‹ Pour bien tenir sa maisonChapitre 75 sur 78 · S POUR BIEN TENIR · texte numérisé non relu

S POUR BIEN TENIR

I ir. »» d'indemnité pour voiture laissée hors de Paris. o fr. 25 de supplément par colis.

0 fr. 50 de supplément pour promenade au Bois de Boulogne.

VOITURES AUTOMOBILES. — Les voitures automobiles sont égale-.

ment pourvues du compteur horo-kilométrique.

La couleur du drapeau qui le surmonte indique son tarif.

Drapeau rouge. — Tarif I.

1 ou 2 personnes dans l'enceinte fortifiée

Jusqu'à 900 mètres o 75

Par 300 mètres supplémentaires o 10

Tarif IL

Plus de 2 personnes dans l'enceinte fortifiée et quel que soit le nombre hors de Paris.

Jusqu'à 750 mètres o 75

Par 200 mètres supplémentaires o 10

Tarif III de nuit.

Jusqu'à 600 mètres 0 75

Par 200 mètres supplémentaires o 10

Drapeau bleu. — Tarif I.

Jusqu'à 1.200 mètres 0 75

Par 400 mètres supplémentaires o 10

Tarifs II et III.

Jusqu'à 750 mètres 0 75

Par 250 mètres supplémentaires o 10

Drapeau Blanc

Tarif facultatif limité par le tarif maximum suivant : Prix de jour dans Paris et hors de l'enceintq fortifiée. — Voitures à 2 places : le i*^' kilomètre I fr. 25 ; kilomètres suivants 0 fr. 50.

Voitures à 4 places : les 1.200 premiers mètres i fr. 50; kilomètres suivants 0 fr. 50.

Landaus à 4 places et voitures à 6 places : le i^'' kilomètre 2 francs ; kilomètres suivants o fr. 80.

Suppléments.

— Droit fixe pour service de nuit dans l'enceinte fortifiée, quel que soit le nombre de places : i franc.

— Indemnité de retour pour voiture laissée hors de l'enceinte fortifiée : I franc.

— Tarif pour le transport des colis : i colis o fr. 25 ; 2 colis o fr. 50 ; 3 colis et plus o fr. 75.

Les changements de vitesse n'entraînent aucun changement de tarif. Le prix progresse d'après le nombre de kilomètres parcourus.

Pendant l'attente, le prix progresse comme s'il s'agissait d'une marche fictive à la vitesse de 8 kilomètres à l'heure.

Tarif de nuit. — Contrairement aux anciennes ordonnances, les cochers pris avant minuit 30 n'ont droit qu'au tarif de jour quelle que soit l'heure d'arrivée à destination.

Le service d'été est en vigueur du i^'' avril au 30 septembre et le service d'hiver du i®"" octobre au 31 mars.

Couleurs des lanternes suivant les quartiers de remisage. Lanterne Rouge — BatignoUes.

— Bleue — Bastille-Villette.

— Jaune — Montmartre.

— Verte — Rive gauche Invalides-Vaugirard-Montrouge. Lanternes blanches — Loueurs particuliers.

Voitures de remise et de cercles. — Beaucoup plus confortables, plus élégantes et mieux attelées, ces voitures ressemblent à des équipages particuliers et se louent à l'année, au mois ou à la journée. Leur tarif est à débattre de gré à gré. On trouve quelques-unes de ces voitures aux abords de l'Opéra pour une promenade de quelques heures ou pour les visites.

EN CHEMIN DE FER Tarifs généraux des chemins de fer fran- """~~~~~"'"^~~~~'^^^~~' çais.

Par kilomètre o fr. 112 en i''* classe.

— 0 fr. 075 en 2^ —

— 0 fr. 04g en 3® —

Tout voyageur a droit au transport gratuit de 30 kilogrammes de bagages moyennant un droit d'enregistrement de 10 centimes.

Les excédents de bagages se payent à raison de 0 à 40 kilogrammes

0,50 centimes par kilomètre ; au-dessus de 40 kilogrammes 0,40 centimes et par kilomètre et par fraction indivisible de 10 kilogrammes avec minimum de taxe de 0,50 centimes.

