‹ Pour bien tenir sa maisonChapitre 40 sur 78 · LA BUANDERIE ET L'ETENDAGE · texte numérisé non relu

LA BUANDERIE ET L'ETENDAGE

Lessiveuse tôle galvanisée 90 litres

pour 20 kilos de linge .... 29

Foyer tôle et fonte 35

2 baquets cèdre, cerclés ; o^.ôç de diamètre 26

I baquet cèdre, cerclé; o^.jj de

diamètre 8

3 trépieds en bois fort à 5^,75 . . 17,25

I planche à laver 2,50

3 chevalets pour déposer le linge,

bois très fort 23

I claie 8

1 battoir 2,50

fr. c.

Lessiveuse tôle avec foyer fonte pour 20 kilos 35

2 baquets à 8 francs 16

I baquet à 6 — 6

3 trépieds à 3^,25 10,75

1 planche à laver 1,25

2 chevalets à 8 francs i6

I claie 5

I battoir 2

Séchoir mobile à poulie, 25 francs environ.

Cordes à linge, spéciales pour étendage, les 50 mètres : 3',35.

Fil de fer galvanisé, environ 0^,50 le kilo de 10 mètres. Le tendeur, o',25.

installation du ^ome.

LA COUR. L'ECURIE. LA SELLERIE. REMISE ET GARAGE. ANIMAUX FA- MILIERS. LE POULAILLER

LA COUR Les maîtresses de maison assez heureusement logées pour posséder, ne fût-ce qu'une courette, savent combien ce complément de l'habitation offre de commodités.

Là où l'espace est rare, la place comptée, la cour est précieuse; c'est un des avantages appréciables de la maison particulière, hôtel ou villa et de quelques rez-de-chaussée importants.

La cour ne doit pas être un lieu de débarras, mais l'endroit où l'on peut exécuter mille travaux de réparation et de nettoyage.

Lorsque la cour possède une prise d'eau, pompe ou fontaine, elle est parfaite. On peut y laver, y nettoyer à l'aise.

La cour est tenue dans le même état de propreté et d'ordre que les autres parties de l'habitation. Lorsqu'on y fait un travail quelconque on s'arrange de façon à ne pas l'encombrer ou à la rendre inutilisable à d'autres travaux. Si elle est mal tenue le travail qu'on y fait en souffrira.

Lorsqu'on n'a pas de buanderie installée, la lessive peut se faire dans la cour, que l'on transforme ensuite en étendage à l'aide de cordes ou de fil de fer, que l'on tend au moment voulu et que l'on enlève ensuite.

C'est dans la cour que l'on casse le bois, que l'on bat les tapis et les gros meubles garnis.

Si ron a quelque ouvrage de menuiserie à faire exécuter, il est beaucoup plus avantageux de prendre un ouvrier à la journée, qui confectionnera, dans la cour, les rayons, casiers ou autres choses pour lesquelles on peut utiliser les bois que l'on possède.

De la sorte, on peut surveiller le travail et le faire faire à son gré.

C'est dans la cour encore que l'on fait les gros nettoyages de batterie, de cuivres, etc., toutes choses enfin qui peuvent se faire là plus commodément que partout ailleurs; et l'intérieur de la maison ne sera pas bouleversé par ces nettoyages extraordinaires.

L'ÉCURIE A Paris et dans les grandes villes le cheval et l'écurie sont une élégance coûteuse ;à la campagne, le cheval est souvent indispensable pour suppléer aux moyens de communication manquants ou difficiles ; le luxe devient alors une nécessité de l'existence; c'est dans ce cas que la femme peut devenir l'auxiliaire aussi précieuse que charmante du maître de maison trop occupé, ou absent.

L'écurie doit être aussi aérée que possible, mais sans courant d'air, du moins pendant le temps qu'elle abrite les chevaux . Les portes et les croisées peuvent se faire à coulisses, ce qui supprime leur développement encombrant.

Une propreté scrupuleuse doit régner dans l'écurie. C'est plus que de l'attention, c'est de la minutie qu'il faut y apporter.

Le sol de l'écurie, qui est bitumé ou pavé avec pentes et caniveaux pour l'écoulement de l'eau, est lavé chaque jour à grande eau courante, pendant le pansage qui se fait au dehors de l'écurie. Puis la litière estrenouvelée.

Si les murs sont blanchis à la chaux, il est bon de les faire remettre en état chaque année. On veille aussi à ce que le palefrenier n'introduise dans l'écurie ni fouillis ni inutilité, ce qui arrive fréquemment lorsqu'on emploie de jeunes garçons peu stylés et qui ne mettent pas, comme les hommes du métier, tout leur orgueil dans la bonne tenue de l'écurie qui est véritablement leur domaine.

En temps d'épidémie ou en cas de maladie d'un cheval, on doit redoubler de propreté et de soin, et laver le sol avec une

eau additionnée d'un désinfectant spécial, de préférence à base de goudron.

Son emplacement. — Une écurie convenablement anaénagée est placée sur un terrain sec et de préférence en hauteur afin d'assurer un bon drainage sans lequel l'écurie ne peut être saine. On choisit aussi un terrain libre de murs, de terre-plein et d'arbres qui obstrueraient la lumière et empêcheraient la circulation de l'air.

Ses dimensions. — Les petites écuries ne doivent pas mesurer moins de 3 mètres de haut et les grandes moins de 4 mètres, si l'on veut assurer aux chevaux un logement hygiénique. Uue largeur de 6 mètres est nécessaire pour laisser un espace confortable derrière les boxes.

L'écurie est divisée par des stalles, des boxes ou de simples bat-flanc. La dimension la plus courante est de i"',8o pour chaque stalle, sur 3 mèti-es de long, ce qui donne un passage de 3 mètres derrière les chevaux, espace très suffisant pour les retourner.

