LA VOUTE D'ARÊTES
brisent les lignes et atténuent à l'œil les déformations de la voûte ; ils soulagent le berceau, le soutiennent et le renforcent : ils reçoivent une partie des pesées qu'il développe et les trans- | mettent à des pieds-droits que l'on construit et que l'on épaule en conséquence. |
La voute d'arètes. — Supposons deux couloirs voûtés qui se coupent : les Romains plaçaient volontiers les deux berceaux à des niveaux différents :
la clef de l’un était plus basse que la naissance de l’autre.
Cette combinaison (fig. 25, A), qui a été adoptée, par exemple, dans l’amphithéâtre de Nîmes, permet d'éviter les complications qui résultent de la rencontre des voûtes.
Quand l’une des deux voûtes, moins importante généralement et dans tous les cas moins haute, entame l’autre à droite et à gauche sans en atteindre Ja clef (fig. 25, B), la voûte est appelée berceau à pénétrations.
Si les deux voûtes ont une flèche égale et sont à un même niveau, de leur rencontre résulte la voûte d'arêtes (fig. 26), ainsi dénommée parce
F1G. 25. — PÉNÉTRATIONS (A DROITE). qu'elle projette en des-
sous des arêtes saillantes.
Dans la voûte d’arêtes en pierre de taille, les voussoirs qui sont sur l'arête (fig. 43) sont d'une coupe très difhcile. Par contre, la voûte d’arêtes a sur la voûte en berceau de grands avantages. En premier lieu, la voûte en berceau déve-
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