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LES MONASTÈRES

dinaire un berceau ou un demi-berceau tombant vers le préau Dans l'un et l’autre cas, la claire-voie doit résister à une poussée : on a donc doublé les colonnettes, que l’on a plantées l’une derrière l’autre, et on les a, de distance en distance, renforcées par des piliers, qui peuvent être eux-mêmes garnis de contreforts plus ou moins saillants sur le préau.

Ces piliers donnent lieu à deux combinaisons : tantôt ils procurent simplement plus de stabilité à la claire-voie,et tantôt ils portent un arc de décharge, bandé d’un pilier au pilier voisin (fig. 337) et destiné à protéger les arcades fragiles de la claire-voie. Cette dernière disposition est courante dans les.

cloîtres gothiques voûtés : à chaque travée correspond une grande arcade munie d’un remplage, d’un réseau de pierre, à la façon d'une fenêtre d'église.

Il est bien entendu que le PP CPE TER tracé des arcs et des remplages, ciame-vorr RENFORCÉE, XII*SIÈCLE. le style de la sculpture et de Mont najour (Bouches-du-Rhône). la mouluration sont soumis à Chché Neurdein.

l’évolution générale. Dans quelques cloîtres, les baies étaient vitrées ; on s’en rend compte aux feuillures ménagées pour recevoir les panneaux de vitrages. On faisait enfin des cloîtres à deux étages.

Les monasteres : les lieux réguliers voisins du cloître. — Le cloître est sur l’un des flancs de l’église ou, plus précisément, de la nef (fig. 338). La saile capitulaire s'ouvre à proximité de l'église, sur la galerie orientale du cloître. L'entrée en est facilement reconnaissable : elle comprend une porte entre deux fenêtres. Il n’est pas rare que la voûte de la salle capitulaire soit très intéressante.

Le dortoir est habituellement au premier étage, à proximité de l’église ; on peut alors descendre du dortoir dans un bras du transept. Le chauffoir, moins facile à reconnaître, était formé d’une ou plusieurs salles d'étude et de travail manuel ; certains chauffoirs conservent leurs cheminées d'autrefois.

Le réfectoire est plus important. C'est souvent une vaste

LESVÉDIFICES CIVILSES

et belle salle située sur le côté du cloître opposé à l’église. Le réfectoire de certains monastères est divisé dans le sens de la largeur en deux nefs, séparées par une série de sveltes colonnes. Une chaire pour le lecteur est contre l'une des parois longitudinales ; elle s’enfonce, de partie de sa profondeur, dans le mur, à la façon d'une niche, et ressort sur le parement intérieur: cette chaire est supportée par un cul-de-lampe vigoureux. Près de l'entrée du réfectoire et dans le cloître se trouve le lavabo. Quelques lavabos sont abrités sous des édicules, lesquels empiètent sur le préau.

Les monasteres : les annexes. — Un grand

\ F1G. 338. — PLAN D'UNE ABBAYE BÉNÉDICIINE, monastère comprend

XIII® SIÈCLE. bien d’autres locaux:

Paris, Saint-Germain-des Prés. hôtellerie, où la règle D'après Viollet-le-Duc. bénédictine assure

l'hospitalité aux étrangers de passage ; infirmerie ; noviciat et écoles ; maison abbatiale ; enfin, services des exploitations agricoles : granges, celliers, pressoirs pour le vin, pressoirs pour l'huile, bergerie, porcherie, écurie, poulailler. Il faut ajouter le cimetière, le jardin, le verger, le logis des serviteurs, et l’'énumération ne sera pas complète. :

La plupart des monastères étaient moins développés. Nombre de maisons religieuses, de cellæ, étaient des fermes, souvent de médiocre importance, dirigées par quelques moines, plutôt que des monastères proprement dits.

Les maisons des villes. — Il est très malaisé de faire entrer

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