F1G. 266 — CATHÉDRALE ROMANE ET CATHÉDRALE GOTHIQUE
Autun et Paris.
| D'après Viollet-le-Duc.
les trois. Dans bien des églises romanes, le constructeur a
ménagé sur la façade en avant de la nef un porche, ouvert sur le | dehors, où une avant-nef qui, dans un petit nombre de cas, | | atteignait les dimensions d'un édifice. Quelques grandes églises | | romanes ont quatre bas-côtés. | | L'église gothique (fig. 266) est plus dégagée ; aucun système | ne réduit autant les pleins, qui coûtent, au profit des vides, |
qui servent. On délaisse dans les absides et les absidioles le plan |
IMÉLÉVATION DES ÉGLISES BASILICALES
circulaire pour le plan polygonal. Les contreforts deviennent | très saillants, tellement qu'entre les contreforts on loge des chapelles latérales. Les porches en avant des églises se font rares.
Pendant la Renaissance et après, l’église ne change guère dans ses grandes lignes ; mais le plan s’encombre à nouveau de piliers massifs : l'édifice redevient lourd : absides et absidioles peuvent reprendre leur | forme ronde.
L'élévation des églises basilicales. — Dans les basiliques latines, du moins les plus E complètes (fig. 267), l’ordonnance architecturale de la nef comptait trois étages : en bas, ) les grandes arcades ménagées : Es
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entre nef et bas-côtés ; plus haut, le friforium, rangée de baies par lesquelles s’ouvrait vers la nef la tribune établie F1G. 267. — BASILIQUE LATINE au-dessus du bas-côté ; enfin, ET BASILIQUE ROMANE. les fenêtres. Des voûtes pouvaient exister dans certaines parties de l'édifice : sur l’abside, un cul-de-four ; sur les bascôtés, des voûtes d’arêtes. La nef n'était pas voûtée. L'église romane (PI. V, B) présente, dans son ordonnance
intérieure, une extrême diversité, sur laquelle nous reviendrons. L'architecte a pu supprimer, par exemple, les fenêtres, ou le triforium, ou bien les fenêtres et le triforium. De la tribune de premier étage il n’est resté quelquefois qu'un souvenir: le triforiumestaveuglé, ou bien ils’ouvre sur les bas-côté, sans qu'il y ait d’entresolement entre les grandes arcades et le triforium (PI. V, A). Je rappelle que, dans les édifices romans, les arcs et les voûtes sont souvent tracés en arc brisé depuis la première moitié du xil° siècle, et que, dès le xI°, les doubleaux sont fré- | quents, aussi bien que les percements à reprises et les arcs à ressauts (fig. 44).
Au x11® siècle, on éleva des cathédrales gothiques (PI. V, C) où, sous les voûtes d’ogives, se développait dans toute son ampleur le type basilical : arcades, large tribune, grandes fenê-
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