Au-dessous de trois ans les enfants ne payent pas, mais n'ont pas droit au transport de bagages. De trois à sept ans, ils doivent payer demi-place avec un ma.ximura de bagages de 20 kilogrammes. Au-dessus de sept ans ils paj'ent place entière.

Bagages non accompagnés. — Les bagages non accompagnés payent un tarif spécial calculé par fraction indivisible de 10 kilomètres :

De 0 à 40 kilogrammes o fr. 005 par kilomètre ; minimum de perception ; I fr.

Au-dessus de 40 kilogrammes o fr. 004 par kilomètre ; minimum de perception : I fr. 50.

Dans tous les cas le mini;iium de perception est fixé à 1 fr, jusqu'à 40 kilogrammes.

1 fr. 50 au-dessus de 40 kilos, jusqu'à 200 kilos.

2 fr. »» — de 200 kilos — 500 — 2 fr. 50 — de 500 kilos.

Les bagages non accompagnés ne sont pas acceptés dans les trains rapides.

Messageries. — Le tarif de transport par grande et petite vitesse varie suivant la nature des colis. Il existe en effet des tarifs spéciaux et réduits pour certaines catégories d'articles. Lorsqu'on a une expédition de ce genre à faire il est préférable de s'adresser, en indiquant la nature du contenu, à la compagnie qui doit effectuer le transport.

Chiens. — Les chiens peuvent voyager dans les compartiments à la condition de ne point incommoder les autres voyageurs. Le prix de leur transport est de o fr. 0168 par tête et par kilomètre avec minimum de o fr, 30,

Ils peuvent voyager plus économiquement dans des wagons spéciaux à compartiments grillés, ou bien encore en panier, cage, etc.

Trains de luxe. — Il existe dans chaque compagnie un matériel de luxe, tels que : coupés, lits-salons, coupés-lits-toilette, etc., mis à la disposition des voyageurs moyennant un supplément qui varie suivant le nombre de personnes occupant ces places et suivant la longueur du parcours (se reporter à l'indicateur de chaque compagnie).

On peut encore dans certains trains de nuit se faire réserver une couchette, dans les wagons de i'" classe, au prix moyen de 6 francs par couchette en sus du prix du billet.

Omnibus de famille. — On peut en cours de route télégraphier gratuitement au service des voitures de la compagnie sur laquelle on voyage, pour retenir un omnibus à l'arrivée du train. Mais il est plus prudent d'écrire un jour ou deux à l'avance afin d'avoir exactement ce que l'on désire.

Suivant les compagnies et les zones les prix de ces omnibus varient de 4 à 12 francs pour Tintérieur de Paris. Ils peuvent recevoir de 4 à 12 personnes.

Pour les billets d'excursions, les cartes d'abonnement, les billets de famille et de bains de mer, se reporter aux indicateurs les plus récents de chaque compagnie, ces tarifs étant sujets à changements.

A LA MER Le bain, les longues stations sur la plage, les promenades à pied sur ces admirables chemins de corniche taillés dans les falaises, voilà les distractions normales qui devraient se partager le temps de nos villégiatures maritimes.

Location d'une villa meublée. — Dès avril, vers Pâques, lorsqu'il fait beau il est prudent de s'enquérir des villas à louer, et de faire son choix à ce moment.

Sur les plages très fréquentées, les locations se font de bonne heure ; il n'est pas rare, en effet, de ne plus rien trouver d'avantageux dès le courant de mai. On arrête alors en hâte, la première villa venue, dans laquelle, il n'y a ni eau potable, ni gaz et dont le loyer cependant est égal à celui d'une maison bien installée ; et l'on y fait un séjour maussade, troublé par tous les petits inconvénients d'une mauvaise organisation.

Avant d'arrêter son choix sur une plage, il est bon de se munir de tous les renseignements voulus, quant à son exposition, son climat, le genre de vie que l'on y mène, les ressources que Ton y trouve, afin de ne pas être condamné à passer plusieurs semaines dans un endroit qui ne conviendrait point. Certains guides donnent à ce sujet tous les renseignements désirables ; ils indiquent en même temps les agences de location auxquelles on peut s'adresser.

