‹ Pour ces dames, contesChapitre 12 sur 15 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

RATABOUL. Bonsoir, Gridonnot. Comment! encore personne?

GRIDONNOT. Tu as bien envoyé des lettres d invitation à toutes ces dames?

RATABOUL. Bien mieux, je suis allé rendre visite à toutes.

GRmoNNOT. Veinard !... Et t'ont-elles promis de venir ?

RATABOUL. Parbleu !

GRIDONNOT. Grâcc à toi, qui es lancé dans la société interlope, je vais donc pouvoir frayer avec des impures, et entendre des bêtises ! [Serrant les mains de Rataboul avec chaleur.) Tu es un ami, toi, un véritable ami

RATABOUL. Mais pas du tout, tu n'y es pasl Je leur ai dit que c'était une soirée du grand monde. Tu les verras, tout à l'heure, avec leurs airs pudibonds, baissant les yeux et essayant de rougir.

GRiDONNOT. Tu u'es qu'uu faux bonhomme!

Ce n'est pas ainsi qu'on trompe un camarade d'enfance ! Je t'avais commandé des farceuses, tu me sers des femmes comme il faut ! Je suis volé !

RATABOUL. Ce sout OU effet des farceuses, mais qui, une fois, dans leur vie, ÊO tiendront convenablement. Il faut bien sauver les apparences pour les domestiques, pour madame Gridonnot! Voistu, si jamais ta femme venait à apprendre?...

GRIDONNOT. Oh! Cette madame Gridonnot, si je pouvais la planter-là !...

RATABOUL. Mdis voilà, tu ne peux pas !

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