

Item recipit totam decimam de Plano.

Item quartam decimæ Sti Medardi de Meinhos.

Item recipit in parochia de Benqueto,

Item recipit quartam decimæ de Boga.

Item recipit quartam decimæ de Arricallo.

PDO GUER:.

Mgr de Gaujac dont la mémoire sera toujours en vénération, disent

- les archives d’Aire, et qui fut l'homme de Dieu et le père des prêtres,

ajoutent les archives d'Urgons, mourut à Aire le 18 novembre 1757. Ses

biens patrimoniaux de Languedoc passèrent à M. Henri de Bermon,

marquis de Puisserguier et à son frère Jean-Auguste de Bermon, tandis

que sa houlette pastorale fut réservée à Mgr Playcourt de Raigecourt.

Le nouveau prélat était né à Nancy, en 1708. Il avait le titre de chanome de Liège et d’abbé commandataire de St-Pierre-aux-Mont-lès- Chalons, lorsqu'il fut promu à l'évêché d’Aïre. Mgr de Raigecourt prit possession par son procureur, Armand de Lalane, le 6 mai 1758 et mourut le 27 octobre 1783, après avoir gouverné l’église d’Aïre pendant vingt-cinq ans. Jamais il ne s’éloigna de son troupeau durant ce long pontificat. Et la raison qu'en donnent les historiens, c’est que la cour de France, offensée de quelques vérités qu'il fit monter jusqu’au trône obtint son éloignement. Le Prélat fut envoyé, pour ce motif, à l’extrémité du royaume, avec défense de sortir de son diocèse d’Aire. (2)

En 1780, Mor de Raigecourt demanda et obtint pour coadjuteur, Sébastien-Charles-Philibert-Roger de Cahuzac de Caux (3) qu'il sacra de

(1) La liste des Pontifes qui se sont succédé sur le siège d’Aire serait incomplète, si nous n’ajoutions à notre nomenclature trois noms qui nous ont échappé et que le D° Sourbets à signalés dans le Bulletin de la Société de Borda. (1885, p. 205.)

Ce sont : 1° Palladius. — Cet évêque assista à un concile de Paris, tenu en 615. « Ex civitate Vico-Julio Palladius episcopus » disent les actes de cette assemblée mentionnée dans le Recueil des travaux de la Société d'Agriculture, sciences et ‘arts d'Agen. (1883, p. 21.)

2 Ursus. — Il figura dans un concile de Bordeaux tenu en 613. Les actes du concile imprimés dans l'Histoire générale du Languedoc (édition Privat, T. Il, preuves, col. 42) le signalent en ces termes : « Ursus Vico-Juliensis urbis episcopus. »

3 Usk. — Le nom de ce prélat de l’ordre de St-Dominique se trouve dans le Bullarium ordinis fratrum Prædicatorum T. IE, fol. 462. « Anno 1390 F. Mauritius

Usk, episcopus adurensis, in Vasconia, sub archiepiscopo ausciensi. »

Nous serions heureux que de nouvelles découvertes vinssent combler les lacunes qu'on rencontre encore dans le Tableau des évèques d’Aire.

+ (2) V. Monlezun, Hist. de la Gascogne, T. VI, p. 537. (3) Il était né dans le château de Caux (Aude) vers lo fin de 1745. — Hist. de Gas

| cogne, T, VE p. 537. |

— 152 — | ses mains le 8 octobre de la même année, sous le titre d’évêque d’Assur, ancienne ville d'Afrique. Peu de mois après, celui-ci devint abbé de .N. D. d'Arles et prit définitivement le gouvernement du diocèse d’Aire, en 1783, après la mort de Mgr de Raigecourt. |

Mgr de Cahuzac de Caux, homme d'une mâle énergie et d’un courage apostolique, arrivait dans des circonstances bien critiques pour l'Eglise, La Révolution grondait déjà, terrible et menaçante ; elle.allait emporter le siège d'Aire et briser le bâton pastoral de son évêque. Du moins trouvera-t-elle dans le diocèse un clergé modèle qui saura préférer l'exil et la mort à la honte de l’apostasie et du parjure. Ge n’est pas étonnant: il avait été formé anx grandes vertus ecclésiastiques par une longue suite de maîtres éminents qui le préservèrent de toute erreur dans la for, et le rendirent insensible aux fureurs dela tempête des dernières années du XVHI: siècle.

