F1G. 343. — BAINS ROMAINS
Les bains et les thermes. — Les bains et les thermes ne |
sont pas une même chose ; les thermes ont, de plus que les bains, des salles de conversation, de jeux ou d'exercices, des portiques pour la promenade, etc.
Les bains comprennent (fig. 343) : l'apodyterium, salle où on se déshabillait et où on laissait ses vêtements ; le epidarium,
salle tiède pour la transition entre le grand air et l'étuve ; le |
caldarium, salle d’étuves, généralement sur plan rectangulaire, qui renferme, à un bout, dans une alcôve semi-circulaire, un | bassin pour les ablutions ; le frigidarium, pour les bains froids. L'air de ces salles pouvait être porté à une température | plus ou moins élevée par un de ces hypocaustes dont la construction a été étudiée ci-dessus.
Les bains sont parfois doubles et formés d’un établissement pour chaque sexe ; les deux bains sont disposés de façon à être chauffés par un seul fourneau.
Les amphithéatres. — L'aménagement des thermes, la distribution des salles en vue de la commodité, la répartition des maçonneries en vue de l'équilibre, sont habituellement remarquables. On en peut dire autant des amphithéâtres.
Les amphithéâtres ne servaient d'abord que pour les combats de gladiateurs. Le plan en est oblong, sans doute parce que, pour certains jeux, il faut du champ. La plantation et la construction sont, de ce fait, beaucoup plus compliquées que si l'édifice était circulaire.
Pour construire un amphithéâtre, l'architecte commençait par disposer autour de l'arène des murs rayonnants, dont la hauteur diminuait du dehors vers le dedans. Ces murs formaient des couloirs : couloirs pour le personnel qui gagnait l'arène, couloirs pour le public des gradins inférieurs. Ces murs servaient aussi à porter des voûtes rampantes, sur lesquelles on établissait des escaliers nombreux et les gradins. Aux divers étages, d’autres couloirs, tournants et concentriques au mur d'enceinte de l’amphithéâtre, coupaient les couloirs rayonnants.
L'ensemble de l'amphithéâtre (fig. 344), vu de haut, pré- | sente une cavité, cavea. L’arène était bordée d’un mur un peu élevé, sur lequel étaient rangés les sièges pour les autorités : c'était le podium, au pied duquel pouvait être un canal, qui éloignait les fauves. Les gradins, dans les amphithéâtres impor-
ÉDIFICES PUBLICS
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= ; LES AMPHITHÉATRES —— LE
tants, présentaient des divisions : les paliers ou précinctions déterminaient des étages ou mœæniana ; des compartiments en forme de trapèze, cunei, étaient séparés les uns des autres par les escaliers, qui, à travers les gradins, descendaient des vomitoria, des portes pratiquées entre les couloirs tournants et la cavea. Le gradin inférieur de chaque étage était monté surun mur un peu haut, balteus, qui répond à une double préoccupation : éviter que la vue des spectateurs placés audessus ne soit arrêtée par la précinction et par les gens qui s’y tiennent debout, empêcher les spectateurs de passer d'un étage à l’autre.
Les dispositions étaient prises pour pré- F1G. 344. — AMPHITHÉATRE, venir l'encombrement. A Cliché SAT l'arrivée, le spectateur montait, par un escalier intérieur, jusqu’à la hauteur supérieure de son mænianum ; il gagnait par un couloir le vomitorium qui desservait sa place, à laquelle il descendait par l’un des escaliers de la cavea. Un système de numérotation facilitait le placement. À la sortie, l'’amphithéâtre se vidait avec une extrême rapidité. |
On s’est ingénié parfois à diminuer les dépenses de con-. struction : on a placé des amphithéâtres sur le penchant d’un coteau, qui porte les gradins ; ou bien on a fait des gradins en | charpente ; ou encore on a élevé, sur un côté seulement de l'arène, une partie d’amphithéâtre.
Le sous-sol de l'arène pouvait cacher une machinerie pour monter les bêtes, des loges pour les enfermer avant le spectacle, des canaux pour inonder l'arène en vue des naumachies ou simulacres de combat naval, etc.
Les cirques, les théâtres et les arcs de triomphe. — Les cirques étaient destinés aux courses des chars ; ils ont laissé en France peu de traces. Ils affectaient une forme très allongée ; vers le milieu, un mur s’étendait dans le sens de la longueur et portait une file d'obélisques : c'était la spina, que les attelages prenant part à la course contournaient
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Les théâtres antiques, en plein air comme les amphithéâtres, | empruntent à ces derniers la disposition générale des gradins et |
des accès : mais, au lieu de décrire une courbe fermée, les gradins sont conduits suivant un demi-cercle ou approximativement, un peu comme dans les salles adoptées pour nos assemblées parlementaires. Au bas des gradins est l'orchestre, moins large que l'arène des amphithéâtres, et autour duquel des sièges étaient réservés à des personnages de qualité. Le devant de la scène
répond à la corde de l'arc ; en
cavea était abritée du soleil par un vaste vélum, soutenu et manœuvré à l’aide de cordages ; en cas de pluie, les spectateurs se réfugiaient, suivant les places qu'ils occupaient, dans des couloirs intérieurs ou dans des portiques et foyers voisins