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LES MAISONS DES VILLES

dans une synthèse aussi brève que celle-ci des notions sur les maisons ; la maison a, dans tous les temps, beaucoup varié, suivant la fortune du propriétaire, suivant la destination de l'immeuble, suivant la contrée. Il y a toujours eu des palais et des chaumières, auxquels une même description ne saurait s’appliquer. Les provinces ont des types de maisons commandés par le climat, les ressources en matériaux et la tradition.

Chez les Romains, il faut distinguer entre les domus, qui correspondent à nos hôtels pri- | vés, et les insulæ, maisons de locataires. Les domus pouvaient avoir des boutiques sur rue, que le propriétaire louait ou dans lesquelles il faisait vendre le produit de ses récoltes ; mais l'habitation était fermée sur le dehors ; elle prenait jour, dans les maisons les plus complètes, sur deux cours intérieures à colonnades : l'atrium, qui communiquait avec la rue par un Fic. 339. — Maisox Ex rierrr, couloir, et en arrière le péristyle, dE a à lequel était séparé de l’atrium -par un corps de bâtiment. Les textes nous apprennent que les balcons et les étages en avancée sur la voie publique étaient connus dès cette époque.

Tout autre était le programme des maisons de ville du Moyen Age : sauf exception, elles ne possédaient pas de cour intérieure ; le premier étage en était quelquefois plus développé en hauteur, d'ordinaire plus richement conçu (fig. 339). Les maisons s’étendent parfois en profondeur ; dans ce cas, les fermes des charpentes étant perpendiculaires au grand axe, la maison a un pignon sur la rue

Le rez-de-chaussée renferme des boutiques ou des celliers ; il est d'ordonnance plus sobre que les étages. Il peut être voûté, et ces voûtes, dans les maisons gothiques, sont fréquemment romanes : voûtes en berceau, voûtes d’arêtes ont persisté long-

Cordes (Tarn).

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en ——— LES ÉDIFICES CIVILS

temps dans l'architecture civile, aussi bien d’ailleurs que les arcs en plein cintre. Lorsque les voûtes sont sur ogives, ces nervures ont habituellement un profil très simple et un aspect archaïque et rude. Il faut de la prudence pour les dater. , Le plafond de plâtre, si préjudiciable aux bois, qu il prive | d'air, est une idée moderne ; on n’employait jadis cet enduit qu'entre les solives. Les plus anciens plafonds n'étaient que les planchers vus par-dessous et montrant, bien en valeur, les pièces dont ils étaient composés. Plus tard, on cloua sous les solives des plafonds de menuiserie ; à partir du XIV

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sons, ou encore, dès le xv® siècle, on jeta, d'une solive à l’autre et par-dessous, un voûtain de briques de tracé aplati.

L'architecture classique évitait les pignons sur rue ; elle a développé de ce côté ses fa- Fic. 340. — Maison En sors, Çades solennellés. Elle a fait ne des voûtes surbaissées à caissons et des plafonds, qui, même au XVI siècle, sont quelquefois bien lourds.

L'architecture civile est restée de nos jours le refuge de la fantaisie individuelle ; elle est plus que jamais ouverte à toutes

Lisicux.

Cliché Neurdein.

capricieuse à l'excès, quelquefois attachante.

Les maisons de bois. — On a bâti des maisons de bois à | l'époque romaine et on en a fait durant le Moyen Age (fig. 340), principalement dans les provinces du Nord. Elles souffrent des |intempéries, sont très inflammables, et il n’en est guère qui | remontent au delà du xv° siècle.

Le rez-de-chaussée est fort souvent en pierre : au-dessus, au lieu de murailles maçonnées, on a bâti une ossature de bois, formée de montants, de traverses et de pièces obliques seules

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siècle, on ajusta les bois en cais- |

les initiatives, tantôt rationnelle jusqu'à la sévérité et tantôt |

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