PLEIN CINTRE. ARC EN SEGMENT. ANSE DE PANIER
FiG 15. F1G. 16.
ELLIPSE ELLIPSE PLEIN CINTRE EN HAUTEUR. EN LARGEUR. SURHAUSSÉ. OUTRE PASSÉ.
réservent ce dernier nom à l'arc dont les naissances sont obliques, mais à peu près rectilignes.
Si nous considérons un instant l'arc en plein cintre, nous nous rendons compte que, dans cet arc, la partie qui pousse le moins est celle qui gagne en hauteur, la partie qui pousse le plus est le cerveau, qui gagne en largeur. Plus un arc est élancé et plus la poussée est réduite ; plus un arc est aplati et plus la poussée est développée. L'’arc bombé ou l'anse de panier écartent plus fortement les pieds-droits que le plein cintre de même portée.
Pour assurer les pieds-droits contre le renversement, il est plusieurs moyens (fig. 19) : poser un arc de matériaux légers, qui poussent moins, sur des pieds-droits de matériaux lourds,
ge
LA CONSTRUCTION GALLO-ROMAINE
qui sont plus stables ; faire l’arcade étroite et basse et augmenter la masse des pieds-droits, surtout vers le bas (fig. 19, À). On peut lester d'un poids mort les pieds-droits : si je dresse un livre de champ, une chiquenaude suffit pour le faire tomber ; si j'appuie fortement sur la tranche supérieure, il se tiendra mieux ; de même, le pied-droit (fig. 19, B) qui porte la charge verticale d’une maçonnerie (fig. 19, C) ou d'une toiture résistera davantage à la pression oblique de l'arc. On peut encore, d'une naissance de l'arc à l’autre naissance, placer un tirant en bois ou en fer que l'on arrête à ses extrémités ; il empêche l’écartement. On peut enfin opposer à la poussée une poussée contraire ; c'est ce que l'on fait
A lorsque l’on construit une suite d'arcades, par exemte (19. = "Procinée ple dans les ponts : les
P : ; OUR ASSURER LA STABILITÉ DE L'ARC. poussées de deux arches
voisines se neutralisent ; mais, aux deux bouts du pont, on n’a pas cette ressource et il faut là, au lieu des piles ordinaires, des culées assez puissantes pour contenir la poussée.
Les faux arcs et les fausses architraves. — On trouve fréquemment des simulacres d’arcs, qui ont de l'arc la figure extérieure, mais qui n'en ont pas la structure et qui ne travaillent pas comme des arcs : ce sont les arcs monolithes et les arcs en encorbellement.
Les arcs monolithes sont pratiqués à travers un bloc : quel que soit le tracé de ces arcs, ils sont une pure apparence ; le linteau échancré (fig. 20) n’en est pas moins un linteau, qui pèse verticalement.
A ces monolithes nous assimilerons les arcs romains en petits matériaux pris dans un mortier tenace, qui forme une concrétion homogène : le résultat est analogue à celui que
l’on obtiendrait en évidant et en façonnant après coup une masse de béton. |