‹ Pouillé du diocèse d'AireChapitre 37 sur 39 · LISTE DES CANTONS DES TROIS ARRONDISSEMENTS DES LANDES · texte numérisé non relu

LISTE DES CANTONS DES TROIS ARRONDISSEMENTS DES LANDES

: À9 ARRONDISSEMENT DE Mont-pe-Marsan : 19 cantons : 1° Mont-de-Marsan ; Grenade; 3 Villeneuve ; 4 Gabarret: 5° Roquefort, 6° Labrit; 7° Sore; 8 Sabres ; % Pissos ; 10° Parentis ; 11° Mimizan ; 12° Arjuzan. : 2 ARRONDISSEMENT DE ST-SEVER : 7 Cantons : 1° St-Sever ; 2 Aire ; 8° Geaune ; 4 Hagetmau ; 5° Amou ; 6° Mugron ; 7° Tartas. | = ARRONDISSEMENT DE Dax : 8 cantons : 1° Dax; 2 Montfort; 3 Pouillon; 4 Peyrehorade; 5° St-Esprit; 6° St-Vincent; 7° Soustons ; 8 Castets.

Le Concordat de 1801 supprimait plusieurs évêchés de la Province ecclésiastique d'Auch pour ne laisser subsister que celui de Bayonne. Auch fut annexé au diocèse d'Agen. |

Cependant, Rome n'avait pas perdu l'espoir de rétablir un certain nombre de sièges. Sous la Restauration, le Pape réussit à rendre au Gers son archevêque d'Auch, à Tarbes son siège épiscopal et son évêque au département des Landes.

Mgr de Caux vivait encore à l’époque de cés négociations. Ce fut

heureux pour Aire, car autrement cette ville eût peut-être à tout. jamais ' perdu son titre d'évêché. Longtemps obstiné dans sa résistance. au St-Siège, Mgr de Gaux finit par se montrer plus docile en 1817, époque où les cours de Rome et de France décidaient le maintien d’un évêché dans chaque département. Il fit savoir au roi qu’il consentait à faire sa soumission à Rome et à donner sa démission tant de fois refusée, si le siég&e épiscopal des Landes était maintenu à Aire, ville que le Prélat aimait toujours. Louis XVIIL s’empressa d'accepter et l’évêché d'Aire fut aussitôt offert à deux sujets qui n'en prirent pas possession et passèrent, le premier, Bigex, à Chambéry, le second, Dubois, à Dijon. |

Néanmoins, Aire ne recouvra définitivement son évêque qu’en l’année. 1823. Le premier titulaire fut Mgr ce Pare pe TREvERN, homme d’un caractère énergique et animé d’un dévouement sans bornes pour ses prêtres. Il passa quatre ans à peine à Aire puisqu'il fut transféré, en 1827, à Strasbourg où il est mort en 1842. Ce qui valut à ce Prélat l'honneur de monter sur un siège beaucoup plus élevé, ce fut surtout sa Discussion amicale avec les Protestants. Le succès de cet ouvrage avait porté son nom aux extrémités de l'Europe.

L'année de la mort de Mgr de Trévern fut aussi celle du décès de son successeur à Aire, Mgr Domnique-Mare Savy, né à Toulouse le 8 mai 1771 et sacré évêque d’Aire le 8 juillet 1827.

Plein d'humilité et de défiance de soi-même, Mgr Savy dit à Peau d'Hermopolis, ministre des affaires ecclésiastiques, qui lui annonçait sa nomination au siège d'Aire : « Monséigneur, je ne remercie pas Votre Excellence de m'avoir fait évêque, c’est contre mon gré. Mais, condamné à gouverner un diocèse, je vous remercie de m'avoir confié celui d'Aire. » Les infirmités le visitèrent de bonne heure. Aussi, voulut-il en 1839, se. donner un coadjuteur avec future succession. |

Louis-Philippe accepta le choix qu’il avait fait lui-même de M. Le luc, son compatriote et son successeur dans ses divers emplois ‘à l'archevêché de Toulouse. Le jour du sacre de son coadjuteur, le 45 : septembre 1839, dit M. Sébie dans une notice qu'il a consacrée au saint Prélat, Mer Savy, à l'insu de ses plus familiers traça de la main gauche et en double sa démission d’évêque qu'il adressa directement au roi et. au Souverain-Pontife. ù

* Mgr Lannélue, institué évêque d'ASatO DOS in partibus, était Fo. à Aire le 28 septembre 1839. Son installation eut lieu le lendemain, jour de la fête deSt-Michel. Trois mois plus tard il devenait seul titulaire du

diocèse d’Aire dont il prit possession le 29 décembre 1839. Grégoire XVI et Louis-Philippe avaient accueilli la demande de son vénérable prédécesseur qui rendit sa belle âme à Dieu, dans la nuit du 143 au 14 décembre 18492.

La vertu dominante de Mgr Savy était l'humilité poussée jusqu à

l'excès, serait-on tenté de dire, quand on songe qu’elle le détermina à

brûler de ses mains plusieurs de ses œuvres que la postérité eût certainement admirées.

Le ponüficat de Mer Savy valut au diocèse d’Aire plusieurs importantes créations. Une société de missionnaires naquit de son inspiration, les conférences ecclésiastiques furent rétablies par ses soins, l’enseignement secondaire vit son niveau s'élever dans les collèges diocésains et surtout au Petit-Séminaire d’Aiïre. On enseigna la philosophie et la

théologie avec plus d’ampleur dans le Grand Séminaire de Dax qui.

s'enrichit aussi d’un cours d’éloquence sacrée et d'histoire ecclésiastique. Les couvents se multiplièrent sous la main bénissante et féconde du saint Pontife dont une des œuvres les plus utiles fut le corps des statuts du diocèse où se trouve admirablement condénsé tout ce que les meilleurs ouvrages de ce genre peuvent contenir.

Le successeur de Mgr Savy, Mgr Lannéluc (Adolphe) gouverra le diocèse d’Aire avec éclat pendant seize années environ. Il a laissé des souvenirs précieux qui le placent au rang des meilleurs administrateurs. C’est lui qui dota la ville d’Aïre de son magnifique Grand Séminaire ; mais il mourut à Paris, le 30 juin 1856, sans avoir eu la joie de couronner son œuvre.

Il fut remplacé sur son siège par Mgr Prosper HIRABOURE, Originaire de Bayonne, qui ne fit que passer à Aire. Victime d’un horrible accident, dans la paroisse de Gamarde, durant une tournée pastorale, Mer Hiraboure mourut dans cette localité en 1859. Tout le monde avait pu apprécier en lui les ressources infinies de sa douceur, de sa piété, de son éloquence et de son zèle apostolique, dit M. Sébie dans sa MWoñice biographique sur Mgr Savy. |

La houlette de Mgr Hiraboure passa à Mgr Louis-MARE EpvenT, né à Pordic, en 1805, qui fut élevé à l’épiscopat en 1859 et prit possession du siège d’Aire peu de temps après. Les fortes et sérieuses études de sa jeunesse rehaussées par une piété ardente lui donnèrent de bonne heure un immense prestige sur les esprits et sur les cœurs. On peut dire sans exagération que Mgr Epivent, devenu évêque d'Aire, fut l’une des gloires de l’épiscopat français.

i- ” à + 180% à PE

Page 1