Les boxes varient de 2",6o à 3"", 50 de large sur 3"", 80 de long.

Les bat-flanc mesurent environ 2", 60 x 0^,50. C'est le système de sépara tion le plus rudimentaire et le moins coûteux naturellement.

Son installation. — Le chêne et le pitchpin sont les deux bois recommandés pour les boiseries d'écurie. Le sapin laisse énormément à désirer, non seulement parce que sa qualité de bois est inférieure, mais surtout parce qu'il expose les bêtes à des échardes dangereuses. Les autres bois ont rarement un aspect soigné, tandis que le pitchpin est d'une essence saine et d'un bel effet agréable à l'œil et gai.

Lorsqu'on installe une écurie, il est prudent de s'assurer que le montage des bois est fait de façon à permettre le remplacement des planches à volonté, car les ruades peuvent occasionner de sérieux dégâts.

Une écurie modèle a ses murs intérieurs recouverts de bois et de carreaux de faïence.

On établit généralement dans l'intérieur des stalles une boiserie qui monte du sol à la mangeoire et Ton revêt la partie supérieure de carreaux solides et non poreux, dont la couleur s'harmonise à celle de l'écurie, tout en veillant cependant à ce que cette couleur ne blesse pas la vue des chevaux ; les teintes moyennes doivent être préférées au blanc, qui est trop cru.

Cette disposition est celle qui assure le mieux la sécurité et la santé du cheval qu'il faut éviter de mettre en contact avec la surface brute des murs.

Pour être parfait, le sol d'une écurie doit réunir les trois conditions suivantes : il doit être imperméable à l'eau, présenter une surface assez lisse pour la facilité du nettoyage, et il doit cependant être assez rugueux pour empêcher le cheval de glisser. Les grès naturels et artificiels, le ciment concret et différents genres de briques font d'excellents pavages d'écurie.

Lorsqu'on choisit des séparations de stalle ou de box à partie pleine et à partie supérieure grillagée, il est presque indispensable que celle-ci soit comblée, à hauteur de la tète, par une plaque pleine pour empêcher les chevaux de se taquiner en mangeant.

Les avis sur le meilleur système de mangeoire ^ont très partagés.

La mangeoire de stalle à râtelier bas, dite « anglaise », est fort commode pour le foin ; mais les modèles à grand râtelier hauts sont reconnus plus pratiques pour la botte de paille.

Dans les pays où l'on donne de la paille hachée, les mangeoires se composent le plus souvent de deux auges ou d'une auge avec râtelier plein en fonte.

La « barbotoire » fait aussi l'objet d'appréciations diverses ; le système en est bon si l'on peut assurer le renouvellement régulier de l'eau et si l'on peut empêcher le cheval de boire pendant qu'il est en transpiration.

Une bonne mangeoire mesure 0^,75 de long environ, le râtelier est en fer forgé et l'auge en fonte est émaillée à l'intérieur.

L'écurie est généralement surmontée d'un grenier qui sert non seulement à remiser le fourrage, mais à garder l'écurie chaude et à l'abriter ; aussi faut-il avoir soin de tenir soigneusement closes toutes les trappes et ouvertures qui sont pratiquées dans le plancher du grenier.

C'est un assez mauvais système que de faire percer un trou au-dessus de chaque râtelier pour la descente du foin ; la buée qui monte par cette ouverture abîme le fourrage et peut produire une ventilation trop violente.

Les descentes de foin et d'avoine que Ton fait dans les écuries modernes sont parfaites à tous points de vue.

Le foin est ainsi jeté directement dans l'écurie par une descente en pitchpin aftectant la forme d'un monte-charge, et Tavoine arrive du coffre dont le fond en entonnoir s'adapte à un tuyau terminé par un compteur qui donne deux litres à la fois et se ferme à clef.

L'éclairage de l'écurie doit être assuré par le système offrant le plus de sécurité, car à la moindre imprudence le feu trouverait dans les réserves de fourrage un aliment terrible. Si l'on se sert de lanternes, il faut exiger qu'elles soient toujours fermées et munies de tous leurs verres.

LA SELLERIE Une installation convenable comprend une armoire ou un tableau recouvert de drap pour accrocher les mors, les gourmettes, etc., parfois aussi une armoire pour les harnais de luxe, mais le plus souvent les murs de la sellerie reçoivent directement les selles et les harnais que Ton pose sur les supports spéciaux qui sont les suivants pour les selles :

Un porte-selle ;

Un porte-bride ;

Un porte-étrier ;

Deux crochets à sangles.

Une bonne manière de suspendre les selles est de placer les supports dans l'ordre indiqué et les crochets à sangles entre chaque selle, un peu au-dessous. Il faut compter un espace de 60 centimètres par garniture.

Pour suspendre les harnais, il faut des supports ad hoc que l'on place dans l'ordre suivant, avec un espace de 60 centimètres entre chaque garniture :

Un porte-sellette ;

Un porte-tétiaire et porte-collier combinés ;

Un porte-rênes.

Dans les selleries tout à fait complètes et luxueuses, on place au centre de la pièce une table ou plutôt une sorte de comptoir avec tiroirs profonds pour le rangement des couvertures de che-

vaux et de voitures. Ces mêmes selleries ont des séchoirs pliants pour exposer les selles, d'autres séchoirs pour les sangles et un meuble pour ranger les boîtes à savon, à sable, à graisse, les couteaux, les tondeuses, les brosses, les peaux de chamois, et tout l'outillage perfectionné du palefrenier.

Il est indispensable, pour fixer le prix exact dune installation d'écurie, de savoir le nombre de chevaux qu'elle doit abriter, l'importance et le confort que l'on veut lui donner.

Cependant, on peut l'établir approximativement, en prenant comme type une écurie simple, sans recherche de décor, mais organisée avec un matériel de première qualité, par une maison réputée pour ses installations pratiques.

