PLAINE, XIV® SIÈCLE
Budos (Gironde).
re + LES ÉDIFICES MILITAIRES
devint redoutable, en s’en servit pour la défense aussi bien que pour l'attaque. Sur les terrasses on installa des batteries à feu plongeant ; dans l'étage inférieur de quelques tours casematées, on logea des pièces pour le tir rasant.
Cette combinaison offrait de multiples inconvénients : les casemates s’emplissaient de fumée ; les batteries hautes, à l'étroit, très exposées, ébranlaient les maçonneries. De plus, le canon de l'assiégeant démolissait aisément les murs élevés, lesquels, en s’écroulant, comblaient le fossé. Les ingénieurs prirent donc le parti d'enfoncer dans le sol les ouvrages, qui reçurent des aménagements nouveaux :
en avant des fossés, on disposa des terrassements en glacis, qui masquaient les murailles, d’ailleurs épaisses et résistantes. Ces murailles dessinaient, aux angles, des tours basses, larges et rondes : sur les fronts, devant les portes, etc., étaient des boulevards à éperon, égale- | ment peu élevés. Des échauguettes convenablement placées et | des casemates, avec des embrasures pour la couleuvrine, en- | filaient les fossés. Tel est le type du très curieux château de | Salces (Pyrénées-Orientales) (fig. 322), qui fut commencé en 1497 : dans ce remarquable ouvrage, le parapet, devenu plus massif, se relève par places, pour abriter les défenseurs contre les coups partis d'une hauteur voisine.
Puis, on rempara les murailles (fig. 323), c'est-à-dire qu'on