ADDITION DE POLYPEPTIDES AU SANG DE PERFUSION
Solution de polypeptides employée.
Nous avons utilisé une solution de polypeptides que M. M. Bursztein a bien voulu préparer suivant la tech-
nique suivante :
On prépare au bain-marie une solution de peptone à 10/100. À la solution refroidie et filtrée on ajoute un volume égal d’acide trichloracétique à 20/1400, on agite et on filtre au bout de trente minutes. Au filtrat parfaite-
ment limpide on ajoute une solution d'acide phospho-
MR Eu tungstique jusqu'à ce qu’on obtienne une concentration finale de 2/100. On laisse déposer et on filtre. On s’assure que le filtrat ne précipite plus avec l'acide phosphotungstique.
Pour récupérer les polypeptides on dissout le précipité dans l’acétone et on décompose la combinaison phosphotungstique par la baryte à chaud. Au bout d’une heure la solution est filtrée; le précipité de phosphotungstate de baryum est soigneusement lavé à l’eau chaude, l'excès de baryum est précipité par SO‘H?, on élimine après filtra. tion le léger excès de SO‘H? par le carbonate de baryum- La solution neutre au tournesol est évaporée au bain-marie, on obtient une poudre jaune soluble dans l’eau qui ne donne pas de trouble avec l’acide trichloracétique et qui est complètement précipitée par l'acide phosphotungstique.
Cette poudre est composée d’un mélange de peptones et de polypeptides. Dans notre exposé ultérieur nous la désignerons sous le nom de polypeptides; ce mot n’a pas dans ce cas une signification chimique très précise.
Nous l’appelons ainsi par analogie avec les polypeptides du sang qui sont aussi probablement un mélange de corps azotés différents, mais que l’on a l’habitude de caractériser en clinique par précipitation différentielle en présence d'acide trichloracétique et d’acide phosphotungstique.
S'il est donc mal défini chimiquement, le terme de polypeptide est au moins ici pris par nous dans la même acception que celle reçue habituellement en pathologie
humaine.
En ce qui concerne leur composition chimique, ces
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— 45 — à polypeptides contiennent 11,5/400 d'azote dont 12,5/100 à l’état d'ammoniaque.
En ajoutant ces polypeptides au sang on observe deux faits :
1° Toute la quantité ajoutée reste dans le plasma; la teneur des globules rouges en azote non protéique n’augmente pas.
2° On retrouve dans le filtrat trichloracétique tout l’azote polypeptidique ajouté.
Injectés lentement dans une veine ces composés augmentent très fortement, mais d’une manière RCE la teneur du sang en polypeptides.
Dans plusieurs cas, en injectant 1 gramme du produit par kilogramme d’animal, on obtient des chiffres de 420 à 470 milligrammes d’azote polypeptidique par litre de
sang.
Variations au cours de la perfusion pulmonaire de la teneur en ammoniaque de sang
additionné de polypeptides.
Les quantités de polypeptides ajoutées au sang ont été
de l’ordre de 4 milligramme par centimètre cube et la durée de perfusion a varié de deux heures à deux heures et demie. Les tableaux n° 7 et 7 bis résument les résultats obtenus.
Nos expériences montrent donc une augmentation du taux de l’ammoniaque considérablement plus forte dans le sang perfusé que dans le témoin (de 4 à 10 fois suivant les cas), soit un écart nettement plus fort que dans la
perfusion par le sang pur.
UGS
NH SANGUINE en milligrammes de N FOIRE ammoniacal par litre.
de l'animal. SANG PERFUSÉ Durée de perfusion. Avant. RE Témoin.
perfusion.
18 kg. [Sang 650 Perfusé 400