Il n'y a plus alors qu'à écrire à l'une de ces agences, en lui fixant exactement le prix de location que l'on veut mettre, le nombre de chambres dont on a besoin, ainsi que toutes les questions de détail auxquelles on peut tenir, telles que eau, gaz, jardin, etc.

L'agence répond généralement par l'envoi d'une liste compre-

nant les villas susceptibles de convenir, avec la description des pièces, et les conditions de location.

S'il s'agit d'une plage que l'on connaît déjà, on peut quelquefois traiter sur ces seules indications. Cependant il est bien préférable de se déplacer lorsque la chose est possible, car il devient aisé de comparer et de choisir plus sûrement que par simple correspondance.

Les coutumes locales. — A part quelques différences peu appréciables dans les coutumes locales, les prix de location sont établis pour la « saison » c'est-à-dire 3 mois : juillet, août et septembre. Cependant beaucoup de maisons ne sont louées qu'un mois ou deux ; dans ce cas le loyer mensuel est un peu augmenté. Par exemple une maison louée 800 francs pour la « saison », sera louée bien souvent 350 ou 400 en août et 300 en septembre.

Il n'est peut-être pas inutile de signaler que le loyer total d'une maison est dû, même si cette maison n'est occupée que quelques semaines, du moment que l'engagement a été fait pour la saison entière.

Lorsque par suite de circonstances imprévues on se voit dans l'impossibilité d'occuper une villa arrêtée d'avance, on s'expose à toutes sortes de désagréments, pour peu que le propriétaire soit un tantinet chicanier. Il peut en effet alléguer que l'inoccupation de sa villa la déprécie aux yeux des autres étrangers ; cependant si vous lui proposez d'annuler tout simplement l'engagement de location pour lui permettre de trouver un autre locataire, il exigera de vous l'envoi du prix de location, quitte à vous le rembourser dès qu'il aura trouvé preneur.

Ces embarras se présentent assez fréquemment et peut-être pourrait-on les éviter, en stipulant sur l'engagement de location, le cas de dédit et la façon dont il pourrait être donné.

Cet engagement est une sorte de bail fait sur papier timbré et en double ; il fixe les échéances de paiement qui ont lieu généralement de la façon suivante : moitié du prix de location à l'arrivée, moitié 15 août, pour les locations de saison ; il mentionne également le matériel, argenterie, vaisselle et linge, compris dans la location, ou spécifie le contraire si le matériel est loué à part.

Au moment de la prise de possession, le locataire reconnaît avec le propriétaire ou son représentant l'inventaire dressé par lui. Au départ, ce même inventaire est vérifié et tout objet manquant ou détérioré est dû au propriétaire.

Tels sont les usages relatifs aux locations de villas meublées.

Comment s'orga7iïser. Ce qu'il faut emporter. — L'organisation de ces « chez soi » de hasard manque parfois de logique et le séjour que l'on doit y faire serait dépourvu d'agrément si l'on n'y remédiait habilement.

On les transformerait tout à fait si l'on avait la précaution d'apporter avec soi quelques-uns de ces motifs de lingerie qu'on peut jeter sur les tables, les consoles et les sièges et qui leur donnent tout de suite un aspect gai et coquet.

Lorsque le matériel ne fait pas partie de la location il est préférable de l'apporter, car on courrait le risque de se trouver pris au dépourvu, les maisons qui se chargent de la fourniture de ces objets étant souvent débordées au début de la saison.

Choix et installation d'une villa. — Lorsqu'on ne craint pas le trop proche voisinage de l'eau et le bruit des vagues, la situation idéale de la villa est le bord même de la mer, non pas au niveau de la plage qui apporte le sable, les embruns, aussi l'humidité, mais au sommet des falaises où l'air est plus vif, plus enveloppant.

Un architecte prévoyant oriente la villa de telle façon que la façade soit abritée des mauvais vents ; pour cette raison il est peut-être plus sage de confier son édification à un architecte du pays, qui connaît le climat et l'exposition favorable.