On connaît les événements de juin et de juillet 1789, la prise de la Bastille, les scènes sanglantes de Paris et le reste. Certains diocèses de France, celui de Dax, en particulier, votèrent des Adresses de remerciements à l'Assemblée nationale « pour sa sagesse, son courage qui étaient le présage heureux de la réparation de l'Etat dont elle s'occupaît. »

Plus circonspect et plus perspicace, le clergé d’Aire garda le silence. L’évêque se contenta d'élever la voix pour déclarer nuls tous les décrets de l'Assemblée qui blesseraient les Alous de l'Eglise.

Les évènements ne tardèrent pas à se précipiter. Le 29 octobre 1789, l'Assemblée nationale supprima les vœux de religion dans les monastères: d'hommes et de femmes, d’un bout à l’autre de la France. Trois jours après, les biens du clergé tombent au pouvoir de la Nation, à la charge par elle « de pourvoir à la subsistance des ministres et des pauvres et à l'entretien du culte. » ; Fee

Déjà, dès la fin du mois de septembre, le Comité de Constitution avait proposé de diviser la France en départements. C'est ce qui eut lieu eu vertu de la loi du 12 juillet 1790 ou de la Constitution civile du clergé.

L'article premier de cette constitution était ainsi conçu : CHAQUE DÉPARTEMENT FORMERA UN DIOCÈSE.

C'en était fait de l'antique division de la France en diocèses, établis. pour la plupart, dans les cités gauloises de l'empire romain. Le département des Landes principalement formé des diocèses d’Aire et de Dax

comprenait quatre districts : Mont-de-Marsan, Tartas, Dax et SrSRyes subdivisés en cantons.

Pour ne pas briser entièrement les rapports sociaux que les antiques divisions par évéchés et archiprêtrés avaient créés entre les peuples de la France en général et des Landes, en particulier, l'Assemblée nationale suivit avec soin les anciennes limites ecclésiastiques.

Il y eut dans le diocèse des Landes, comme nous l'avons dit, quatre districts, composés chacun d’un certain nombre de cantons, Gone voici ‘les noms :

1° Disrricr DE Mont-pe-Marsan : 6 cantons, savoir : Villeneuve, Roquefort, St-Justin, Gabarret, Bascons, Mont-de-Marsan. 2° District pe TaRTAs : 6 cantons : Poyanne, Sabres, Arjuzanx, Pissos, Parentis, Tartas.

. & Disrricr DE Dax : 6 cantons : Vert-Rameau ou Castets, Peyrehorade, Pouillon, St-Esprit, Montfort, Dax.

4° DisTRiCT DE SAINT-SEVER : 7 Cantons : Grenade, Aire, Geaune, Hagetmau, Amou, Mugron, St-Sever.

Les paroisses appelées à la formation du nouveau diocèse ou département des Landes furent prises surtout dans les anciens diocèses d'Aire et de Dax. Le premier fournit toutes les paroisses énumérées dans le Pouillé, à l'exception d’un petit nombre de celles de l’archiprétré de Mauléon, dans le Bas Armagnac, qui firent partie du Gers. C'étaient : Bressaut, Castets, Cucassé, Estang, Feillède, Lannemaignan, La Rée, Lias, Marquestau, Mauléon, Maupas, Monela, Monguillem, Le Pin, St-Barthélemy, St-Canne, St-Etienne, St-Marcel, St-Pierre de Broustaillet, Soubère, Toujouse. Le second, composé de dix-sept archiprêtrés, passa presque tout entier dans la nouvelle circonscription. Les archiprétrés de Salies, d'Orthez, de Jutsaï, de Mixe et d'Ostabat furent seuls exceptés.

Le Born, comprenant l’archiprêtré de Parentis, fournit Aureilhan, Bias, Biscarrosse, Gastes, Mézos, Mimizan, Parentis, Pontenx, Saint-Julien, Ste-Eulalie, St-Paul, Sanguinet, Vignac.