Ce que peut coûter une écurie.

Pour deux chevaux. Installation complète, avec séparation de stalle en pitchpin et fer forgé, anneaux de tête et de pilier, mangeoire anglaise, boisage et carrelage des murs, pavage du sol non compris, environ looo francs.

Pour deux chevaux. Même installation, avec boxes au lieu de

stalles et mêmes accessoires, environ 2000 —

Séparation de stalle, de 3 mètres de long sur o'°,93 de haut avec grillage en fer forgé, pilier, anneau, rails pour la boiserie (non comprise) de 120 à 160 —

Demi-stalle, sans grillage supérieur, avec un demi-pilier et

moulures pour la boiserie (non comprise) de 50 à 65 —

Bat-flanc pitchpin, 2™, 50 X o™,5o avec 3 mètres de chaîne crochet de plafond et anneau de scellement, environ. . . 50 —

Bat-flanc, tuyau de fer, pouvant recevoir tapis brosse, avec ferrures d'attache, environ 30 —

Mangeoire anglaise à auge

et râtelier bas, environ . 60 francs. Mangeoire anglaise à auge,

râtelier bas et barbotoire. 70 — Mangeoire d'angle, pour 25

litres, intérieur émaillé,

environ 30 —

Râtelier d'angle, environ de

25 à 40 francs.

Grand râtelier d'angle avec devant anti-tiqueur, environ 60 —

REMISE Ces deux dépendances de l'habitation sont sou- ET GARAGE vent confondues et réunies en une seule pièce '^~"~~~~~~" assez vaste pour le remisage d'une ou plusieurs

voitures. Là comme partout ailleurs, Tordre et la propreté doivent régner ; tout encombrement doit en être écarté, si l'on veut éviter les accrocs, les heurts qui endommageraient la carrosserie.

La remise. — Dans les maisons qui ne possèdent pas la place suffisante ni un matériel assez important pour exiger une sellerie, la remise en tient lieu. Un mur est réservé aux harnais, aux selles qu'on suspend en bon ordre, tout comme dans la sellerie; les fouets sont accrochés, toute chose, enfin, a une place assignée où on la trouve dès qu'on en a besoin.

Une remise ne peut guère se passer d'une chèvre pour visiter les roues, les essieux et toutes les parties inférieures de la voiture. Il lui faut aussi un coffre pour les grosses éponges, les peaux de chamois, les pâtes, les vernis, les brosses spéciales.

Une voiture mal entretenue se détériore deux fois plus vite ; aussi son nettoyage doit-il être fait minutieusement après chaque sortie. Pour ce nettoyage, il est indispensable d'avoir l'outillage nécessaire, des seaux commodes et de l'eau à volonté.

Le garage a besoin d'être aussi net que possible, pour faciliter l'entrée t la sortie de l'auto, manœuvres souvent très incommodes dans un petit espace.

En plus des objets servant au nettoyage et qui sont à peu près les mêmes que ceux dont on se sert pour les voitures, le garage a besoin d'une sorte de petit atelier où le mécanicien trouve les outils nécessaires aux réparations urgentes et à l'entretien de l'auto. l! est indispensable que tout cela soit tenu dans un ordre parfait, si l'on veut le retrouver facilement en temps utile.

Il est bon d'avoir un casier ou une grande caisse pour les bidons d'essence et d'huile qui ne doivent pas traîner à l'aventure dans le garage. De plus, on sait exactement la réserve dont on dispose, si l'on a soin de mettre les bidons vides dans une autre caisse, ou de les placer sens dessus dessous.

Le garage n'est parfait que s'il possède une fosse bitumée pour le nettoyage, le graissage et les réparations.

Dans le garage où l'on retire les voitures de luxe, il est utile d'avoir une armoire ou une vitrine pour le rangement des accès-

soires élégants. Dans un garage plus simple, un placard ou un coffre peuvent suffire.

A la campagne, dans une propriété ou une cour fermée, le garage et la remise sont souvent un simple hangar couvert, adossé au mur de clôture où l'on dispose aussi pratiquement que possible tout le matériel utile.

LES ANIMAUX Si vous habitez une demeure spacieuse dont FAMILIERS les portes donnent sur des jardins clos, laissez DE LA MAISON aux animaux familiers de votre maison toute leur liberté de mouvements et d'ébats. Ne les contraignez au repos, ne les confinez dans votre appartement que s'il vous est absolument impossible de faire autrement.

A la campagne on peut avoir plusieurs chiens et toute une famille de chats sans qu'il soit besoin de s'en occuper autrement que pour veiller à leur nourriture.

Dans un appartement, la chose devient fort compliquée. Il faut assurer le bien-être des bêtes que l'on a choisies, sans pour cela compromettre l'hygiène de la maison, ni la santé de ses hôtes.

L'hygiène veut que les animaux restent à leur place, et qu'on ne leur accorde aucune de ces privautés, aussi déplacées que malsaines qu'on leur tolère par excès d'affection. Les chambres à coucher doivent leur être interdites, de même que la nursery.

Le chien doit dormir dans sa niche, et le chat dans la corbeille qui lui est réservée. Il ne faut les tolérer ni sur les lits, ni sur les sièges, et les châtier sévèrement à la première sottise. Cela n'amoindrira en rien leur bien-être. Mais il faut veiller à ce qu'ils ne soient point maltraités par les domestiques, ni tyrannisés par les enfants.

Leur nourriture doit être suffisante mais non exagérée ; là est l'excès dans lequel tombent les gens qui aiment mal les bêtes en les aimant trop.

Le chien. — Suivant sa race et son tempérament, le chien demande des soins et des précautions de toutes sortes.

Lorsque l'habitation le permet, il est préférable de loger les chiens à l'écurie ; le cheval est leur grand ami.