Dans quantité de villes maritimes on a le tort d'employer le sable de mer pour la construction des maisons. Cela leur communique une humidité dont on ne parvient jamais à se débarrasser quoi que Ton fasse, et qu'il était utile de signaler.

La villa que l'on fait construire doit être spacieuse, largement éclairée et aérée. Ne lui donnez pas trop d'élévation, mais une grande surface ; elle sera plus agréable à habiter et ofïrira moins de prise au vent. Percez-la de larges baies munies de contrevents solides.

Meublez-la confortablement, mais sobrement, de meubles

clairs et commodes; les murs peints ont l'avantage de résister à l'air salin qui décolore papiers et tentures. Celles-ci ne doivent entrer dans la villa qu'en très petite quantité ; elles ne sont pas à leur place dans cet intérieur qui doit être net et dégagé.

N'oubliez pas cependant que les jours gris, les jours de gros temps, vous feront apprécier le.s bons sièges et les portes bien closes ; ne vous meublez donc pas exclusivement de meubles légers, de rotin ou de bambou, charmants quand le soleil les éclaire, mais qui vous feraient trouver votre maison nue et inhospitalière dès que le mauvais temps surviendrait.

A LA CAMPAGNE La maison de campagne n'est pas toujours exclusivement une maison d'été ; lorsqu'elle est proche de la résidence habituelle et que l'accès en est aisé, on y passe volontiers, en quelque saison que ce soit, les journées de liberté. Dans ce cas elle a besoin d'un arrangement plus intime, plus confortable.

La vraie maison d'été, elle, peut être simple, elle n'en sera pas moins charmante. Rien n'est prétentieux comme une maison de campagne trop luxueuse, trop cossue; ce qui est de mise à la ville est ici tout à fait déplacé.

Les meubles simples peints, vernis ou laqués, les lits de cuivre, les mousselines et les cretonnes fleuries composent les plus charmants intérieurs d'été. Il va sans dire que les bibelots n'y font point très bonne figure ; mais les fleurs, toutes les fleurs sans exception en sont la plus ravissante parure.

Comment rinstaller et y vivre. — A la campagne, la mai son s'installe et s'organise autrement qu'à la ville puisqu'on est appelé à y vivre tout différemment. La maison à un seul étage, ou deux au plus, facilite beaucoup le service, toujours un peu compliqué pour des serviteurs habitués au travail de l'appartement ; elle est plus' agréable aussi pour les allées et venues. Il faut redouter les endroits trop touffus. Les maisons enfouies sous une verdure abondante ne reçoivent qu'insuffisamment l'air et le soleil nécessaires pour les garder de l'humidité. De même les chambres à coucher sont mieux situées au premier étage qu'au rez-de-chaussée. Celui-ci est tout indiqué pour la

salle à manger spacieuse, car les réunions intimes peuvent être fréquentes, pour le salon, pour le service, etc..

Cette maison-là ne peut guère se passer de buanderie, fruitier et de toutes ces dépendances si commodes où l'on effectue une infinité de travaux et de rangements de toutes sortes ; elle n'a de raison d'être que comprise de cette façon.

Conçoit-on la demeure d'été sans jardin, sur le bord d'une route nue et poussiéreuse, divisée comme un appartement, sans cette disposition et cet arrangement particuliers qui rendent la maison de campagne si plaisante.

Il faut vivre là d'une vie toute autre que celle de Paris, s'y refaire des forces nouvelles, par un exercice rationnel et des habitudes régulières. Ne souffrez pas que les fenêtres restent closes tant que le soleil et la lumière peuvent pénétrer dans la maison ; l'air que vous respirez en rentrant doit être aussi pur, aussi sain que celui que vous venez de respirer au dehors à pleins poumons.

