CHAPITRE XIV Édifices publics
Considérations générales. — Tant que dura la paix romaine, les villes de la Gaule s’étendirent largement, précédées de cimetières, qui étaient placés aux abords. Nous savons que l'invasion de 276 obligea de réduire l'étendue des agglomérations urbaines et de les fortifier. Dans les chefs-lieux des civitates, lesquels devinrent les sièges des évêchés, la cathédrale est contiguë à ces murailles.
Dans la suite des temps, les villes furent gênées par leurs enceintes ; le terrain manquait et l'administration n'avait pas, durant les premiers siècles du Moyen Âge, les ressource ni parfois la prévoyance qu'il aurait fallu pour maintenir l'alignement. Lorsque les villes s’agrandissaient, les maisons s'élevaient sur le bord des chemins de banlieue, convertis en rues tortueuses ; les voisins empiétaient ; les maisons qui se faisaient face tendaient, par des encorbellements, à se Joindre vers le haut. Ce pittoresque désordre était dû à des circonstances indépendantes de la volonté des hommes ; il ne répond aucunement à l'idéal des générations du Moyen Age, et, lorsque celles-ci avaient leurs coudées franches, elles construisaient les villes sur un plan
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