Le diocèse de Bazas donna Biganon, Luxey et Callen, Maillas, Mano, Moustey, Pissos, Saugnac-et-Muret, Argelouse, annexe de Belhade; celui d'Auch céda Arx et Baudignan, Bouau et Moras, Escalans, Estampon et Losse, Gabarret, Herré, Lubbon, Lussole et Mura et Sarran, . Rimbez, St-Cricq-Laballe, Baudiets, Grauloux, St-Johannet, Ste-Meille, St-Martin, Vielle, en Gabardan, St-Agnet et Sarron dans l’archiprétré de Nogaro. Le diocèse de Lescar fournit, enfin, Argelos, Bassercles et

— 154 — | Domenjun, Beyries, Castaignos, Peyre, Philondenx,. Poudenx et Castelner. (V. les diocèses d’Aire et de Dax ou le département des Landes, par M. l'Abbé Légé, T. I p. 30 et suivantes.)

La Constitution civile du Clergé était à la fois, sur plusieurs points, hérétique et schismatique. Après avoir lutté quelques jours, le roi finit par signer, le 24 août ce fatal document qui ravissait à Aire le chapitre, l'évêché, le collège et le séminaire. M. Valette, commandant de la Garde Nationale, à Mont-de-Marsan, fit d'inutiles efforts pour maintenir à Aire l'évêché constitutionnel. (31 juillet 1790).

L'heure des grandes persécutions ne tarda pas à sonner. Ordre fut donné partout aux ecclésiastiques de prêter serment de fidélité à Ia Constitution civile du Clergé. Le délai fixé pour cette apostasie expirait

fe 4 janvier 1791, à une heure du matin. |

L'épiscopat français composé de 135 évêques n'eut que os renégats.

L’évêque d’Aire, Mer de Caux, appelé à Mont-de-Marsan pour satisfaire à la loi hérétique du serment se rendit au chef-heu du département, mais rien ne fut capable d’ébranler sa conscience. Il revint à Aire, après avoir donné à ses prêtres l'exemple de la résistance. Mgr de Laneuville, évêque de Dax, imita son collègue et mérita ainsi l'honneur d'être expulsé de son palais. L'évêque d'Aire ne fut chassé du sien que le 9 mars 1791. Il se réfugia dans son séminaire du Mas. |

Pendant ce temps, Talleyrand consacrait, à Paris, des évêques constitutionnels qu'on destinait aux nouveaux diocèses.

Saurine (4) d’abord vicaire à la cathédrale d’Oloron et plus tard interdit pour inconduite par son évêque, Mer Revel, fut du nombre de ces intrus. Les Etats parüculiers de Béarn l'avaient envoyé comme député aux Etats-Généraux où il se fit remarquer par son assiduité au club des Jacobins. Sa haine farouche contre l'Eglise alla si loin, quil mérita de voir son nom et son portrait accolés à ceux de Lafayette et de. Bailly. | RE

Saurine fut sacré le à mars, à Paris, pour occuper le siège constitutionnel des Landes encore soumises à la houlette vigilante de NN. SS. de Laneuville et Roger de Caux qui ne cessaient de soutenir le zèle cu clergé fidèle par leurs paroles, leurs écrits et leurs actes. |

Mgr de Caux, retiré dans son séminaire du Mas fit, à la fin de mars |

(1) Il était né le 10 mai 1733 à st- Pierre d'Eyssus, diocèse pre son is était instituteur dans cette paroisse,

1791, une.ordination qui mit en fureur le Directoire du département auquel il tenait tête hardiment, sans s’effrayer de ses menaces. Saurine, parut bientôt dans le département. Souvent hué par la foule sur son passage, il reçut à Dax un accueil officiel très bruyant. L'entrée soldatesque de l’intrus dans sa ville épiscopale, eut lieu le 10 avril AT91.

Mgr de Laneuville dut fuir devant le faux pasteur contre lequel Mgr de Caux lança l’énterdit, le 30 avril, avant de prendre le chemin de l'exil.