Il n'est pas besoin de disposer d'une fortune pour posséder ce chez soi d'été si salutaire à la santé. Il peut être aménagé à peu de frais ; les meubles les plus simples, disposés avec goût, font des intérieurs charmants. Certaines personnes excellent à tirer parti des meubles les plus sommaires ; elles savent rendre élégant le hêtre ou le rustique bois blanc, sous une couche de peinture ou de vernis, jeter où il le faut le napperon de lingerie, st nouer d'un ruban clair la mousseline des rideaux. Les parijuets sont éblouissants de blancheur, et vierges de tapis fanés DU poussiéreux; les lavabos ne sont pas somptueux, mais de bonne dimension, et tous les objets de toilette y sont à l'aise et iu complet. La salle à manger est claire, avenante ; elle n'est pas, comme dans beaucoup de maisons, une pièce innommable, 3Ù il y a de tout, excepté les choses qui devraient s'y trouver.

Les chambres sont meublées sommairement, mais au moins ;out y est assorti et l'on n'y rencontre pas de ces meubles disparates ou boiteux, qui sentent le bric à brac, et parmi lesquels )n appréhende de passer une nuit. Tout est propre et soigné.

Même petites, les dépendances sont intelligemment divisées. Dn peut y faire une excellente lessive, remiser les cueillettes le fruits, serrer le bois, les légumes, etc..

C'est la maison d'été bien comprise pour une vie saine, normale, agréable à ses hôtes et à leurs amis.

DÉPLACEMENTS, Savoir faire une malle est moins aisé qu'il LES BAGAGES ne semble, si l'on en juge par l'effroi que ~~"~~~~""~~~~~~" ce travail inspire à nombre de gens. Nous indiquerons plus loin le moyen de faire correctement ses bagages.

Malles, sacs et valises^ leur emploi. — Solidité et légèreté sont les qualités d'un bon bagage ; qualités peu conciliables et que seule une maison sérieuse peut arriver à réunir.

Lorsqu'on ne peut pas mettre un certain prix à ce bagage, il est préférable de le choisir d'extérieur simple, et d'en faire l'achat dans une maison réputée pour la solidité de sa fabrication.

Dans les articles simples, de prix abordables, les malles recouvertes de toile peinte havane, avec bandeau en tôle d'acier entourant le couvercle, fond à doubles lattes et liteaux protégeant les faces, sont fort robustes et pratiques. Un peu plus élégantes, les angles et les poignées sont recouverts de cuir, et le métal ordinaire est remplacé par du cuivre; les courroies sont plus fortes, plus nombreuses, et les serrures perfectionnées.

La malle de grand luxe se fait en peau de porc sur bois avec angles en cuir, triple serrure et courroies; l'intérieur en bois verni est d'un fini impeccable.

Mais toutes ces malles, delà plus simple à la plus riche, sont un peu pesantes, ce qui fait qu'on leur préfère souvent la malle en osier recouverte de toile goudronnée et vernie, à bordures de cuir et courroies, excessivement légère et facile à manier.

Très solide malgré cela, on peut la charger aussi lourdement qu'une malle à fût de bois.

Les malles se font dans trois catégories : pour la cabine, très plate ; pour homme, à couvercle plat; et pour dame à couvercle bombé.

Jusqu'à 90 cent, delong-ueur, les malles n'ont généralement qu'un châssis; à partir de i mètre et jusqu'à i m. 26, elles se font à 2 ou 3 châssis.

On trouve encore la malle à tiroirs, pratique pour longs séjours mais relativement lourde, qui comprend 2 tiroirs à vête-

ments, 2 cases pour chapeaux et chaussures et 2 tiroirs à lingerie ; la malle-armoire dont le couvercle s'ouvre comme une porte, avec combinaison de porte-manteaux pour les robes, presse-jupes et casiers à lingerie. Le même bagage, pour homme, permet de suspendre les différentes parties du vêtement masculin à l'aide d'ustensiles ad hoc.

C'est là un bagage assez coûteux puisqu'il vaut 300 fr. environ.

Si la malle est la pièce principale du bagage, il ne faut pas pour cela passer sous silence tous les autres objets qui en font partie : les mallettes à chaussures ou à chemises avec châssis et casiers mobiles qui, une fois enlevés, permettent d'utiliser la malle pour de courts déplacements.

Les malles à chapeaux avec cages en rubans et casiers pour gants et voilettes ; les boîtes à chapeaux pour hommes; les portehabits ou porte-uniforme, les mallettes plates, en cuir, qui remplacent la valise et que l'on peut garder avec soi en wagon ou dans la cabine.

