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LES DONJONS RUE

Le x11I° siècle continua d'élever des donjons : il fit même | celui de Coucy (fig. 320), qui était de tous le plus imposant et le plus beau, trop beau, hélas !

car il s’est trouvé des barbares qui l'ont détruit pour sa beauté :

mais la même époque bâtit aussi des châteaux dépourvus de cette maîtresse tour. Dans l'ensemble.

du château, le donjon perdait de l'importance et les logements en gagnaient. Le château féodal n'était plus un repaire à peine habitable ; il devenait un confortable séjour, abrité par une enceinte.

Durant le xIv® siècle, ce mouvement s’accentua. De plus, lorsque l'assiette plate se prêtait à un tracé régulier, le château fut préférablement un rectangle (fig. 321) armé de quatre tours d’angles, plus quelquefois d’autres tours secondaires sur les côtés longs, par exemple pour défendre la porte. Pierrefonds, qui est de la fin du xiv® siècle, affecte cette forme, qui se retrouve à peu près dans la célèbre Bastille de Saint-Antoine, à Paris, élevée aux environs de 1370 en vue de fortifier la porte de ce nom. Quelques donjons furent de plan carré.

Lorsque vint la Renaissance, les châteaux forts ne répondaient plus à l’état politique et social du pays ; des châteaux de plaisance gardèrent le crénelage et les apparences des | anciennes demeures féodales. Ce n'était qu’un décor ; un nouvel ordre de choses était né.

La fortification Ode — Du jour où l'artillerie à feu

| : NE 187 [ rl

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F1G. 320. — DonJON, 1200-1250.

Coucy (Oise).

Cliché Mon. Hist.

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