Dans l'appartement on lui réserve une place pour la nuit à la cuisine, dans l'antichambre ou dans toute autre pièce non habitée. Si le chien est de petite taille et que l'on trouve la niche trop encombrante, on peut lui réserver une caisse basse et assez large pour qu'il puisse s'y coucher à l'âîse : on l'emplit de paille fréquemment renouvelée et très sèche.

Le chien aimera que sa caisse soit placée dans l'angle d'une pièce, sous une table, et à l'abri des courants d'air.

De temps en temps cette caisse est lavée à l'eau chaude et au savon noir; on ne la remet en place que parfaitement sèche.

Le chien aime aussi à trouver près de l'endroit où il dort, une jatte d'eau fraîche. Cette eau doit toujours être à sa portée et parfaitement pure. Le récipient qui la contient doit être propre, de même que celui où l'on met sa pâtée. Ne lui donnez de celle-ci que la quantité suffisante pour un repas ; le chien, plus délicat qu'on ne suppose, fait souvent fi d'un reste de soupe qui empht son écuelle, ainsi que des pâtées faites avec des viandes avancées ou corrompues. La viande crue, ou de nature échauffante lui est toujours nuisible, tandis qu'on le nourrit fort bien avec une pâtée faite de la façon suivante :

Faites bouillir à petit feu des déchets de viandes et des os dans une eau salée ; lorsque la viande est cuite à point, versez le tout dans l'écuelle où vous aurez coupé du pain rassis.

Cette pâtée peut être préparée le matin, pour la journée entière. On la divise en trois ou quatre parts que l'on fait à peine tiédir au moment de la donner au chien ; elle ne doit jamais être servie chaude. Le reste est conservé proprement dans un plat couvert.

Le gibier est absolument contraire à tous les chiens.

Les très jeunes se passent fort bien de viande. On peut en mettre dans l'eau de leur pâtée, mais on ne la mélange pas au pain. On les élève au lait, puis au pain trempé dans du lait, et on les habitue peu à peu à la soupe maigre, puis à la pâtée.

Il est bon de mettre toujours un morceau de soufre dans l'écuelle d'eau des chiens.

Dans un appartement où le chien est forcément privé d'espace et de mouvement, on a parfois de grandes difficultés à l'élever. Le Fox et le Bull sont les favoris du moment. Le premier est fort délicat et d'une extrême nervosité. Il faut l'entourer de précautions et de soins. 11 est vorace, et se jette gloutonnement sur les choses les moins digestibles ; il faut donc mesurer l'importance de ses repas et veiller â ses larcins.

Le Fox présentera tous les symptômes de la « maladie » parce qu'il aura avalé des débris de cuir, ou déchiqueté la capsule métallique d'une bouteille. Dans ce cas il suffit de lui administrer une bonne cuillerée d'huile de ricin pour lui voir reprendre ses mines drôles et son allure vive.

Dès que le jeune chien est triste, abattu et ne fait aucun cas de sa nourriture habituelle il faut lui donner, trois jours de suite, une petite quantité de sirop de nerprun, et saupoudrer sa soupe d'un peu de fleur de soufre.

Lorsque le chien se porte assez bien, en vue de prévenir la « maladie », on mêle à sa pâtée — une fois par semaine — une pincée de poudre de grenadier. L'effet est merveilleux.

La maladie qui guette le plus généralement le Fox est le « Rouge », qui gagne d'abord les cuisses et s'étend très vite si on ne l'enraye rapidement. Le poil tombe, et de rose, la peau devient rouge. Il faut alors demander au pharmacien une pommade à base d'oxyde de zinc dont on enduit les parties malades.

On débarrasse encore le chien de cette ennuyeuse maladie en lui faisant prendre chaque matin, aussi longtemps qu'il est nécessaire, un bain de barèges tiède. Il faut, de plus, veiller à la nourriture qui doit être saine et légère.

Si les chiens sont brossés chaque jour et baignés fréquemment, ils éviteront les maladies de peau pénibles pour eux et... insupportables pour leurs maîtres.

Le chien malade ou mal en train ne doit pas jouer avec les enfants. Il est imprudent de laisser le toutou passer sa grande langue rose sur le visage délicat et ravi de l'enfant et de permettre à celui-ci d'embrasser la bonne tête poilue qui vient demander une caresse. Le poil du chien constitue un danger pour la gorge et les jeunes poumons.

Pour faire prendre aux chiens l'huile de ricin et les autres médicaments dont ils ont besoin mais dont ils sont peu friands, il existe un moyen très simple. On place le chien devant soi et l'on introduit l'index vers la commissure des lèvres de manière à écarter la joue des mâchoires, formant ainsi une espèce d'entonnoir dans lequel on vide vivement le contenu du flacon ou de la cuillère.

Les chiens bien tenus, c'est-à-dire brossés et lavés, sont peu incommodés par les puces : on les en débarrasse tout à fait, en les lavant avec une eau phéniquée au centième, ou additionnée d'un désinfectant,

Il est préférable de tenir éloignés de l'habitation les chiens trop malades, dont le voisinage serait compromettant pour l'hygiène de la maison.

La plus terrible maladie du chien, la rage, qui fait de ce compagnon fidèle et caressant la bête redoutable, qu'il faut sacrifier sans hésitation, se reconnaît assez vite chez le chien que l'on a constamment auprès de soi, car les symptômes sont très caractéristiques. Le chien change d'humeur; il devient triste et sombre, son air est pitoyable. Il s'isole, cherche les coins retirés, puis s'inquiète, s'agite, va, vient, cherche, pour retourner à nouveau vers la solitude.

Le timbre de sa voix devient rauque et voilé. Les yeux n'ont plus leur regard habituel.

L'iiii nouveau. — i. Type de salle à manojer modem-style avec décoration architecturale appropriée. — 2. Modèle de chambre à coucher modem-style.