Les sacs jumelles, ou d'autre forme, ont à peu près détrôné la valise, dans laquelle on insérait peu de choses avec beaucoup de mal. Ces sacs se font en cuir ou en toile tannée solide et peu coûteuse. Les personnes qui voyagent souvent ont plusieurs de ces sacs de différentes grandeurs, qu'elles utilisent suivant la durée du voyage. Pour une absence de quelques jours, ne comportant pas de toilette extraordinaire, ces sacs sont suffisants pour emporter le linge et les menus objets dont on a besoin en route.

Il y a encore les sacs à linge qu'il faut choisir robustes avec poignées et serrures fortes; les enveloppes « hold-all » en toile bordée de cuir, dans lesquelles on roule les couvertures, les manteaux, les cannes et parapluies, avec des poches intérieures et extérieures pour recevoir les journaux et divers objets.

Les paniers en osier, doublés, avec tringle et cadenas pour les robes, ou le gros linge, les caissettes légères en bois blanc, à ferrures, pour les toilettes fragiles ou les chapeaux.

Citons seulement pour mémoire les bagages automobiles, qui réunissent sous une forme réduite et appropriée aux voitures les bagages décrits plus haut. On arrive à un tel perfectionnement dans leur fabrication, qu'ils ont l'air de faire partie de la voiture et d'être là seulement, pour combler les vides.

Les trousses de toilette pourraient à elles seules faire l'objet d'une longue dissertation. On en fait de si jolies, de si pratiques où les cristaux et l'orfèvrerie tiennent une grande place.

Lorsqu'on ne peut en acquérir que d'un prix mo3'en il est sage de renoncer à l'élégance de l'enveloppe et à la quantité des pièces et d'avoir seulement souci de leur qualité.

Leur entretien. — Pour conserver les bagages en bon état aussi longtemps que possible, la première précaution à prendre est de les revêtir d'une enveloppe, tant pour le voyage que pour le séjour à la maison.

Ces enveloppes coûtent en moyenne de 9 à 20 francs pour une malle suivant sa grandeur ; c'est une dépense insignifiante si l'on considère l'utilité de l'objet.

Les sacs, les mallettes, les nécessaires, etc., en ont tout autant besoin; grâce à ces enveloppes le cuir reste intact et toujours propre.

Dès que Ton rentre de voyage, il faut débarrasser les bagages, des étiquettes de chemin de fer et d'hôtels. Pour cela on les humecte avec une éponge mouillée sans chercher à les gratter ou à les arracher; de cette façon l'étiquette tombe naturellement entraînant la colle avec elle.

Si un liteau ou une ferrure sont soulevés et qu'on puisse les réparer séance tenante il est préférable de le faire ; si la réparation est importante, c'est au retour du voyage, et non au moment du prochain départ qu'il faut la faire effectuer. On s assure également que les rubans des casiers, et les sangles sont en bon état, que les serrures fonctionnent bien.

On nettoie les malles recouvertes en toile peinte ou goudronnée avec une éponge humide, celles en cuir ou en moleskine avec une très petite quantité de vaseline étendue sur un chiffon de flanelle.

Lorsqu'on remise une malle il faut la placer bien d'aplomb, sans quoi le fût et les casiers se voileraient. Si elle n'a pas d'enveloppe on la couvre avec une toile ; il est souvent préférable de ne pas la déposer à même le sol, à cause de l'humidité qui peut attaquer les cuirs.

Lorsqu'on fait l'acquisition d'objets de voyage, on peut, dans presque toutes les maisons vendant ces articles, faire peindre

sans frais ses initiales sur les bagages et leurs enveloppes. Cela facilite beaucoup leur recherche dans les gares et les hôtels.

L'art de faire une malle. — Peut-on vraisemblablement fixer la façon de faire une malle dont le contenu est si variable. En principe oui, puisque c'est seulement la quantité qui diffère et qu'une malle quelle qu'elle soit, contient toujours du linge, des vêtements et des accessoires de toilette.