Les deux prélats d’Aire et de Dax se rencontrèrent à Bayonne, d’où ils passèrent en Espagne. |

Maître du terrain, Saurine traite le diocèse en pays conquis. Les séminaires des anciens diocèses cessent d'exister; les prêtres fidèles deviennent l'objet de vexations sans nombre et se voient remplacés par des prêtres constitutionnels. |

Les élections prescrites par la Constitution civile du clergé amenèrent à latête des paroisses la lie du sanctuaire et les rebuts du cloître. C'étaient, d'ordinaire, pour ne pas dire toujours, des hommes en rupture de vœux. ecclésiastiques et monastiques, contraints de s'appuyer sur le glaive de la loi pour imposer aux peuples les fonctions de leur ministère. On ne voulait pas, dans les campagnes, de ces pasteurs soutenus par la police brutale et devenus les directeurs des consciences par le vote inconscient ou forcé des assemblées électorales de district. Malgré des appels incessants, l’évêque constitutionnel ne parvenait pas cependant à combler tous les vides. Il recourut à ses anciens compagnons de club, à Paris : tous refusèrent d'entendre sa voix, il leur fallait des villes !..

Tournant ses regards du côté des Pyrénées, Saurine découvrit d'abondantes recrues dans l’ancien diocèse de Comminge, annexé à Tarbes, aussi bien que dans la Bigorre.

Des prêtres chancelants dans la foi et fatigués par là même de la vie pauvre et obscure du fond de la montagne, se laissèrent séduire par l’appât d'une existence plus facile. [IS vinrent donc chercher dans le diocèse des Landes des aises, un confortable vainement attendus jusque-là.

Saurine fait ensuite une nouvelle battue devocations constitutionnelles pour les prochaines ordinations et la création de son prétendu séminaire diocésain. Les Hautes-Pyrénées lui donnent encore quelques sujets et le Béarn lui apporte son contingent.

Le Séminaire constitutionnel de Dax put s'ouvrir le Ac nov. 1791. Les efforts de l'évêque intrus furent souvent frappés d’impuissance

ie

par la vigilance active des pasteurs légitimes d’Aire et de Dax qui, du fond de leur retraite en Espagne, savaient entretenir le feu sacré dans les âmes fidèles. Leurs lettres circulaires arrivaient à toutes les paroisses, malgré les violences des limiers de la Révolution.

Cependant, l'Assemblée Nationale avait succédé à la Constituante. Dominée par la démagogie, elle vote la peine de déportation contre tous les prêtres réfractaires à /a loi du serment qui se hâtent de quitter leurs églises, sauf à y retourner secrètement en foule pour l'administration clandestine des sacrements. |

Nous sommes à l’époque des massacres de septembre à Paris. Tous les chemins d'Espagne se couvrent rapidement de confesseurs de la foi.

Le diocèse de Dax eut 78 prêtres jureurs; on n’en compta que dix dans le diocèse d’Aire. Les autres assermentés des Landes appartenaient à des diocèses étrangers.

En dépit de ses efforts, Saurine ne parvenait pas à rempltr les vides laissés dans les paroisses par la fuite des prêtres légitimes. De nouvelles recrues de sujets tarés lui vinrent à la fin de 1792, des Basses et des Hautes-Pyrénées. Mais le peuple fuyait ces intrus : les menaces seules étaient capables de le conduire dans les églises livrées à l’abomination de la désolation. Que de pages tristement émouvantes contient sur ce lamentable sujet l'ouvrage intéressant de M. l'abbé Légé, Les Diocèses d’Aire et de Dax sous la Révolution!

Quel diocèse que celui de Saurine! Au commencement de 1793, ul devient le théâtre de la plus affreuse persécution contre les prêtres légitimes : Directoire, gendarmerie, municipalités, tout se met en marche contre les criminels cachés dans des maisons amies ; il faut en purger le département.

Paris décapitait pendant ce temps le saint roi martyr. Il faut le dire. à la louange de l'évêque de Dax, Saurine fut le seul député des Landes qui, ne voulant pas voter la mort de l'innocent, réclama l'appel au peuple dans l'espoir de le sauver. On lui sait gré de cet acte de courage.

Pendant que Saurine surveillait, de Paris, son diocèse, le séminaire de Dax péniblement soutenu par les maigres subventions de l'Etat et du département, tombait d'inanition. Il succomba l’année même de sa création sous le poids de la misère et du mépris public. (1793) Il se composait exclusivement de chantres de village, d'instituteurs de troisième ou quatrième ordre à peine capables d'épeler le latin !... La

— A5T — plupart des prêtres constitutionnels employés dans les paroisses né . dépassaient guère ce niveau intellectuel et leur niveau moral était peutêtre moindre. Beaucoup parmi eux, qui n'avaient du prêtre que l’habit profané, profitèrent des désordres de 1793 pour se marier et briser les derniers liens de pudeur qui les retenaient dans le sanctuaire souillé.

