LEE LE LES ÉCEMENTS DES ÉDIFICE SICINIES ESC
richesse de la matière ; les cheminées, qui se faisaient en pierre | et quelquefois en plâtre, sont de plus en plus en marbre. On.
sait néanmoins que certaines cheminées du XVIIIe et du xix® siècle sont des œuvres estimables (PI. XII, D). |
Les architectes romans et gothiques, bien loin | de dissimuler le tuyau de la cheminée et la mitre qui le termine, en ont franchement tiré parti. pour décorer l'édifice (fig. 332). Le xvi° siècle a | exagéré l'importance de cet accessoire et bâti des cheminées encombrantes, qui trop souvent ne sont pas à l'échelle et forment un petit monument au-dessus du grand (fig. 333). Le xvII® siècle a fait pire, il a supprimé les cheminées, comme indécentes, dans l'ordonnance architecturale. L'architecture contemporaine est : revenue, en ces matières, à | plus de sens et de mesure.
Les escaliers droits et les escaliers brisés. — L'escalier le plus simple est l'escalier droit, qui monte, sans se détourner, depuis le point de
départ jusqu'au point d'arrivée. L'’escalier brisé est à deux ou plusieurs volées, l’une dans un sens, l’autre dans un sens différent. l Les escaliers droits se font surtout à l’'extérieur : on les construit contre un rempart, contre une façade, dans une cour, etc. ; on les a logés quelquefois dans l'épaisseur d’une muraille. [ls sont portés sur des murs pleins ou sur des arcs rampants (PI. XIV, A).
Les escaliers brisés sont fréquents dans les amphithéâtres antiques. Ils étaient connus du Moyen Age, qui les disposa parfois suivant un parti grandiose : : deux montées
opposées se réunissent à un palier, d'où part une montée unique. Le parti contraire, une montée unique suivie de deux montées opposées, a été adopté par Louis dans l'escalier
F1G. 333. — Tuyau | DE CHEMINÉE, 1500 ENVIRON.
Chambord.
Cliché Neurdein.
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