Luslrcs, appliques et suspensions. — i. Suspension art japonais. — 2. Plafonnier électrique. 3. Lustre en cuivre avec ampoules et bougies électriques. — 4, 5,6,7. Suspensions art nouveau. — 8. Lustre de cristal avec bougies électriques. — y et 10. Lustres fantaisie en cristal.

Dès qu'un de ces symptômes se manifeste, et sans attendre qu'il s'aggrave, la seule chose à faire est d'enfermer l'animal dans un endroit où l'on peut l'observer, en lui donnant à boire et à manger.

Si le chien refuse toute nourriture, si les symptômes s'accentuent, si ses flancs se creusent, si ses yeux deviennent hagards, il faut l'abattre d'un coup de feu.

Si, au contraire, on a pris pour la rage une indisposition passagère, au bout de peu de temps le chien se nourrira et reprendra son allure habituelle.

Dès qu'on s'aperçoit qu'un chien a été mordu, il est prudent de le mettre en observation; les chiens qui sortent librement sont sujets aux mauvaises rencontres et exposés à la contagion.

Enfin, il faut savoir dresser les animaux bien portants que l'on admet dans sa demeure et ne point leur tolérer des privautés exagérées qui vous obligeraient à vous en séparer ou qui vous rendraient leur esclave.

Le chat. — Il est bon d'observer avec le chat, vis-à-vis des enfants, les mêmes précautions qu'avec le chien; il y a, de plus, à redouter les griffes qui se cachent sous la patte de velours, et qui sortent à la première contrariété.

Et puis n'accuse-t-on pas — à tort sans doute — le chat de propager la diphtérie ? En tout cas, son poil tombe, pénètre dans les voies respiratoires sans que l'on s'en doute, et occasionne des affections de la gorge. De là vient probablement l'accusation portée contre lui.

Le chat n'exige pas grand soin. Un peu d'eau, une pâtée fraîche, faite de mou et de pain trempés ensemble, sont sa nourriture ordinaire. Lorsqu'il est jeune on le nourrit simplement de lait.

On lui assigne, comme au chien, une couche pour la nuit, afin qu'il ne prenne pas l'habitude de s'installer sur les meubles. On ne le tolère pas non plus à table : ce serait la plus déplorable façon d'élever les bêtes, qui mangent ainsi plus que de raison, et des choses qui ne leur conviennent guère.

Le chat aimant le gazon sera ravi d'en trouver de petites bottes fraîches • on en sème pour lui dans des pots à fleurs ordinaires.

Le chat, qui n'est pas peut-être voleur par nature, le devient par nécessité • on évitera ces larcins en le nourrissant convenablement. Cela ne l'empêche nullement de faire la chasse aux rats, que sa seule présence d'ailleurs suffit à mettre en fuite.

A la campagne pour empêcher les chats de pénétrer dans les propriétés voisines on enduit la crête des murs d'un peu d'huile de cade, dont l'odeur les tient en respect.

La nourriture des chiens et des chats doit être servie dans une vaisselle spéciale qui leur est réservée, bien qu'un vieux dicton assure que rien n'est aussi propre que la langue d'un chien.

Les oiseaux. — Choisissez leur cage aussi vaste que possible, moins ornée mais plus large, et donnez-lui tout ce qui peut lui apporter l'illusion de la nature et de la liberté.

Élevez l'oiseau suivant sa race : chaudement si c'est un de ces brillants oiselets des îles, au chant aigu et perlé, et au grand air vif si c'est un oiseau de nos climats.

Tenez la cage à l'abri des courants d'air, des vents violents; éloignez-la des appareils de chauffage, des endroits humides et sombres. Lorsque vous la laissez dehors la nuit, pendant la saison chaude, il est bon de la couvrir d'un tissu de laine pour préserver ses habitants de la fraîcheur de la rosée. Dans le jour, couvrez-la d'une tente de couti], ou de branches vertes, et exposez-la de façon qu'un de ses côtés soit à l'ombre et un autre au soleil, pour que les oiseaux choisissent à leur gré la place qui leur convient.

La cage doit être nettoyée à fond chaque jour. Le plancher mobile est retiré et lavé, puis lorsqu'il est sec on le recouvre de gros sable mêlé de gravier, sur lequel l'oiseau pourra sautiller.

Les barreaux de bois sur lesquels il se perche sont enlevés pour être raclés et lavés ; puis on les dispose de façon irrégulière pour offrir des plans différents aux petites pattes fines qui viennent s'y poser.

Une cage bien aménagée se compose de deux mangeoires, d'une baignoire et d'une boule à eau; ces petits ustensiles sont nettoyés chaque jour. On souffle sur les graines pour enlever les petites enveloppes vides et l'on renouvelle l'eau deux fois par jour en été.

On recommande de suspendre dans la cage des oiseaux un peu de soufre enfermé dans un sac de mousseline pour éloigner les parasites qui les incommodent.

On dit encore de nourrir les canaris de verdure, de mouron, de séneçon, de laitue, de plantain, de fruits frais, grains de raisin, quartiers de pomme, et de leur donner une fois par semaine la valeur d'un grain de chènevis, de bœuf cru.

Une pâtée faite de jaunes d'oeufs durs et de mie de pain leur convient au moment de la mue.

Le sucre, les gâteaux et les fruits secs sont, paraît-il, contraires à la santé des canaris ; mais on peut leur donner des pommes de terre bouillies que l'on coupe en tranches.

Le perroquet moqueur et malicieux se régale d'une pâtée composée de mie de pain et de lait, peu épaisse. Les graines de millet et de chènevis, la salade, le mouron, le séneçon, les fruits, les biscuits et les noix lui conviennent aussi.

Les amandes amères et le persil constituent pour lui un véritable poison, mais on excite son appétit en lui donnant un peu de vin rouge, ou, en une seule fois une goutte d'acide rauriatique dans le lait où trempe son pain.

