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F1G. 298. — GOTHIQUE FLAMBOYANT

Cathédr. de Moulins.

Gothique à galerie étroite, surélancé

(fig. 296) (1200-1250) : exagère les

Ce

F1G. 297. — GovniQuEe

Gothique à galerie étroite, moins A GALERIE ÉTROITE, élancé (fig. 297) (1250-1400) : moins R Here

| de hauteur; piliers plus découpés ; rem-

Rouen, Saint-Ouen.

plages plus compliqués; gâbles triangulaires posés sur les portes et les fenêtres ; sculpture moins monumentale. Sées, Metz, Strasbourg, Bordeaux, Saint-Ouen de Rouen.

Gothique flamboyant (fig. 298) : nefs et fenêtres plus larges; le triforium disparaît souvent ; voûtes à nervures secondaires et à clefs pendantes ; arcs à quatre centres et arcs en accolade ; chapiteaux souventsupprimés ; remplages tourmentés ; profils secs, prismatiques; nervures s’enfonçant dans les supports ; feuillages épineux, flétris; statuaire réaliste.

Les écoles d'architecture religieuse go-

thique. — Quand on étudie l’école gothique d'une province, il faut distinguer entre les églises du style local et les églises du style importé de l'Ile-de-France.

Après la période romane, des foyers d'influence artistique

LES ÉDIFICES RELIGIEUX

se sont déplacés ; mais, dans les types gothiques régionaux, on retrouve, réalisée par des moyens nouveaux, l'idée première des vieux types des éco!e: romanes.

Toutes les écoles gothiques ont usé de la croisée d'ogives, de l’entre-croisement des nervures diagonales qui portent la voûte: ces écoles varient dans la façon de construire la croisée d'ogives et de la soutenir.

Les écoles champenoise et bourguignonne ont quelquefois des piliers alternés ; la voûte champenoise, très souple, peut être à cinq, six ou huit branches d'ogives.

Le gothique de l’Aquitaine combine la voûte sur croisée d'ogives et la coupole : les travées sont carrées ; les voûtes, fortement bombées, présentent depuis la fin du XII° siècle des liernes, des nervures qui vont, en long et en travers, de la clef des ogives à la clef des doubleaux, de la clef des ogives à la clef des formerets : ce sont les voûtes angevines (fig. 299) à huit nervures ; depuis 1220, lesnervuresse multiplient. Ces diverses voûtes, qui FIG. 209. — ÉGLISE ANGEVINE. paraissent d'une légèreté aérienne, sont

SORT en réalité très résistantes : les nervures sont de simples moulures taillées à l'intrados de solides voussoirs qui composent une armature vigoureuse. Des édifices sont à une nef, telle la cathédrale d'Angers (PI. XI, C), ou à trois nefs de hauteur à peu près égale, telle la cathédrale de Poitiers (PI, XI, B). Dans le premier parti, la poussée est contenue par des contreforts : dans le second, par les voûtes latérales. Ni l’un ni l’autre type n’admet les arcs-boutants.

L'école languedocienne (PI. XI, D) épaule les voûtes par des contreforts intérieurs très saillants, véritables murs de refend, entre lesquels sont logées des chapelles latérales. Ces massifs de butée puissants permettent les voûtes de grande portée et, par conséquent, les nefs très larges, — jusqu’à 23 mètres.

Les écoles du Languedoc et du Sud-Ouest sont les seules qui

Angers, Saint-Serge.

RE Pres LES ÉCOLES GOTHIQUES

A. — ECOLE NORMANDE. B.— Ecoze pu Sup-OuEsT.TRO1S NEFS. Cathédrale de Coutances. Cathédrale de Poitiers. Cliché Mon Hist. Cliché Mon Hist.

C.— Ecoze pu SuD-OuEsT. UNE NEF. D. — Ecoe pu LANGUEDOC. Cathédrale d'Angers. Saint-Jean de Perpignan.

Cliché Mon Hist. Clhché Neurdein. :

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