CONTENANCE DES BOUTEILLES
Le litre ordinaire contient 5 verres à eau.
La bouteille Saint-Galmier contient . . . . 4 verres à eau.
— Bordelaise contient 637 verres à Bordeaux.
— Maconnaise contient 6 à 7 verres à Bourgogne.
— Champenoise contient .... 6 à 7 coupes.
— Madère contient 8 à 9 verres à Madère.
— Porto contient 738 verres —
— Malaga contient 738 verres —
— Fine Champagne contient ... 23 verres à liqueur.
— Chartreuse 38 verres à liqueur.
Les bouteilles d'eau minérale varient suivant leur provenance ; elles sont toujours d'une contenance inférieure à i litre et approchent beaucoup de la bouteille de Saint- Galmier.
CONTENANCE DES FUTS
Barrique de Bordeaux.
. 226-228 litres.
Demi —
Pièce —
Demi-pièce —
Bareille de Corse . . .
Barrique d'Anjou. . .
— de Saumur .
— de Beaune. .
— de l'Yonne .
Charge de Meuse. . .
Demi-muid du Midi. . .
Tambour
Arrobe de Malaga . . . .
Quartaut de Bourgogne.
57 litres
Demi-feuillette de l'Yonne
Tierçon de Champagne .
Demi-queue de Champa-
gne
Quartaut de Beaune
— d'Orléans.
Feuillette de Màcon.
— de l'Yonne
— de Paris .
Pipe bordelaise . .
Pipe maconnaise , .
Pour connaîtffr la contenance d'un fiit à ou hauteur par le petit diamètre ou largeur
fond ovale, on multiplie le grand diamètre , et l'on multiplie le produit par o'",8.
Les ustensiles de cave. — Pour procéder commodément à la mise en bouteilles ainsi qu'à leur nettoyage, il est indispensable d'avoir certains accessoires sans lesquels on ne ferait qu'un mauvais travail. Pour que ces accessoires ne puissent s'égarer, ce qui retarderait la besogne on doit les réunir en bon ordre dans une caisse propre, qui peut être fixée au mur, et munie d'un couvercle et de séparations. On range les bouchons dans une case, la cire à cacheter dans une autre, dans une troisième les étiquettes pour les bouteilles, et les petits cadres
Les petits meuhh'i. — Ceci représente, sans distinction de style ni d'époque, quelques petits meubles de salon : tables à thé, -vitrines, poufs, sièges bas, écrans, chiffonniers, pendules, etc. La maîtresse de maison doit s'efforcer de disposer harmonieusement ces objets.
L'ail nouveau. — i. Décoration de studio avec arrangtniein de coin. — 2. Rampe d'escalier et lanterne modern-style. Ornementation et décoration murale d'un escalier modernstj'le. — 3. Salon art nouveau et disposition d'une cheminée avec glaces, consoles, etc.
d'étain pour celles des casiers. Enfin, dans la partie restée libre on place la tapette à bouchons, le maillet, le vilbrequin, les robinets, les bondes, le tire-bonde, la chaîne à bouteilles, le goupillon, les entonnoirs, toujours lavés et prêts à servir.
Il faut encore des paniers à bouteilles pour monter celles-ci de la cave à l'appartement, et des baquets de bois pour leur nettoyage.
Chantiers. — Dans les maisons où l'on reçoit beaucoup de vin, il faut toujours avoir quelques chantiers ou porte-fûts libres, pour ne pas avoir à déplacer les tonneaux pleins.
Le chantier se fait en bois d'orme à fond droit et à devant cintré. Son prix est bien inférieur à celui des porte-fûts en fer forgé. Par contre, ceux-ci sont moins encombrants ; on les fait aussi à levier pour régler à volonté et sans effort l'inclinaison du fût. Un porte-fût de ce genre vaut de 12 à 15 francs, le même sans levier de 5 à 7 francs et le simple chantier de bois I fr. 50 à 2 francs.
On fait encore un lève-fûts à engrenages qui se place sur n'importe quel fût appuyé contre le mur et permet de le soulever sans secousse, à la hauteur voulue.
Porte-bouteilles et casiers. — Avant de songer à ranger les bouteilles pleines, il serait bon de mentionner l'égouttoir indispensable pour les bouteilles que l'on vient de laver. Cet égouttoir peut être la simple planche un peu inclinée et percée de trous dans lesquels les bouteilles abouchées sont introduites, ou bien le hérisson que son seul nom dépeint. Aussitôt lavées, les bouteilles sont donc disposées sur l'égouttoir. Elles devront être parfaitement sèches au moment de la mise en bouteilles.
Les bouteilles enfin remplies et cachetées sont rangées dans les porte-bouteilles en fer forgé scellés au mur et pouvant contenir de 100 à 300 bouteilles. Ces porte-bouteilles sont simples ou doubles, ouverts, ou à porte fermant à clef.
Ces appareils simplifient beaucoup le rangement des bouteilles ; cependant bien des cavistes préfèrent les casiers de bois, qui permettent des classerments plus distincts, surtout pour les grands crus dont on ne possède que de petites quantités. Chaque case est alors surmontée d'un petit écriteau indiquant l'origine du vin, sa date et la quantité de bouteilles.
Les casiers sont généralement faits pour des rangs de 8-10 bouteilles. Cea rangs sont séparés par deux lattes de bois placées au fond et à l'avant du casier.