Les petites perruches sont accusées de propager la pneumonie et autres affections de poitrine, dont elles sont atteintes et qui les emportent.

Lorsqu'au moment des couvées on met un nid tout fait dans la cage on l'accompagne de brindilles de bois, de foin, de feuilles sèches, afin que l'oiseau puisse le modifier à sa convenance.

LE POULAILLER Dans la maison de banlieue, de province ou dans les quartiers un peu retirés des villes, qui donnent l'illusion d'un coin de campagne, le poulailler est une ressource, une occupation, un divertissement.

On peut se faire construire un poulailler avec les planches et les pièces de bois que l'on possède ; on le couvre avec une toile ou un papier goudronné que l'on peut confectionner à la maison.

On choisit dans la cour, ou le fond du jardin, un endroit légèrement incHné, que l'on sable, s'il n'est pas naturellement sablonneux, pour que l'humidité ne s'y attache pas. On entoure cet endroit réservé à la volaille, d'un assez haut grillage de fil de fer galvanisé, soutenu de place en place par des pieux en fer ou en bois, auxquels on le fixe. On réserve une petite porte à loqueteau dans ce grillage.

Ce système de clôture qui est le moins coûteux n'est certes pas le plus mauvais. On fait, plus solidement et plus élégamment surtout, des clôtures spéciales, composées de poteaux à scellement, de panneaux et de portes détachés en fin grillage galvanisé, que l'on vend prêts à poser et qui s'emboîtent et se raccordent parfaitement.

Dans le fond de cet enclos, le long d'un mur, on élève le poulailler qui sert d'abri pour le mauvais temps et de logement pour la nuit et pendant les couvées. On le sépare en deux compartiments afin que les couveuses et les poussins s'y sentent en sécurité. On y dispose des perchoirs assez distants les uns des autres; il faut compter par poule, une moyenne de o'",25 de perchoir. On ajoute encore des pondoirs. Les meilleurs sont en osier blanc, de la forme d'un demi-yan, que l'on suspend par des crochets; il faut mettre un pondoir par six poules.

Si l'ouvrier qui construit le poulailler est assez habile, on peut lui faire ajouter, le long du mur, à une certaine hauteur, des petites cellules, sur le devant desquelles on dispose une planche mobile, qui sert d'accès à ces cellules et que l'on peut relever pour les clore. Une petite échelle y conduit. On peut encore, au faîte du poulailler, réserver une place pour des pigeons.

Dans l'enclos grillagé on place un abreuvoir dont on change l'eau fréquemment et l'on ménage une fosse emplie de sable fin où les poules se rouleront avec délices, ce qui constitue pour elles un excellent moyen de nettoyage.

Le grain leur est donné dans des plateaux de bois assez larges et à rebords, sur lesquels se heurtent les becs impatients, mais qui ne peuvent se renverser â cause de leurs larges assises.

Les poulaillers sont, en général, assez mal tenus. Leur nettoyage est sommaire et la santé des volailles s'en ressent. Il y a des poulaillers auprès desquels on n'ose pas approcher, tant leur odeur est suffocante.

Voici les quatre points importants que le propriétaire du poulailler ne doit jamais perdre de vue : Propreté absolue, nourriture régulière, de l'ombre et de l'eau pure.

Il est donc indispensable de veiller à ce que ces bons principes soient appliqués. Les murs qui servent en partie de clôture au poulailler doivent être blanchis une ou deux fois par an et chaque jour le nettoyage doit être complet.

La température de la partie du poulailler où les poules passent la nuit doit être douce; 16 à 18 degrés sont nécessaires; dans la journée on aère le mieux possible.

Dans l'enclos non couvert, les poules aiment à trouver quelques grosses pierres formant rocher, qui accidentent leurs promenades, ainsi que tout ce qui peut leur donner l'illusion d'une liberté complète.

Celles qui vivent librement à l'entour des maisons de campagne font leur profit de tout ce qu'elles rencontrent : graines éparpillées, herbes folles, insectes, épluchures, etc., mais celles qui vivent à l'abri du poulailler ont besoin d'une nourriture variée et soignée pour suppléer à ces trouvailles.

Il faut trois fois par jour leur distribuer du grain en quantité suffisante : sarrasin mélangé d'un peu d'avoine pour favoriser la ponte, ainsi que des épluchures de légumes, de la salade et des restants de soupe bien écrasée. La nourriture verte doit toujours accompagner le grain trop échauffant. On peut aussi leur donner de l'orge, du chènevis et des graines de soleil.

L'avoine germée est merveilleuse pour la ponte ; elle contribue à la production d'oeufs abondants et bien fécondés. On l'obtient en faisant macérer un sac d'avoine dans de l'eau pendant vingt-quatre heures, puis en maintenant cette avoine couverte pendant quelques jours et en l'arrosant chaque matin avec un peu d'eau chaude.

On en distribue une fois par jour, la valeur d'un litre pour quinze poules.

Auprès de leur « repas » les poules doivent toujours trouver une eau fraîche et pure pour se désaltérer.

En hiver on nourrit les Faverolles avec des repas de grains et des pâtées chaudes à base de lait écrémé.

De toutes les nombreuses races de poules existantes, aucune ne réunit les deux qualités idéales auxquelles rêve tout propriétaire de poulailler : qualité de la chair et quantité de la ponte.

La Faverolles dont la chair est succulente et qui de plus est une pondeuse tranquille et laborieuse approche cependant de cet idéal.

Le plumage du coq de Faverolles ressemble à celui du coq commun : plastron noir ou caillouté de blanc, caraail et lancettes blancs mélangés de noir, crête simple, cravate et favoris volumineux, tarses roses, quatre ou cinq doigts. La poule est saumonée de tons jaunes et bruns, plus foncée sur les ailes et le dos, poitrine très claire.

