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Coupe en travers sur la nef.
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a LES ÉDIFICE SSRELICTEUR
tres. Dans le courant du xt11° siècle, l'évolution se poursuivit vers un double terme (fig. 295-298) : accroissement des hauteurs, amélioration de l'éclairage. Hauteur : le maître-d'œuvre de Beauvais porta ses voûtes à 46 m.50 au-dessus du sol; deux effondreients successifs rappelèrent aux constructeurs qu ils devaient compter avec les lois de la matière. Éclairage : le triforium fut réduit, en haut au profit des fenêtres, en bas au profit des grandes arcades ; cette augmentation des grandes arcades permit de faire le bas-côté plus élevé et ses fenêtres plus vastes. En même temps, le triforium perdait de sa profondeur ; la tribune de jadis devint, pendant la première moitié du xI1I° siècle, une simple galerie (fig. 296 et PI. V, D), dont le mur de fond fut quelquefois remplacé par des vitraux. Plus on allait et plus le triforium s’incorporait au fenestrage ; durant le xv® siècle, la galerie disparut tout à fait,et l'étage des fenêtres immenses vint immédiatement au-dessus de celui des grandes arcades (PI. V,E). Les églises modernes tantôt sacrifient le triforium et tantôt le conservent, en lui donnant un dessin qui varie suivant les époques (PI. V, F).
Les vaisseaux romans étaient par nécessité étroits et quelk,uefois élancés. Cet élancement s’exagéra jusque vers 1250, et les arcs brisés envahirent toutes les baies, où ils se maintinrent aussi longtemps que dura le gothique. Au xIV® siècle, la section des nefs et le tracé des baies s’élargissent ; la verticalité des lignes s'atténue. Le xIv® et le xv® emploient des arcs à quatre centres (Gg. 71), qui sont moins aigus que les arcs brisés ordinaires.
Depuis la Renaissance, l'édifice est plus large et moins haut ; les arcs sont en plein cintre, en ellipse ou en anse de panier, ils ne sont jamais brisés.
Les églises de plan non basilical. — Les plans de ces églises s'écartent du plan basilical, soit parce qu'ils sont plus simples, soit parce qu'ils sont spécifiquement différents.
Quelques églises, notamment des églises gothiques de l’ordre de saint Dominique, sont à deux nefs. D’autres, beaucoup plus nombreuses, ont une nef unique (fig. 268), avec ou sans abside, avec ou sans transept. Lorsque les bras du transept sont arrondis, la tête de l’église ressemble en plan à un trèfle (fig. 269). Cette forme, qui est très ancienne, s’est perpétuée dans quelques spécimens jusqu'à l'époque moderne.
L'ÉSMPTIPELER)YS
Enfin, les églises peuvent être sur plan rayonnant : au lieu de se développer en longueur, elles rayonnent autour d'une travée centrale. Il y en eut, sous Charlemagne, une lignée, qui procédait de l’église Saint-Vital de Ravenne, polygonale à bascôtés. L'église de Germigny-des-Prés, construite vers 805 ou au plus tard vers 900, s
: : : F1G. 268. — ÉGLISE est carrée avec quatre absides et deux absi- DE PLAN NON dioles (fig. 270). Eee
Des églises ont été édifiées sur plan airculaire, à l’imitation de l’église du Saint-Sépulcre de Jéru-
salem. On connaît même, à Planès, dans les Pyrénées-Orientales, une église à peu près
triangulaire en l'honneur de la Trinité.
Les piliers. — Il est de règle constante que les piliers entre abside et déambulatoire soient plus légers que les autres ; ce sont très souvent de simples colonnes.
Fic. 269. — Écuse à Là aison en est que les travées du déam- CHEVET TRÉFLÉ. bulatoire décrivent un trapèze : sous peine de faire le côté extérieur démesurément long, il fallait ramener le côté opposé à des dimensions restreintes, si bien que la place manquait pour y planter de gros supports.
cette exception près, les piliers des églises tendent à devenir, depuis les origines et jusque vers le xv® siècle exclusivement, de plus en plus compliqués. C’étaient fréquemment, au début, des colonnes arrachées aux ruines romaines ; puis, la colonne fut remplacée par le pilier simple sur plan
, » - : Fi1G. 270. — ÉGLISE DE carré. Dès l’époque latine, la nécessité A PRO