L'aspect de ces casiers est aussi beaucoup plus net que celui des portebouteilles de fer forgé. Les bouteilles de Champagne et de liqueurs se rangent parfaitement de la même façon.
Les fats. — Aussitôt qu'un fût est vide , on doit procéder à son nettoyage si l'on ne veut être obligé, plus tard, à un travail laborieux.
Il faut éviter ensuite de le laisser séjourner dans un endroit humide et sombre, où il contracterait sûrement un goût de moisi.
Dès qu'un tonneau est vide, on le rince, on le fait égoutter et l'on brûle à rintérieur une mèche soufrée, puis on le bouche et on le retire en lieu sec et aéré.
Avant d'emplir un fût neuf, on y verse un seau d'eau bouillante dans laquelle on a fait dissoudre deux bonnes poignées de sel de cuisine. On agite fortement, puis on rince à l'eau claire.
On débarrasse un fût moisi de son odeur insupportable en y jetant le inélange suivant :
Bisulfate de chaux 60 grammes.
Eau bouillante 5 litres.
On bouche hermétiquement le tonneau que l'on roule, retourne et agite dans tous les sens pour en détremper les parois. Puis on vide et on laisse sécher. Le lendemain on rince à l'eau bouillante salée : une livre de sel pour 10 litres d'eau.
Les fûts gras se nettoient avec de l'eau de soude bouillante : i kilogramme de cristaux de soude pour 10 litres d'eau suffit pour nettoyer un tonneau de 220 litres. On agite, on roule, puis on rince à l'eau chaude et ensuite à l'eau froide.
La cave ou le sous-sol peuvent servir à emmagasiner des provisions de légumes. On choisit pour cela un endroit très sec, où l'on organise des casiers dont le fond surélevé sur des pieds ne sera pas en contact avec le sol.
BUANDERIE Pour beaucoup de personnes la buanderie est '~~"~~"'~~~~ une précieuse ressource, car elle permet de réaliser une sérieuse économie sur les notes du blanchisseur et un
profit appréciable sur la durée du linge, qui s'use moins et qui est bien mieux blanchi.
La buanderie est quelquefois en sous-sol, mais c'est plus souvent une pièce de plain-pied et indépendante, un appentis adossé au mur de clôture de la cour ou du jardin. C'est ainsi, d'ailleurs, qu'on peut la faire élever à peu de frais.
La buanderie est donc une pièce bitumée ou carrelée dont les murs enduits de chaux doivent toujours être blancs ; elle est parfaite si l'on peut y établir un courant d'air pour activer le séchage du linge, et si elle possède une prise d'eau dont on peut user sans ménagement.
Une buanderie bien installée comprend un grand bassin bâti en ciment, avec système de vidage et de trop-plein, et robinet d'eau arrivant au-dessus. Devant le bassin on place une claie de bois pour que la laveuse ne séjourne pas dans l'humidité. Avec le bassin pour savonner, laver et rincer, il faut encore des baquets ou seaux de bois, des tréteaux pour déposer le linge, des casiers ou un rayon pour ranger les caisses de cristaux, de lessive préparée, ainsi que les boules de bleu et toutes choses utiles au blanchissage.
Enfin, au-dessus du bassin ou cuvier, on suspend les brosses, le battoir et la planche à laver, à moins que la disposition du cuvier ne supprime cette dernière.
Enfin, le « meuble » principal de la buanderie est la lessi» veuse. La plus pratique est en tôle galvanisée et se place sur un petit foyer bas, permettant de voir l'intérieur de la lessiveuse et d'y ranger le linge.
Il faut choisir la lessiveuse suivant l'importance des lessives que l'on veut faire; pour cela les indications suivantes seront fort utiles.
Pour 5 kilogrammes de linge sec, à laver, il faut une lessiveuse d'une contenance de 22 litres d'eau.
Pour 5''s.5oo de linge, une lessiveuse de 30 litres.
— 8 kilogrammes — 40 —
— 20 — — go — •
Pour 45 kilogrammes, une lessiveuse de 200 litres.
On trouvera là de quoi se baser depuis la plus petite lessive jusqu'à la plus importante.
Il faut encore avoir dans un coin de la buanderie une caisse pour le charbon qui alimente le foyer.
Le complément de la buanderie est l'étendage.
On le fait excelle n; avec des tringles de bois, bien polies et poncées, qui sont lixées à chaque extrémité sur une planche rivée au mur. On procède de la même façon pour la pose des fils de fer galvanisés. C'est le système le plus solide et le meilleur pour éviter les dégradations des murs ; la planche courant le long du mur est munie de crochets, placés à distances égales et auxquels on attache les fils de fer ; lorsque la portée de ceux-ci est grande, il est bon de leur adjoindre des tendeurs pour les resserrer à volonté. Auprès de l'étendage une petite caissette de pinces pour le linge est en permanence.
On fait aussi un séchoir à linge, mobile, qui s'adapte au plafond et qu'on élève ou descend à volonté à l'aide de poulies. C'est une sorte de clayonnage, en petites tringles de bois blanc, que l'on trouve tout fait dans les dimensions de i'",7o X o™,8o et i"',9o x i mètre.
Nous pensons être utile aux maîtresses de maison qui veulent faire installer une buanderie, en leur donnant des indications qui faciliteront leurs achats, en même temps que nous leur donnons les prix des diverses qualités auxquelles on peut trouver les objets indispensables.