La poule pond de 100 à 120 œufs de 60 grammes. Le coq adulte pèse environ 4 kilogrammes.

Le coq de Houdan a la huppe bien fournie et sa crête présente l'aspect de deux feuilles de chêne reliées par la base, sa cravate est fournie; tarses gris ou rosés, cinq doigts. Le plumage du coq et de la poule est caillouté Boir et blanc.

La poule pond 125 œufs de 60 grammes.

Le coq pèse en moyenne 3''8,3oû,

Le coq de Bresse a la crête bien développée et dentée, les oreillons blancs, l'ossature fine; c'est la Bresse noire.

La poule pond 160 œufs de 80 grammes ; elle est coureuse, un peu sauvage ; son engraiesement est facile, sa chair exquise.

Le coq pèse 2''8j200.

La Bresse grise est crayonnée de noir; elle pond 140 œufs de 55 grammes, sa chair est fine, sa taille petite.

La race de la Flèche a une crête à deux cornes, pas de huppe, mais un petit épi de plumes dressé sur la tête, plumage noir, tarses gris.

La poule pond 140 œufs de 70 grammes. Sa chair est fine. Le coq pèse 3''8,6oo mais peut atteindre 6 kilogrammes après engraissement.

La race du Mans, qui lui ressemble, se distingue par sa crête volumineuse 3t frisée.

Ce sont là les principales races françaises ; les races anglaises et asiatiques sont trop nombreuses pour être énumérées ici.

Le bon coq doit avoir le plumage brillant, l'air vif, porter la tête haute ; la crête large et les barbillons, bien pendants, doivent être d'un rouge éclatant. Son bec doit être fort, ses cuisses longues, fortes et bien emplumées, sa poitrine ample. Les ongles doivent être saillants, les ergots pointus. Il doit avoir l'allure vive, nerveuse, son chant doit être sonore et étendu. On reconnaît son âge à la longueur et à la dureté de ses éperons et aux cailles de sa patte.

Il faut posséder un coq pour douze poules. Ce nombre ne doit pas être dépassé. A quatre ans il demande un remplaçant, car sa vigueur diminue.

Une bonne pondeuse doit avoir le corps gros et carré, la poitrine ample, les pieds armés d'ongles courts et durs. La tête doit être haute et forte, sa crête très rouge doit pendre sur le côté. Son œil doit être brillant, son cou robuste.

La couleur de son plumage n'influe en rien sur ses qualités.

Une bonne poule pond de 16 à 18 œufs par mois, son caractère est égal, son humeur sociable.

Il faut se défaire des poules querelleuses et méchantes qui troublent la tranquiUité des autres.

Le tableau qui suit indique les prix des différents matériaux ou objets servant à l'installation d'un poulailler. Il est avantageux de le faire faire démontable, à moins que l'on utilise des matériaux ne permettant pas ce genre de construction.

Le poulailler que l'on fait avec des bois de rebut est d'un prix insignifiant.

Le papier goudronné qui sert à le couvrir se prépare de la façon suivante :

Sur une toiture de planches bien jointes on étend une couche de goudron sur laquelle on applique immédiatement un carton fort, mais assez spongieux cependant pour s'imprégner facilement. On commence à appliquer le carton — qui est disposé en rouleau — par la partie basse du toit et l'on continue à le poser en remontant et en déroulant peu à peu le rouleau. De cette façon la pose est régulière, le carton est droit et bien tendu. Lorsqu'il adhère complètement, on l'enduit d'une nouvelle couche de goudron sur laquelle on jette vivement du gros sable mélangé de sable plus fin pour combler les vides.

Cette couverture, qui est excessivement solide, peut se goudronner te se sabler à nouveau quand cela devient nécessaire. Son prix de revient est de I fr. 50 environ le mètre carré.

Pour terminer la toiture et lui donner plus de solidité, on rabat sous le toit les bords du carton auxquels on a laissé 10 centimètres environ et on les fixe à cet endroit à l'aide d'un liteau de 2 centimètres de large.

Ceci, afin de ne point planter les clous directement dans le carton qui pourrait se soulever et se déchirer.

Prix des poulaillers démontables simples tt perfectionnés.

Poulailler d'angle pour adosser à un mur, en grillage galvanisé,

façade 2°'50, hauteur a", 35 70 francs.

Poulailler démontable avec cabane bois à échelle et à double porte, i",50 de long ; i mètre de large ; i°',7o de haut, de 75 à 90 —

Poulailler démontable grillage galvanisé, cabane bois, et abri largeur i", 20: hauteur i°',8o; longueur totale 2", 55, de 123 à 150 —

Grand poulailler démontable grillage galvanisé, avec cabane et abri pour les poules, pigeonnier et deux cabanes à lapins, longueur totale 2"°, 80, largeur i^jSo, hauteur a", 25, environ 220 —

Grand poulailler démontable grillage galvanisé, avec cabane et abri pour les poules, pigeonnier et deux cabanes à lapins, longueur totale 3°", 60 environ 375 —

Poulailler démontable, en bois et grillage avec cabane à poules, longueur totale i", 70 de 50 à 60 —

Pour un poulailler démontable.

Panneaux grillagés à fixer en terre pour former instantanément un poulailler démontable, le panneau de 2 mètres de haut sur i de large de ^^,^0 à 6 francs.

Portes s'adaptant aux panneaux ; hauteur 2 mètres sur CjVo

de large de 11 à 12 —

Pour faire soi-même un poulailler. Prix des divers matériau que l'on peut employer.