La Convention, en proclamant la Liberté des cultes permit à un grand nombre de ces faux pasteurs de se déprétriser, Suivant une locution barbare de l’époque et de livrer leurs Lettres d’'Ordre, aux pouvoirs sacrilèges qui les réclamaïient.

Les prêtres fidèles, au contraire, montaient la tête haute les degrés de l’échafaud (1) ou s’en allaient, joyeux, mourir sur les pontons (2).

Nous passons rapidement sur les évènements qui suivirent ces dates Sanglantes pour arriver au COoNCORDAT.

Malgré la bruyante agitation des prélats constitutionnels conduits par Lecoz et Saurine, évêque d’Oloron depuis 1800, Bonaparte poursuivait ses négociations avec Rome dans le dessein de rétablir partout la hiérarchie ecclésiastique et d'assurer le libre exercice de la religion catholique. Les bases du Concordat de 1801 frappèrent à mort l’église constitutionnelle, mais hélas ! cet accord fit éclore la Petite Eglise schismatique.

Comme nous l’avons déjà dit, 131 évêques français préférèrent l'exil au déshonneur de l’apostasie, en 1792. Quatre-vingt-un de ces Prélats vivaient encore en 1801. Mgr de Caux, évêque d’Aire, tour à tour fugitif à travers l'Espagne, le Portugal, l'Angleterre et l'Allemagne, était de ce nombre avec Mgr de Laneuville, évêque de Dax, qui s'était fixé à Haro, en Espagne, pendant la tourmente révolutionnaire. Le Pape ayant demandé leur démission à tous les évêques orthodoxes de France, quarante-cinq, parmi lesquels se trouve Mgr de Laneuville, la donnèrent sans condition. Mgr de Caux, évêque d’Aire, eut le malheur de s'inscrire parmi les trente-six prélats qui osèrent contester au Souverain-Pontife le droit de prendre ces mesures pour le bien de l'Eglise.

Une pareille défection, toujours blämable, inspire surtout un pénible sentiment de tristesse lorsqu'on a la douleur de la constater dans l’âme si vaillante de confesseurs héroïques de la Foi.

(1) Dans le diocèse des Landes, MM. Cabiro, de Nautery, de Damborgez, de Dubayle, de Labée, de Lannelongue, furent guillotinés pendant la Terreur.

(2) L’abbé Lalanne, d’Aire, déporté à la Rochelle, parlait souvent à son retour, de 864 prêtres de divers diocèses qu'il avait vu mourir à ses côtés sur les pontons.

: L'ancien archevêque d'Auch, Mgr de La Tour du Pin, fut nommé à Dax dont le titulaire constitutionnel devenu évêque d'Oloron depuis 1800 fut tranféré à Strasbourg en 18092 par la faveur de Fouché. L’archevêque d'Auch refusa Dax pour accepter le es de Troyes avec letitre : d'archevêque-évêque.

Mgr de Laneuville, appelé au gouvernement de l’église de Poitiers, -repoussa toute proposition de cette espèce et mourut à Cenon, près de Bordeaux, le 27 octobre 1805.

Par le concordat de 1809, le département des Landes cesse, pendant quelques années, d’être le siège d’un évêché et rentre dans la juridiction de l'évêché de Bayonne donné par Napoléon à un simple curé de village, M. Loison, né à Montaubé, dans la Meuse, le 21 février 1744.

Mgr Loison fut sacré à Paris le 14 novembre 1802 et parut au mois de décembre suivant dans son vaste diocèse composé de trois départements : les Basses-Pyrénées, les Landes et les Hautes-Pyrénées.

.. Les lois de l’an IV et de l’an X avaient modifié la distribution des Landes en quatre districts. Ge département ne se composa plus que de trois arrondissements comprenant 27 cantons que nous allons indiquer, parce que cette nouvelle division sera bientôt celle du diocèse d’Aire définitivement rétabli. |

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