Avant de commencer à faire une malle on réunit tous les objets qui doivent y prendre place. Les différentes pièces de lingerie sont groupées d'un côté, les vêtements de l'autre, les sachets, boîtes à gants, à voilettes, etc., sont rassemblés.

Si la provision de linge que Ton emporte est importante, on lui réserve le fond de la malle. Le linge plat et lourd est placé en premier; et par-dessus on dispose la lingerie fine, ayant soin de ne laisser aucun vide, aucun jeu entre les piles ; on a toujours quelque objet peu fragile pour les combler. Les paires de bas roulées forment d'excellents tampons, Si le linge ne suffit pas à emplir le fond de la malle, on étend par-dessus une serviette et l'on achève le remplissage par des objets dont le contact ne peut être nuisible à la lingerie. Ceci fait, il s'agit de garnir le premier casier; il convient fort bien aux jupes et vêtements qui se trouvent maintenus par le casier supérieur. On les plie à la largeur et à la longueur du casier, afin qu'ils ne puissent pas se déplacer ; ils doivent l'emplir exactement.

Le casier supérieur, qui est bombé dans les malles de dames, est tout indiqué pour les corsages et les toilettes légères ; sa forme permet de les empiler sans dommage. Lorsqu'on doit introduire dans la malle une glace qui n'a pas sa place dans le nécessaire de toilette on peut en toute sécurité la glisser dans le casier des vêtements qui lui feront un matelas protecteur.

On peut encore faire la malle d'une autre façon, quand le linge est en trop petite quantité pour en garnir le fond. Dans ce cas ce sont les vêtements qui l'occupent. Les plus lourds et les moins fragiles sont placés d'abord, ensuite viennent les vêtements légers.

Les casiers se partagent le linge, les corsages et les accessoires.

Ce qui importe surtout c'est de bien emplir les différentes parties de la malle ; si l'on ne peut y parvenir, il faut étendre sur le linge ou les vêtements une serviette que l'on rentre bien tout autour, et par-dessus laquelle on serre les sangles intérieures jusqu'à ce qu'il n'existe plus de ballottement.

Il ne faut pas entasser la lingerie au hasard, mais en bon ordre, afin de retrouver sans peine les choses dont on a besoin.

A L'HOTEL II faut posséder une certaine habitude des voyages pour ——————— savoir s'organiser tant dans le choix d'un hôtel, que dans la

façon d'y descendre.

Il est à remarquer que, si l'on considère le luxe des maisons de premier ordre, le confortable de leur installation et de leur service, elles demandent comparativement beaucoup moins cher que les maisons de deuxième et de troisième ordre.

Lorsqu'on descend dans un hôtel, il convient de se faire indiquer le prix de la chambre, des repas, et du service, s'il n'est pas compris dans le prix de la chambre, afin de ne pas avoir de surprise. Les maisons sérieuses ont un tarif invariable pour chaque étage.

On a tout avantage, lorsqu'on doit séjourner quelques jours dans un hôtel, à se faire établir un prix pour la journée ; mais si les sorties ne permettent pas de rentrer pour tous les repas ce système est plutôt onéreux, car la somme que l'on déduit pour les repas n'est pas le prix réel de ceux-ci.

Le prix de la journée doit comprendre le petit déjeuner, le déjeuner, le dîner et la chambre ; les bains et extra de toutes sortes sont comptés en supplément.

Les hôtels n'étant responsables que des valeurs qui leur sont confiées, il est prudent de déposer au bureau ou secrétariat, les bijoux, valeurs, papiers, ou argent contre reçu en bonne et due forme.

Nous devons certains documents figurant dans l'illustration de ce volume à la grande obligeance des maisons et des personnes dont les noms et adresses suivent :

Majorelle, meubles modem-style, 22, rue de Provence, Paris.

Liberty, tissus « Liberty », 5, boulevard des Capucines, Paris.

Jean Miner, lustres et cuivres hollandais, 6^, rue de La Bo'étie, Paris.

M. Dufrene, décorateur, 24, rue François /«■', Paris, et à W"^ Séverine, « Les Trois Marches », à Pierrefonds [Oise).

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