Grillage mécanique galvanisé à triple torsion, à mailles de 25 millimètres sur i^.îo de haut, le mètre of,8o

Le même, sur 2 mètres de haut, le mètre 1^,25

Pieux à pointe ou à scellement en fer T sur i"',2o de haut, le pieu . o',7o

— — sur 2 mètres — — . i',75

Pieux ronds en bois non écorcé, sur i°,50 de haut, le pieu .... ©',40

— — — sur 2", 25 — — .... o',95

Treillage en châtaignier, espace de 0,10 cm. entre les montants sur

i>",30 de haut, par 10 mètres, le mètre o',7o

Treillage en châtaignier, espace de 0,10 cm. entre les montants sur

1 ",30 de haut, par 10 mètres, le mètre i',45

Les pigeons. — On peut encore, sans grand souci ni dépense supplémentaire autre que le prix d'achat, posséder quelques pigeons qui trouveront leur nourriture parmi celle des poules et qui pourront à volonté quitter le poulailler au sommet duquel on leur aura réservé quelques cases.

Voici comment il convient de les choisir : le plumage doit être fourni et lisse, l'œil vif et brillant, la patte d'un rouge éclatant ; leur vigueur et leur jeunesse se reconnaissent à la force et à la vitesse avec lesquelles ils rapprochent leurs ailes lorsqu'on les déploie.

Les pigeons s'accouplent vers cinq ou six mois ; le nombre des mâles doit égaler celui des femelles si l'on tient à la tranquillité du pigeonnier. La ponte est ordinairement de deux œufs que le père et la mère couvent l'un après l'autre.

Les pigeonneaux, qui sont bons à manger au bout d'un mois, peuvent s'engraisser parfaitement en six jours.

Pour cela il faut les prendre dès qu'ils commencent à se placer sur le bord du nid et les mettre dans un panier garni de paille et couvert pour y maintenir l'obscurité. On leur donne alors trois ou quatre fois par jour la becquée. Cette becquée consiste en une bouillie de maïs qui doit cuire pendant trois

ou quatre heures au moins. Après chaque repas il est bon de les changer de panier; ce panier doit être d'ailleurs de la plus grande propreté.

La moyenne des pontes est de six, mais peut aller jusqu'à dix selon la valeur des pigeons. Ceux-ci sont friands de sel et aiment à en trouver mêlé à leur nourriture.

Suivant le soin que l'on prend d'eux et l'abondance de leur nourriture, les pigeons fournissent une chair saine et fort goûtée.

Le canard. — Si l'on possède, ou si l'on peut aménager, auprès d'un poulailler, une petite mare ou un réservoir d'eau, on élève sans peine quelques canards tapageurs et voraces qui, engraissés à point, peuvent varier agréablement la composition des menus.

Les canards se nourrissent comme les poules mais plus abondamment, car leur digestion est rapide et leur appétit insatiable. Les détritus de toutes sortes font leur bonheur. Les betteraves crues coupées en morceaux menus facilitent beaucoup leur engraissement, et les navets et pommes de terre bouillies sont pour eux une excellente nourriture.

Un mâle suffit pour huit ou dix cannes : elles pondent de mars à mai et couvent pendant un mois.

Les canetons se nourrissent d'abord avec du pain trempé dans du lait puis avec des pâtées de son mouillé, d'orties hachées et de lait caillé.

Les canards couchent sur une litière de paille que l'on entretient aussi propre et aussi fraîche que possible.

Une petite cabane spéciale, voisine du poulailler, et que l'on peut élever à très peu de frais leur convient parfaitement.

Si leur nombre est très restreint, ils peuvent partager la demeure des poules, à la condition qu'un compartiment séparé leur soit réservé.

Les oies et les dindes ne s'élèvent guère que dans une vaste basse-cour; ailleurs, leur entretien serait coûteux et leur élevage difficile.

Les lapins. — Le lapin, quand on veut obtenir une chair succulente, doit être soigné et bien nourri. Le manque de propreté est la ruine du clapier sur lequel toutes sortes de maladies viennent s'abattre.

La chair du lapin que l'on nourrit exclusivement de feuilles de choux prend un goût fade et devient molle et décolorée, tandis que les plantes aromatiques que l'on mêle à une nourriture variée lui donnent une chair parfumée des plus agréable.

Le lapin n'a besoin que de deux repas par jour, le matin et le soir; l'herbe

humide ou mouillée ne lui convient pas; lorsqu'elle est seulement fraîche, il est nuisible de lui donner à boire. La boisson ne lui est utile que pour les repas composés d'aliments secs.

Les lapins doivent être tenus dans des locaux secs et aérés dont les litières assez abondantes doivent être renouvelées chaque semaine au moins. Les jeunes lapins de un à deux mois sont isolés des autres plus âgés, dont ils ne sauraient se défendre.

Les cabanes à lapins exposées au midi sont les meilleures pour l'élevage; elles doivent être élevées de 25 ou 30 centimètres au-dessus du sol.

On vend des clapiers en bois, démontables, avec fond à claire-voie et plateau de zinc mobile pour l'écoulement et le nettoyage, qui sont des mieux compris mais dont l'achat peut paraître coûteux. En s'inspirant de ce système on peut en faire exécuter d'analogues à peu de frais. On place dans les cases de petites auges en tôle galvanisée et des râteliers pour les herbes.

On peut aussi ïoger les lapins dans des cabanes à quatre compartiments : un pour le mâle, un autre pour la femelle et les deux autres pour les petits.

Le régime parfait du lapin se compose de laitues, de pissenlits, de persil de farineux, blé, orge, avoine, son, de carottes et de panais.

Les deux meilleures races de lapins sont le lapin angora et le lapin argenté de Champagne, tous deux de belle taille, de chair exquise et de fourrure soyeuse: huit femelles de bonne nature et bien entretenues peuvent produire environ 36 petits par an, soit 288 lapereaux.

Les soies de l'angora, avec lesquelles on fait des tissus de tricot, se ven, dent de 20 à 50 francs le kilogramme.

Jnsfallaiiorj du ^ome.

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